‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 185 sur 617 · HOUPPE DU MENTON · texte numérisé non relu

HOUPPE DU MENTON

Petit muscle conoïde situé de chaque côté de la symphyse et qui ne peut être bien étudié qu'en le disséquant en dedans, c'est-à-dire en détachant la muqueuse buccale au niveau du frein de la lèvre inférieure (fig. 24 , 14).

Insertions. — Il s'insère, en bas aux petites fossettes qu'on remarque de chaque côté de la symphyse, en haut aux téguments du menton.

Rapports. — En haut il est en rapport avec la muqueuse buccale, en bas avec le peaucier, en dehors avec le carré, en dedans avec son congénère.

Action. — Il applique les téguments du menton contre l'os maxillaire inférieur.

BUCCINATEUR.

Préparation. — 1° Tendez les lèvres et la cavité buccale. 2° Sciez l'apophyse zygomatique et renversez le masséter. 3° Sciez la branche de la mâchoire à son point de réunion avec le corps; sciez le sommet de l'apophyse coronoïde, en respectant les attaches du temporal ; sciez également le col du condyle. 4° Détachez avec soin la branche de la mâchoire. (Voyez la préparation, fig-, 25).

Ce muscle, qui forme la paroi latérale des joues, est mince, quadrilatère (fig. 24, 16, et fig. 25, 8).

MVOLOtIK.

Fie 25,

Muscles de la face (couche profonde) et du cou (vue latérale).

1. Muscle temporal. — 2. M. sourciller. — 3. M. triangulaire du nez. — 4. M. élévateur propre de la lèvre supérieure. — 5. M. canin. — 6. M. abaisseur de l'aile du nez. — 7. M. orbiculaire des lèvres. — 8. M. buccinateur. — 9. M. carré du menton. — 4 0. M. constricteur supérieur du pharynx. — 11. M. Stylo-glosse. — 12. M. stylo-pharyngien. — 13. M. Stylo-hyoïdien (insertion inférieure). — 14. M. constricteur moyen du pharynx. — 15. M. mylo-hyoïdien. — 16. M. thyrohyoïdien. — 17. M. constricteur inférieur du pharynx. — 18. M. crico-thyroïdien. — 19. M. splénius. — 20,20. M. angulaire de l'omoplate. — 21. M. droit antérieur de la tête. — 22. M. scalène postérieur. — 23. M. scalène antérieur. ■ — A. Orifice du canal de Sténon.— - B. Corps thyroïde. — C. Trachée-artère.

"ORBICULÀIRE DES LÈVRES.

Insertions. — Il s'insère : en arrière, au bord alvéolaire supérieur entre la tubérosité maxillaire et la fosse canine, à l'apophyse ptérygoide, à la ligne oblique externe du maxillaire inférieur, depuis la dernière molaire jusqu'au niveau du trou mentonnier; en dehors, à une bandelette aponévrotique , aponévrose buccinato -pharyngienne , appelée à tort ligament ptér y go-maxillaire , et qui lui est commune avec le constricteur supérieur du pharynx , à un tendon qui est le prolongement du tendon du muscle temporal ; de ces différents points ses fibres se portent , les moyennes , horizontalement d'arrière en avant ; les supérieures , un peu obliquement de haut en bas ; les inférieures , de bas en haut , vers la commissure des lèvres où elles s'entrecroisent, de telle sorte que les fibres supérieures vont se jeter dans la lèvre inférieure, les fibres inférieures dans la lèvre supérieure.

Rapports. — Il est recouvert par le grand zygomatique , le masséter dont il est séparé par du tissu adipeux et une aponévrose résistante; il recouvre la muqueuse buccale; le canal de Sténon le recouvre dans sa partie postérieure , le traverse , et rampe dans une étendue de quelques millimètres entre sa face interne et la muqueuse buccale.

Action. — Quand les deux muscles se contractent, ils éloignent les commissures; dans la mastication, ils ramènent dans la cavité buccale les aliments qui tombent en dehors des arcades alvéolaires.

orbiculaire des lèvres {portion labiale du buccinateur, Cruveilhier).

Ce muscle est situé dans l'épaisseur des lèvres , où il occupe tout l'espace compris , d'une part , entre le bord libre de la lèvre supérieure et la racine du nez; d'autre part, l'espace compris entre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transverse qui surmonte le menton (fig. 24 , 15, et fig. 25, 7); il est formé par deux faisceaux de fibres semi-elliptiques résultant en partie du prolongement des fibres qui vont se perdre aux commissures

Les fibres de l'orbiculaire des lèvres peuvent être divisées en deux couches qui sont séparées par l'artère coronaire. La couche interne, formée par un faisceau arrondi, très épais au niveau du bord libre des lèvres chez certains individus à lèvres épaisses , et surtout chez les nègres. Ces fibres, qui viennent du buccinateur, forment pour chaque lèvre un demi-cercle complet constitué par les fibres des deux buccinateurs droit et gauche. La couche externe est beaucoup plus mince ; elle est formée par des faisceaux aplatis , plus serrés à la lèvre inférieure qu'à la lèvre supérieure. Elle est constituée : 1° par des fibres du buccinateur qui s'entrecroisent avec celles du buccinateur du côté opposé , et vont s'attacher pour la lèvre supérieure à la fossette incisive du côté opposé , savoir : pour le buccinateur droit , à la fossette incisive gauche , et réciproquement ; pour

MYOLOGIE .

la lèvre inférieure, au coté opposé de la symphyse du menton ; 2 ' de fibres plus élevées qui s'attachent : pour la lèvre supérieure, à la fossette incisive du même côté, à l'aile du nez, quelquefois se continuent avec le muscle canin; pour la lèvre inférieure, sur le même coté de la symphyse du menton.

Le muscle orbiculaire des lèvres ne doit pas être considéré comme un muscle indépendant, mais comme formé de l'entrecroisement des fibres des muscles de la face qui se rencontrent au niveau de la commissure des lèvres. Cette idée, déjà émise par Santorini, a été développée par Thomson, qui , partant de ce principe que les muscles de la face ont deux insertions osseuses , faisait passer le grand zygomatique dans l'épaisseur de la lèvre inférieure, et le faisait insérer à l'os malairc du côté opposé ; le triangulaire des lèvres passait sur la lèvre supérieure, et allait s'insérer au côté opposé du maxillaire inférieur , etc.

Rapports. — Il est recouvert par la peau et les muscles qui vont se porter aux commissures; il recouvre la muqueuse buccale et les glandules labiales très nombreuses.

Action. — 11 est constricteur des lèvres; il joue un grand rôle dans la succion, la mastication, l'articulation des sons, etc.

Page 1