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ARTÈRE ILIAQUE EXTERNE

Branche externe de bifurcation de l'iliaque primitive, Vartère iliaque externe (fig. 53, 17, et fig. 55, 4 ) s'étend de la symphyse sacro-iliaque à l'arcade crurale , où elle prend le nom (Vartère fémorale; elle se dirige de haut en bas et de dedans en dehors, suivant le trajet d'une ligne étendue de la symphyse sacro-iliaque à la partie moyenne de l'arcade crurale.

Jlapports. — En avant et en dedans avec le péritoine, en dehors avec le psoas, en arrière avec la veine iliaque externe; en haut elle est croisée par l'uretère, et recouverte, l'artère du côté droit par la fin de l'iléon, celle du côté gauche par l'S iliaque du côlon.

Branches collatérales. — Elles sont au nombre de deux, Vartère circonflexe iliaque et Vartère épigaslrique.

A. Vartère circonflexe iliaque (fig. 53, 18, et fig. 55, 5) naît en dehors de l'artère iliaque externe, se porte obliquement en haut et en dehors le long de l'arcade fémorale, fournit des rameaux à la paroi abdominale antérieure, au muscle iliaque; au niveau de l'épine iliaque antérieure et supérieure , elle se divise en deux branches :

1° Une branche ascendante, ou abdominale, qui se porte dans la paroi abdominale antérieure entre le muscle transverse et le petit

392 ANGÉI0L0G1E.

oblique, se distribue à ces muscles et s'anastomose avec les brandies abdominales des artères intercostales et des artères lombaires.

2° Une branche circonflexe proprement dite, qui longe la crête de l'os des iles, se distribue au muscle iliaque et aux attaches iliaques des muscles larges de l'abdomen, et se termine en s'anastomosant avec la branche iliaque de la quatrième artère lombaire.

B. Artère épigastrique. — Elle est un peu plus volumineuse que la circonflexe iliaque (fig. 53, 19, et 55, 6); elle naît de la partie interne de l'artère iliaque externe, à 6 ou 8 millimètres environ de l'arcade crurale; on l'a vue naître quelquefois de l'artère obturatrice et même de la fémorale.

L'artère épigastrique, à son origine, se porte en dedans; arrivée au niveau de l'orifice abdominal du canal inguinal, elle se dirige en haut et en dedans en décrivant une courbe à concavité supérieure qui embrasse la courbe à concavité inférieure que forme le cordon spermatique ou le ligament rond; bientôt, continuant sa marche ascendante . elle gagne le bord externe, puis la face postérieure du muscle droit, et se perd dans l'épaisseur de ce muscle en s'anastomosant avec la mammaire interne.

Rapports. — 1° Dans sa portion transversale, l'artère épigastrique est en rapport avec le péritoine, qui l'enveloppe quelquefois complètement et avec la veine iliaque qu'elle croise obliquement en avant. 2° Dans sa portion oblique, elle sépare les deux fossettes inguinales : en dehors est la fossette inguinale externe , en dedans la fossette inguinale interne. Ces rapports sont fort importants en médecine opératoire : dans la hernie inguinale interne, l'artère épigastrique se trouve en dehors du collet du sac; dans la hernie inguinale externe, elle se trouve en dedans ; en avant, l'artère est en rapport avec le cordon spermatique. 3° Dans sa portion verticale, l'artère est située entre la face postérieure du muscle droit et sa gaine.

Branches collatérales. — Dans sa portion transversale , l'artère épigastrique fournit un rameau pubien (fig. 53, 20) plus ou moins volumineux, qui s'anastomose avec un rameau dont nous avons déjà parlé et qui vient de l'obturatrice (fig. 53, 21). C'est ce dernier rameau qui constitue le tronc même de l'épigastrique quand cette artère est fournie par l'obturatrice. Dans sa portion oblique, elle fournit un rameau funiculaire (fig. 55, 7) qui se distribue au cordon spermatique; chez la femme, il se porte dans les grandes lèvres en accompagnant le ligament rond. Dans sa portion verticale, elle fournit de nombreux rameaux ascendants qui se perdent dans l'épaisseur du muscle droit. Les dernières ramifications de cette artère s'anastomosent avec les rameaux descendants terminaux de la mammaire interne, avec les artères intercostales et lombaires et la souscutanée abdominale.

ARTERE FEMORALE .

