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LONG FLÉCHISSEUR DU GROS ORTEIL

Le plus externe des muscles de la jambe (fig. 31, 9).

Insertions. — Il s'insère eu haut à la face postérieure du péroné , au ligament iuterosseux et aux aponévroses intermusculaires qui le séparent du jambier postérieur et des péroniers latéraux ; de là ses

APONÉVROSE JAMBIÈRE .

libres se portent obliquement sur un tendon d'abord vertical , puis qui passe dans les gouttières astragaliennc et calcanéenne , où, devenu oblique en bas et en avant , il est maintenu par une gaine fibreuse très forte (fig. 33, 3). A la plante du pied, il marche horizontalement d'arrière en avant , passe dans une gouttière qui sépare le court fléchisseur et l'abducteur oblique du gros orteil , glisse dans une gouttière fibreuse située sur la face plantaire de la première phalange du gros orteil , et va s'attacher a l'extrémité supérieure de la seconde phalange.

Rapports. — En arrière, avec le soléaire, le tendon d'Achille ; en avant, avec le péroné , le jambier postérieur, l'artère péronière , le ligament interosseux; à la plante du pied, avec le long fléchisseur commun des orteils qu'il croise obliquement.

Action. — Il fléchit les phalanges du gros orteil sur le premier métatarsien; il étend le pied sur la jambe; il renverse le gros orteil cl le pied en dehors.

Les artères des muscles de la région postérieure de la jambe sont fournies par les jumelles , les rameaux musculaires du tronc tibiopéronier, de là péronière et de la tibialc : postérieure.

Les nerfs viennent du sciatique poplité interne.

APONÉVROSE JAMBIÈRE.

L'aponévrose jambière est très résistante , elle sert d'enveloppe à tous les muscles de la jambe. On lui considère :

1° Une circonférence supérieure qui se continue avec l'aponévrose fémorale dans tout son pourtour. Elle y reçoit en outre une expansion fibreuse qui vient des tendons des muscles biceps , droit interne , demi-tendineux, et de la bandelette du muscle fascia lata. En avant, elle se continue avec l'aponév rose de la cuisse, au-dessous du tendon rotuiien , et s'insère à la tubérosité antérieure du tibia , à la tète du péroné.

2" Une circonférence inférieure qui se continue avec les ligaments annulaires du tarse.

3° Une surface externe séparée de la peau par une couche de tissu cellulaire, dans laquelle rampent les nerfs et les vaisseaux sous-cutanés. Cette surface présente un assez grand nombre de perforations , dont la plus importante est celle qui se trouve en haut et en arrière pour le passage de la veine saphène externe.

4" Une surface interne, de laquelle part un grand nombre de cloisons intermusculaires , dont les deux principales sont celles qui se trouvent entre les péroniers et les muscles de la région antérieure, les péroniers et les muscles de la région postérieure. Il existe donc à la jambe trois grandes gaines principales , qui sont : 1" Une gaine antérieure destinée aux muscles de la partie antérieure, et divi

sée en gaines secondaires, l'une pour le janibier antérieur, une seconde pour l'extenseur commun des orteils , une troisième pour l'extenseur propre du gros orteil ; 2 ' une gaine externe qui renferme les deux péroniers latéraux; 3° une gaine postérieure présentant une cloison transversale très forte, qui sépare les muscles de la couche profonde , les nerfs et les vaisseaux tibiaux postérieurs et péroniers des muscles superficiels soléaire et jumeaux. De cette cloison partent des lamelles plus ou moins résistantes qui constituent des gaines plus ou moins complètes aux muscles de ces régions.

L'aponévrose jambière donne en outre attache supérieurement , par sa face interne, à des fibres du jambier antérieur et de l'extenseur commun des orteils.

Elle est formée supérieurement de fibres entrecroisées; inférieurement de fibres circulaires plus résistantes en bas qu'en haut; elle s'insère latéralement sur le bord antérieur et le bord interne du tibia, qui ne se trouve pas enveloppé par l'aponévrose, excepté à sa partie inférieure.

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