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MUSCLES DE LA PAUME DE LA MAIN

LOMBRICAUX.

Petites languettes charnues, au nombre de quatre, désignées par les noms numériques de premier, deuxième, etc., en allant de dehors en dedans (fig. 28, 4).

Ils naissent des tendons du fléchisseur profond après qu'ils ont franchi le ligament annulaire ; les deux premiers naissent de la partie antérieure des tendons destinés à l'index et au médius, le troisième entre le tendon du médius et celui de l'annulaire, le quatrième entre celui de l'annulaire et du petit doigt. Ces petits muscles se portent, les moyens verticalement, les deux autres obliquement, pour gagner le côté externe de l'articulation métacarpophalangiennc des doigts correspondant aux tendons extenseurs, et se terminent par une languette assez large qui complète la gaine de ces tendons.

Rapports. — Ils ont les mêmes rapports que les tendons du fléchisseur profond à la paume de la main.

Action. — M. Cruveilhier pense qu'ils ont pour usage de maintenir les tendons extenseurs appliqués contre les phalanges, de servir de lien entre les extenseurs et les fléchisseurs. Theile les considère comme des fléchisseurs.

M. Parise leur assigne les usages suivants : 1° Ils sont, par l'intermédiaire du tendon de l'extenseur commun, extenseurs des deux

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dernières phalanges; 2° en prenant leur point d'appui sur les tendons extenseurs, ils relâchent les fléchisseurs; 3° ils inclinent les quatre derniers doigts vers le bord radial de la main, en leur communiquant un léger mouvement de rotation.

« Cette rotation des doigts sur la tête des métacarpiens complète les caractères enarthrodiaux des articulations métacarpo-phalangienues, que nous ne saurions classer avec Boyer parmi les arthrodies, et avec M. Cruveilhier parmi les condylarthroses ; car elles présentent tout ce qui constitue l'enarthrose : une tête sphérique, une cavité articulaire dont un fibro-eartilage agrandit la capacité eu bordant sa circonférence, des mouvements de flexion, d'extension, d'adduction, d'abduction, de circumduction, et enfin de rotation (1). »

INTEROSSEUX.

Préparation. — Enlevez les tendons extenseurs et fléchisseurs au niveau Je l'articulation métacarpo-phalangienne ; détachez le carpe du métacarpe et séparez les os du carpe en coupant les ligaments transverses.

Petits muscles prismatiques, triangulaires, situés dans les espaces interosseux, divisés en dorsaux ou palmaires en raison de leur situation rapprochée du dos ou de la paume de la main , désignés sous le nom numérique de premier, second, etc., en allant de dehors en dedans (fig. 29, 6).

LNTEROSSEUX DORSAUX.

Beaucoup plus volumineux que les interosseux palmaires, ils occupent toute la partie postérieure et la moitié antérieure des espaces interosseux; ils sont au nombre de quatre.

Insertions. — Ils s'insèrent en haut des deux métacarpiens entre lesquels ils sont placés ; leur double insertion est séparée par l'artère radiale pour le premier interosseux, les artères perforantes pour les trois autres. Une de ces insertions est bornée à la partie postérieure de la face latérale d'un dos métacarpiens, l'autre occupe toute la longueur de la partie latérale de l'autre métacarpien. Broc a fait remarquer que l'insertion à toute la longueur de la face latérale du métacarpien existe toujours du côté de la phalange à laquelle s'insère le muscle ; inférieurement, ces muscles s'insèrent par un tendon à l'extrémité supérieure de la première phalange et au bord du tendon extenseur correspondant.

Rapports. — Ils sont recouverts en arrière par la peau, les tendons extenseurs , en avant par les interosseux palmaires et les tendons du fléchisseur profond.

(1) Sappey, Manuel d'anatmnie descriptive, t. 1% p. 270, Paris, 1841;

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