Artères de la cuisse.

. Artère sacrée moyenne.

— 2 . Artère iliaque primitive. — 3. Artère hypogastrique. — 4. Artère iliaque externe. — 5. Artère circonflexe iliaque.

— 6. Artère épigastrique.

— 7. Artère funiculaire.

— 8. Artère fémorale. — 9. Artère fémorale profonde.— 10. Artère circonflexe interne. — 44.

Artère circonflexe externe. — 12. Artère grande musculaire. Elle vient ordinairement de la fémorale. — 4 3,4 3. Artères perforantes. — 4 4.

Artère grande anastomotique , ou première articulaire supérieure interne.

— 4 5. Artère seconde articulaire supérieure interne. — 40. Artère dorsale de la verge. — 4 7.

Artère spermatique.

ANGÉIOL0G1E.

ARTÈRE FÉMORALE.

Variété fémorale (fig. 55, 8) est limitée en haut par l'arcade crurale, en bas par J'anneau du troisième adducteur, où elle change de nom et prend celui d'artère poplitée; elle occupe la partie antérieure et interne de la cuisse ; elle se dirige de haut en bas et un peu d'avant en arrière, de telle sorte que cette artère, qui était en avant du fémur en haut, lui devient interne à la partie moyenne de la cuisse, et postérieure inférieurcment, lorsqu'elle est devenue artère poplitée. Sa direction est exactement représentée par une ligne qui, tirée du milieu de l'arcade crurale, irait aboutir au bord interne du fémur, un peu au-dessous de son tiers moyen.

Rapports. — Sous-cutanée à sa partie supérieure, la fémorale est, en avant, séparée de la peau par l'aponévrose fémorale et située au milieu d'un espace triangulaire , triangle de Scarpa, limité en dehors par le muscle couturier , en dedans par le premier adducteur, en haut par l'arcade crurale. Au-dessous de ce triangle, elle est en rapport en avant avec le muscle couturier, qui en haut est situé en dehors de l'artère, se trouve en avant de ce vaisseau à sa partie moyenne, et en dedans à sa partie inférieure. En arrière, elle répond à l'éminence iléo-pectinée, entre le psoas et le pectiné ; elle est séparée du muscle psoas par une lamelle fibreuse assez résistante; plus bas, elle répond à la tête du fémur, au muscle pectiné, et au premier adducteur. En dehors, elle est en rapport avec le psoas iliaque , avec le bord interne du couturier et le muscle vaste interne. En dedans, avec le premier adducteur.

La veine fémorale, placée en haut au côté interne et postérieur de l'artère, lui devient tout à fait postérieure en bas; le nerf crural est en dehors de l'artère dans la gaîne du psoas ; le nerf saphène interne se place en dehors de l'artère, dans la même gaîne, et l'accompagne jusqu'à l'anneau du troisième adducteur.

Branches collatérales. — Elles sont fort nombreuses; on décrit particulièrement : 1° V artère sous-cutanée abdominale ; 2° les honteuses externes ; 3° les artères musculaires ; 4° la fémorale profonde ; 5° Y articulaire supérieure et interne du genou, ou grande anastomotiqne.

A. Artère sous-cutanée abdominale. — Petite branche dont l'existence est constante, qui naît de la partie antérieure de la fémorale, à 1 centimètre de l'arcade crurale ou immédiatement audessous , et se porte sur la partie antérieure de l'abdomen dans l'épaisseur du feuillet profond du fascia super ficialis ; elle est destinée aux téguments de l'abdomen et peut être suivie jusqu'à la région ombilicale.

B. Artères honteuses externes, — Destinées aux organes génitaux

Artères de la partie postérieure de la fesse el de la caisse.

A. Muscle petit fessier. — - B. M. pyramidal. — C.

M. jumeaux pelviens et obturateur interne. — D.

M. carré crural. — E, E, E. M. grand adducteur.

— F. M. biceps (longue portion). — G. M. biceps (courte portion). — H. M.

vaste externe. — L. M.

dcmi-lendineux. — M.

M. demi-membraneux. — N. M. droit interne. O.M.

jumeau de la jambe. — P. M. extenseur commun des orteils. — Q. M. long péïonier latéral. — R.

Nerf grand sciolique. — 4 . Artère fessière. — 2.

A. ischialique. — 3. A.

bonlcuse interne. — 4.

