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EXTENSEUR PROPRE DE L'INDEX

Situé à la partie postérieure de l'avant-bras (fig. 27, 1 J ).

Insertions. — Il s'insère en haut à la face postérieure du cubitus et du ligament interosseux ; de là, ses fibres descendent verticalement et s'attachent à un tendon, d'abord vertical , et qui , parvenu à la gaine de l'extenseur commun, s'y engage, se porte de haut en bas et de dedans en dehors, et s'attache aux deux dernières phalanges du doigt indicateur, se confondant avec le tendon de l'extenseur commun destiné à l'index.

Rapports. — Les mêmes que ceux des muscles précédents.

Action. — C'est à ce muscle que l'index doit son indépendance dans les mouvements d'extension

Les artères des muscles de la région postérieure de l'avant-bras viennent : 1° de l'artère récurrente cubitale postérieure ; V de la récurrente radiale postérieure, des deux interosseuses antérieure et postérieure; 3° des branches musculaires perforantes qui viennent de la cubitale.

Les nerfs viennent tous du nerf radial.

APONÉVROSE ANTIBRACHIALE.

L'aponévrose antibrachiale forme une gaine qui entoure tous les muscles de l'avant-bras ; elle s'insère à la partie supérieure, à l'olécràne, aux tubérosités interne et externe de l'humérus. Ces trois lubérosités donnent attache aux fibres propres de l'aponévrose; mais celle-ci se trouve en outre composée d'un assez grand nombre de faisceaux accessoires verticaux. Ces faisceaux proviennent : en dehors du tendon du brachial antérieur , en arrière du triceps brachial, de chaque côté des tendons des muscles épitrochléens et épicondyliens , d'une bandelette qui naît de la crête cubitale et qui donne attache à des fibres des muscles cubital antérieur et fléchisseur sublime. Mais la plus remarquable de ces expansions est celle qui est fournie en avant et en dedans par l'expansion aponévrotique du biceps que l'on peut considérer comme le muscle tenseur de l'aponévrose antibrachiale.

Cette aponévrose se termine intérieurement, en se confondant en avant avec le ligament annulaire antérieur du carpe, en arrière avec le ligament dorsal du carpe.

L'aponévrose antibrachialc est beaucoup plus épaisse à sa partie postérieure qu'à sa partie antérieure et plus résistante en bas qu'en haut.

Sa face externe est séparée de la peau par le tissu cellulaire souscutané, les veines, les lymphatiques et les nerfs superficiels du

MYOLOGIE.

membre; on y remarque un grand nombre de lignes blanches verticales qui correspondent aux cloisons intermuseulaires.

Sa face interne donne attache à un très grand nombre de fibres musculaires; l'aponévrose brachiale est donc non seulement une aponévrose d'enveloppe, mais encore une aponévrose d'insertion.

De sa face interne partent un très grand nombre de prolongements qui séparent les nombreux muscles de l'avant-bras.

Parmi ces cloisons nous signalerons les deux pyramides mul« tiloculaires interne et externe; chacune des loges de ces deux pyramides renferme un des muscles qui s'attachent à l'épicondyle et à l'épitrochlée. M. Gerdy, qui le premier a bien décrit cette disposition, compare chacune de ces loges à autant de petits cornets qui s'enroulent sur l'extrémité supérieure des muscles de l'avant-bras.

A la partie antérieure, on remarque une cloison transversale qui sépare les muscles de la couche superficielle des muscles de la couche profonde; cette lame fibreuse est réunie à l'aponévrose générale d'enveloppe par des cloisons antéro-postérieures qui séparent les divers muscles de la couche superficielle. Ces lamelles sont, ains que la lamelle transversale, beaucoup plus résistantes en bas qu'en haut; les gaines des tendons des muscles grand et petit palmaires sont très distinctes, et sont situées sur un plan antérieur à l'aponévrose qui en avant de ces tendons est excessivement mince.

En arrière, on trouve une gaine transversale analogue à celle que nous avons signalée en avant et qui sépare les muscles de la couche superficielle de la couche profonde ; on trouve également des gaines antéro-postérieures qui isolent les divers muscles : c'est ainsi qu'on trouve une gaine pour l'extenseur commun des doigts, une autre pour l'extenseur propre du petit doigt, une pour le cubital postérieur, une pour l'anconé, une pour les muscles long supinateur et radiaux externes, une pour le court supinateur, une gaine commune pour le long extenseur propre du pouce et l'extenseur propre de l'index, enfin une autre pour le long abducteur du pouce et le court extenseur.

Enfin on trouve à l'avant-bras une troisième cloison transversale qui sépare les muscles de la région antérieure de ceux de la région postérieure de l'avant-bras. Cette cloison s'attache de chaque coté au radius et au cubitus.

L'aponévrose antibrachiale est percée d'un grand nombre d'ouvertures qui donnent passage aux nerfs et aux vaisseaux; au pli du bras, sur le côté externe de l'expansion aponévrotique du biceps, on trouve une ouverture à travers laquelle le tissu cellulaire souscutané communique avec le tissu cellulaire sous-aponévrotique.

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