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PROSPECTUS

On désirait depuis long-temps un Dictionnaire de la langue française qui, dans le cadre resserré d'un seul volume in-8 ' , pût suppléer aux dictionnaires de l'Académie , de Laveauy, de Boisto, de Gattel, etc., peu

propres par leur format ou leur éteudue à cire mis entre lesniains de la jcutiessctou dt's gens da ruoadc, et d'ailleurs d'une acquisition coûteuse.

Celui qu'on annonce aujourd'hui a-t-il résolu ce problemc?C'estccqu'on nesauraitrévnqueren doute, si l'on considère que le Nouveau Dictionnaire «le la langue française a été adopté pour les Collèges^ pour les Écoles Mililaires et pour la Maison Royale dt; Sainl-Dcnis. Ces suffrages lionoiablcs ont été sanctionnés par le public : neuf éditions, tirées à très ;^;raiid nombre , ont été vendues dans l'espace de quelques années.

Peu de lignes suffirosit pour faire connaître liplan que l 'S auteurs se sont tracé :

D'abord ils se sont imposé la loi de n'omettre aucua des mots qui se trouvent dans les lexiques antélieurs, et d'en donner so gneusenient la prononciation et l'étymologic.

Quant aux définitions , ils iip se sont pas bornés à transcrire servilement celles de leurs devanciers : toutes les fuis qu'il s'en est présenté, soit à leurs recherche*, soit à leurs medilutions, qui Icin- ont paru plus justes, plus claires , plus préci!«c> , ils n'ont pas liésité à les adopter; et l'on sent combien cette justasse, cette clarté, cette précision, sont propres à faire contr.icter insensiblement à l'esprit l'habitude d'une logique pratique, sans le rebuter par l'appareil dogmatique de la science.

De nombieux exemples tirésdes écrivains des deux derniers siècles vieuiient à rap[)ui des défuiitions, et justifient non seiaicmcnt les acceptions tranchantes, mais encore les nuances les plus délicates, les sens détournés, les tours neufs, lesalliances de mots, les hardiesses heureuses, etc. , etc . Ces exemples n'ont pas été

pris au hasard : on a fait en sorie qu'ils présen lassent une leçon de religion ou de morale, rappelassent un trait historique, ou continssent qut'lquc instruction.

Les aulcuis n'ont point exclu le» mois nouveaux , fruits des progrès de l'esprit humain et de la civilisation 5 mais ils ont cru devoir adopter principalement ceui dont il leur a semblé que la lan^jue ne peut plus se passer, soit parce qu'ih sont impérieusement réclamûs par la pensée, soit parce qu'ils sont autorisés par l'usage qu'en ont fait les bons écrivains. Ils sonl signalés à l'altention du lecteur par cette abréviation : m. noiiv. (mot nouveau).

Aux mots de la langue usuelle, oratoire ou poétique^ les auteurs ont joint le plus grand nombre possible d'j termesde sciences, d'arts et de métiers. Dans cette partie de leur travail est compiise une nomenclature géographique extrêmement étendue, et dans laquelle,oulre lout cequi a rapport à la géographiede la Franco, se tiouvcnt les grandes divisions du globe, les noms des provinces , des mers , des fleuves , des rivières , des moniagnes , des capitales et des villes importantes des Etats de l'Europe et des autres parties du monde,

L'orthîigraphe généialement suivie dans ce Dictionnaire est celle de l'Académie, cette société pouvant seule faiie autorité à cet égard.

fe Pour donnera leurouvrageun genred'utilitéqu'on chercherait vainement dans les autres Dictionnaires, MM. Noël et Ciiapsal ont cru devoir y joindre, dans l'ordre alphabétique, et à la suite de chaque mot qu'ils concernent :

1° Le plu; iel des substantifs composés et des sub slautifs dérives de^ langues étrangères j

i' La conjugaison de tous les verbes irréguliers, et des verbes réguliers qui peuvent embarrasser;

3" Les sj'nonymes ;

4° Toutes les règles données par nos plus habiles grammairiens, sur la place, l'accord et la construction des mots;

5" Ces remarques sur notre langue, ces observations fines et délicates disséminées dans Vaugelas, Bouhours, Voltaire, La Harpe, Marmontel, etc.

L'ensemble de ces règles et de ces remarques présente la solution de toutes les dijficultés qu'offrenotre hingue-, et donne au Dictionnaire de MM. Xoël et ("hapsalle mérite de l'emplacer, avec avantage, le Dictionnaire des difficultés de Laveaux, la Grammaire des Grammaires, le Dictionnaire des Synonymes, et une multitude d'autres Ouvrages estimables, presque toujours volumineux et d'un prix élevé.

Au moyen de cette addition importante, le «oaveûK Dictionnaire de MM. Noël et Chapsal embrasse tout ce qui concerne l'art d'écrire et de parler notre langue; et, sous ce rapport, il devientunlivreindispen- •iable, non-seulement pour ceux qui ne savent pas, mais encore pour les gens du monde, pour l'homme de cabinet, pour l'écrivain , pour l'orateur qu'un doutearrête,qu'unedifiicultéembarrassc; enfin pour tous les Français jaloux de connaître à fond le génie et les principes de notre langue.

RORET, Libraire, RUE HAUTEFEUILLE , lo bis; ET MAIRE-NYON, QUAI CONTl , i3.

l'AIUS. — IMPRIMERIE DE L. MARTINET, Rue Jacob, 3o.

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