A. première perforante.

— 5. Rameau anastomolique de la perforante avec la circonflexe interne. — G. Rameau musculaire de la première perforante. — 7. Deuxième perforante.

— 8. Troisième perforante. — 9. Artère poplitée. — 40. Première articulaire supérieure interne. — 14. Première articulaire supérieure externe. — 42. Deuxième articulaire interne. — 4 3. Artères jumelles. — 44. Rameau récurrent de Tarière tibiale antérieure.

■ — 45. Artère articulaire inférieure externe.

ARTÈRE FÉMORALE. 395

ANGÉ10L0GIE.

externes, artères scrolales ehez l'homme, vulvaircs chez la femme, elles sont au nombre de deux. L'une, superficielle et supérieure, qui rampe dans le tissu cellulaire sous-cutané, envoie un rameau qui se porte vers le pubis et se distribue à la peau de la verge et du scrotum, ou à celle de la grande lèvre.

L'autre, sous-aponévrotique ou inférieure, est située au-dessous de l'aponévrose fémorale, passe au-dessous du point où la veine saphène se jette dans la veine fémorale, traverse l'aponévrose et se distribue, comme la précédente, à la peau du scrotum ou de la grande lèvre. Ces deux artères s'anastomosent largement avec celles du côté opposé et avec les branches scrotales de la honteuse interne.

C. Artères musculaires. — L'artère fémorale fournit un grand nombre de branches qui se perdent dans les muscles de la partie antérieure de la cuisse : ce sont les artères musculaires superficielles. Parmi ces branches, il en est une que l'on désigne sous le nom de grande musculaire (fig. 55, 12), qui envoie des rameaux ascendants aux muscles iliaques, couturier, fascia lata, et des rameaux descendants destinés au vaste interne , au vaste externe , et surtout au droit antérieur.

D. Artère fémorale profonde. — Branche très volumineuse destinée aux muscles des régions postérieure et interne de la cuisse ; elle naît de la partie postérieure de l'artère fémorale, à 4, 5, 6 centimètres de l'arcade crurale, quelquefois plus près de cette arcade (fig. 55, 9); on a vu même l'artère fémorale divisée en deux branches dans le bassin, mais ces divisions prématurées sont fort rares. L'artère fémorale profonde se porte en arrière, puis en bas, en avant du muscle pectiné, en dehors du vaste interne; parvenue au bord supérieur du premier adducteur, elle passe derrière ce muscle, en avant du grand adducteur, traverse ce dernier muscle, et se termine dans les muscles biceps et demi- membraneux.

Branches collatérales. — La fémorale profonde fournit un très grand nombre de branches collatérales, dont la plupart, sans nom particulier, se jettent dans les muscles de la partie postérieure et de la partie interne de la cuisse. On signale, parmi ces branches, les circonflexes et les perforantes.

1° Artère circonflexe interne ou postérieure (fig. 55, 10). — Branche volumineuse qui naît quelquefois de l'artère fémorale ellemême, quand la fémorale profonde naît plus bas que de coutume; elle se porte en arrière, entre le pectiné et le col du fémur, contourne ce col , se dégage au-dessous du carré de la cuisse , et se termine en rameaux ascendants et en rameoux descendants. Dans son trajet, elle fournit des rameaux collatéraux, dont les plus importants sont une branche articulaire , qui pénètre dans l'articulation coxo-fémorale, au niveau de l'échancrure eotyloïdienne ; une

ARTÈRE FÉMORALE.

branche qui s'anastomose avec l'obturatrice ; des rameaux musculaires nombreux, plus ou moins volumineux, qui fournissent aux muscles pectiné, obturateur externe et adducteurs.

Les branches terminales sont : les unes musculaires, destinées aux muscles grand fessier, demi-membraneux, demi-tendineux, biceps ; d'autres , périosliques , se distribuent au périoste du grand trochanter et de la partie postérieure du col du fémur ; enfin, des rameaux qui s'anastomosent avec les artères ischiatique et obturatrice.

2° Artère circonflexe externe ou antérieure (fig. 55, 11). — Moins volumineuse que la précédente, elle se porte horizontalement entre le droit antérieur et le psoas, fournit à ces muscles et se divise en deux branches : l'une ascendante, qui se distribue aux muscles petit fessier et fascia lata; l'autre transversale, qui s'enfonce dans l'épaisseur du triceps et s'anastomose avec la circonflexe interne autour du grand trochanter.

