TEMPORAL
Préparation. — Sciez et détachez l'arcade zygomatique; disséquez l'aponévrose qui le recouvre.
Rayonné, triangulaire, large en haut, étroit en bas, ce muscle occupe toute la fosse temporale (fig. 25, 1).
Insertions. — 11 s'insère en haut dans toute l'étendue de la fosse temporale; quelques fibres naissent de la partie supérieure de la face interne de Vaponévrose temporale , épais feuillet fibreux qui s'attache à toute la circonférence de la fosse et à l'arcade zygomatiques. Ses fibres vont en se dirigeant : les antérieures un peu obliquement en dehors, les moyennes verticalement, les postérieures obliquement en dedans, les plus postérieures horizontalement; toutes s'implantent sur un fort tendon qui s'attache au sommet de l'apophyse coronoïde.
Rapports. — Il est recouvert par la peau, l'auriculaire supérieur, les nerfs et les vaisseaux temporaux superficiels , en bas par le masséter et l'arcade zygomatique. 11 recouvre la fosse temporale , le muscle ptérygoïdien externe , les vaisseaux et nerfs temporaux profonds.
Action, — Il est élévateur de la mâchoire.
PTÉRYGOÏDIEN INTERNE.
Préparation. — Faites la coupe du pharynx; étudiez les muscles par leur face profonde, après avoir détaché complètement le pharynx et tous les muscles ahaisseurs de la mâchoire (voyez fig. 20). Ces muscles peuvent encore être étudiés par leur face antérieure, en enlevant le masséter, l'arcade zygomatique, le temporal, la partie antérieure de la branche de la mâchoire, et la partie supérieure et externe du corps de cet os.
Cette prépnralion est commune aux deux ptérygoïdiens.
Le muscle ptérygoïdien interne est situé sur la face interne de la branche de la mâchoire; épais, quadrilatère (fig. 26, 1).
Insertions. — Il s'insère à toute la fosse ptérygoïdienne ; on lui distingue supérieurement deux faisceaux, l'un qui s'attache à l'aileron interne, l'autre à l'aileron externe. Ces deux faisceaux se réunissent bientôt sur une espèce de tendon qui part de l'apophyse palatine ; de là ses fibres se portent de haut en bas , de dedans en dehors et d'avant en arrière , et vont s'attacher à l'angle de la mâchoire inférieure et à la face interne de la branche ascendante de cet os.
MYOLOGIE.
Rapport. — En dedans et en haut avec le ptérygoïdien externe, dans toute son étendue avec le pharynx, dont il est séparé par des nerfs et des vaisseaux ; en dehors , il est recouvert par la branche de la mâchoire dont il est séparé par les nerfs et les vaisseaux dentaires.
PTÉRYGOÏDIEN EXTERNE,
Horizontalement dirigé de l'apophyse ptérygoïdc au col du eondyle; il est triangulaire; sa base est en dedans, son sommet en dehors (fig. 26, 2).
Insertions. — Il s'insère en dedans sur la face externe de l'apophyse ptérygoïdc et de l'apophyse palatine. Son faisceau supérieur naît de la base de l'apophyse ptérygoïde et sur la partie inférieure de la face latérale du sphénoïde; de là ses fibres se portent horizontalement de dedans en dehors et d'avant en arrière , et vont s'insérer à la partie antérieure du col du condyle et au fibro-cartilage inter-articulaire.
Rapports. — En dehors avec la branche de la mâchoire, l'artère maxillaire interne , le muscle temporal ; en dedans avec le ptérygoïdien interne.
Muscles ptérygoïdiens.
i. Ptérygoïdien interne. — 2,2. Ptérygoïdien externe. — 3,3. Masséler. — 4. Mylo-hyoïdien, insertion supérieure. — 5. Apophyse géni supérieure, insertion du génio-glosse. — 6. Apophyse géni inférieure, insertion du génio-hyoïdien.
PTÉRYGOÏDIEN EXTERNE.
Action des ptérygoïdiens. — Le muscle ptérygoïdien interne est élévateur de la mâchoire; mais, en raison de l'obliquité de ses fibres, il concourt aux mouvements de latéralité de cet os.
Le muscle ptérygoïdien externe n'est point élévateur , il est déducteur, il imprime à la mâchoire des mouvements favorables au broiement des aliments. En effet, si un des muscles se contracte seul , il porte la mâchoire un peu en avant , mais surtout latéralement dans le sens opposé au ptérygoïdien qui agit ; lorsque les deux ptérygoïdiens se contractent en même temps , la mâchoire est portée directement en avant.
Les artères des muscles de la tète sont extrêmement nombreuses ; elles viennent : 1° de la sous-mentale, branche de la faciale ; 2° de la faciale; 3° des branches terminales de la linguale; 4° des artères parotidiennes ; 5° de l'artère transversale de la face; 6° de la maxillaire interne par la branche terminale de la dentaire inférieure et celle de la sous-orbitaire ; 7° des branches terminales de l'ophthalniique , artères sus-orbitaire et angulaire du nez ; 8° de la temporale superficielle, branche terminale de la carotide externe.
Certains muscles de la face reçoivent des rameaux artériels qui leur sont presque exclusivement destinés : ainsi le muscle occipitofrontal reçoit ses artères de la sous-orbitaire , de l'auriculaire postérieure, de l'occipitale, de la temporale superficielle. Le masséter reçoit ses artères de la transversale de la face et du rameau massétérin de la maxillaire interne ; le muscle buccinateur, de l'artère buccale de la maxillaire interne; les muscles ptérygdidiens, des ptérygoïdiennes fournies parla faciale et la maxillaire interne. Le muscle temporal reçoit, outre la temporale superficielle, branche terminale de la carotide externe , les deux temporales profondes , branche de la maxillaire interne.
Quelques unes des artères de la face ont reçu des noms particuliers : telles sont les artères coronaires labiales, l'artère de l'aile du nez, etc.
Les nerfs moteurs des muscles de la face viennent de deux sources : 1° du nerf facial destiné à presque tous les muscles de la face et du crâne ; 2° de la portion motrice du nerf maxillaire inférieur qui envoie des rameaux aux muscles élévateurs et diducteurs de la mâchoire inférieure.
MYOLOGlE.