3° Artères perforantes (fig. 55, 13; fig. 56, 4, 5, 6, 7 et 8). — Ces artères, destinées aux muscles et à la peau de la partie postérieure de la cuisse, offrent toutes la même disposition. Elles traversent les fibres tendineuses des adducteurs au niveau de leur insertion fémorale, et arrivées à la partie postérieure de la cuisse, se divisent en rameaux ascendants et descendants, qui se perdent dans les muscles de la partie postérieure de la cuisse. La première perforante est la plus volumineuse; la seconde fournit le plus souvent l'artère nourricière du fémur dirigée de bas en haut ; la troisième est la plus grêle.

Après avoir fourni ces artères , la fémorale profonde, devenue beaucoup plus grêle, s'épuise dans les muscles de la partie postérieure de la cuisse en prenant tous les caractères d'une artère perforante.

E. Vartère grande anastomotique (fig. 55, 14, et 56, 10). — Cette artère naît de la partie inférieure de l'artère fémorale, au niveau de l'anneau du troisième adducteur. Dans beaucoup de cas, elle naît de la partie supérieure de l'artère poplitée ; c'est pourquoi elle est souvent décrite sous le nom de première artère articulaire supérieure et interne. Cette artère descend verticalement le long du tendon du troisième adducteur, qu'elle perfore en se dirigeant d'arrière en avant; elle passe au-dessous de ce tendon quand elle naît de la poplitée; fournit au troisième adducteur et au vaste interne, et, arrivée au côté interne de la cuisse, elle se divise en deux rameaux : l'un profond ou périostique , qui traverse le vaste interne , glisse entre ce muscle et le fémur , et se distribue au périoste , à l'articulation du genou, de la partie supérieure du fémur, et s'anastomose avec l'artère articulaire supérieure et externe en formant une arcade à concavité tournée en haut ; l'autre, superficiel, descend

Si

ÀNGÏlOLOGIE.

sur le côté interne de la cuisse jusqu'au niveau de l'articulation du genou, et se divise en un grand nombre de rameaux destinés aux téguments du genou et à l'articulation, et qui s'anastomosent, les supérieurs, avec l'articulaire supérieure externe et l'articulaire supérieure interne, les inférieurs avec les artères articulaires inférieures et la récurrente tibiale.

ARTÈRE POPLITÉli.

Au niveau de son passage dans l'anneau du troisième adducteur, l'artère fémorale prend le nom cl' artère poplitée (fig. 56, 9; fig. 57, 1, et fig. 60, 1).

Varlère poplitée s'étend de l'anneau du troisième adducteur jusqu'à la partie supérieure de la jambe, un peu au-dessous du bord inférieur du muscle poplité, où elle se divise en deux branches : Y artère tibiale antérieure et le tronc tibio-péronier.

Située dans le creux poplité, elle est légèrement oblique de haut en bas et de dedans en dehors à sa partie supérieure, et tout à fait verticale dans sa moitié inférieure. Flexueuse dans la flexion de la jambe sur la cuisse, elle devient rectiligne dans l'extension du membre. Ces alternatives de flexion et de redressement du vaisseau expliquent facilement la fréquence des anévrismes , lorsque du phosphate calcaire s'est déposé entre les tuniques artérielles.

Rapports. — ï^n arrière, avec le muscle demi-membraneux qui la croise à sa partie supérieure. A sa partie inférieure, elle est recouverte par les deux jumeaux réunis, le muscle plantaire grêle, et tout à fait inféricurement par le soléaire; entre les points où elle est recouverte par des muscles, l'artère poplitée est dans le creux poplité en rapport avec la veine et le nerf poplités et une quantité considérable de graisse; la veine poplitée, très adhérente à l'artère, est située en arrière et un peu en dehors ; le nerf sciatique poplité interne se trouve en arrière et en dehors de la veine.

En avant, l'artère est en rapport avec la face interne du fémur, l'espace intercondylien , la face postérieure de l'articulation , le muscle poplité ; en dedans, avec le demi-membraneux, le condyle interne du fémur, le jumeau interne; en dehors, avec le biceps, le condyle externe du fémur, le jumeau externe.

Branches collatérales. — Elles sont divisées en antérieures et en postérieures.

Les branches antérieures sont les artères articulaires supérieures interne et externe, les articulaires inférieures interne et externe, les articulaires moyennes. Les branches postérieures sont les artères jumelles.

1° Artères articulaires supérieures. — A. Articulaire supérieure interne (fig. 55, 15; 56, 12; 57, 2, et 60, 3). — Quelquefois double, cette branche, née de la partie interne de l'artère poplitée.

ARTÈRE POPLITÉE

au-dessus du condyle interne du fémur, se divise : en rameaux musculaires, qui se jettent dans le muscle vaste interne. Ils peuvent être suivis jusqu'à la partie supérieure de la rotule, où ils s'anastomosent avec les artères articulaires externes; en rameaux osseux

Fie. 57

ou përiostiques qui se jettent dans le périoste et l'extrémité inférieure du fémur ; en un gros rameau antérieur qui passe sous le ligament latéral interne de l'articulation du genou et s'anastomose au niveau du bord interne de la rotule avec les autres artères articulaires.

B. Artère articulaire supérieure externe (fig. 56, 11 ; 58, 1, et 60, 2). — Elle naît sur le côté externe de l'artère poplitée, se porte horizontalement en dehors derrière le muscle biceps, et se divise, comme la précédente, en rameaux musculaires qui se jettent dans le vaste externe ; en rameaux osseux et périostiques qui se perdent dans le périoste et le condyle externe du fémur ; en un rameau antérieur qui s'anastomose sur le bord externe de la rotule avec les autres branches articulaires.

Les deux artères articulaires supérieures, outre leurs anastomoses entre elles et avec les autres articulaires, s'anastomosent encore avec la grande anastomotique. Ces diverses communications expliquent comment la circulation peut se rétablir après la ligature de l'artère poplitée ou de l'artère fémorale au-dessus de l'anneau du troisième adducteur.

2° Artères articulaires inférieures. — A. Artère articulaire inférieure interne (fig. 60, 5). — Elle nait au côté interne de la poplitée, au niveau de l'articulation fémoro-tibiale, se porte en dedans, contourne l'extrémité supérieure du muscle poplité, le condyle interne du tibia, passe entre l'os et les muscles qui concourent à former la patte d'oie, et se perd sur la partie antérieure de l'articulation du genou en s'anastomosant avec l'artère articulaire inférieure externe et les articulaires supérieures ; dans son trajet , elle fournit des rameaux musculaires qui vont au muscle poplité, des rameaux osseux et périostiques pour le tibia et son périoste; à la partie antérieure, elle se divise en rameaux ascendants qui longent le ligament rotulien et se distribuent en avant de l'articulation du genou, et en rameaux descendants qui se portent sur la face antérieure du tibia et s'anastomosent avec la récurrente tibiale.

B. Artère articulaire inférieure externe (fig. 56, 15; 58, 2, et 60, 4). — Elle naît au niveau de la précédente, quelquefois d'un tronc commun avec elle, se porte horizontalement en dehors, contourne le cartilage semi-lunaire externe, passe au-dessous du tendon du biceps et du ligament latéral externe de l'articulation, se porte en avant vers la partie inférieure de l'articulation, où elle s'anastomose avec les branches que nous venons de décrire; dans son trajet, elle fournit des rameaux descendants qui s'anastomosent avec la récurrente tibiale , des rameaux transverses qui se portent sur la partie inférieure du ligament rotulien, des rameaux ascendants qui longent le côté externe du ligament rotulien et s'anastomosent sur la rotule avec les autres artères articulaires.

3° Artères articulaires moyennes. — Petites branches qui naissent de la face antérieure de l'artère poplitée , traversent d'arrière en avant le ligament postérieur de l'articulation, et se distribuent à toutes les parties constituantes de l'articulation et à la partie inférieure du fémur.

ARTÈRE TIBIÀLE ANTÉRIEURE.

4° Artères jumelles (fig. 56, 13, et fig. 57, 3). —-Au nombre de deux, elles naissent isolément, plus rarement par un tronc commun de la face postérieure de l'artère poplitée : la branche interne est destinée au jumeau interne, la branche externe au jumeau externe; ces branches se portent directement en bas , et se divisent en un grand nombre de rameaux qui se perdent dans les muscles jumeaux ; quelques unes de ces branches peuvent être suivies jusqu'à l'origine du tendon d'Achille. Une des deux jumelles se divise au point de réunion des jumeaux, et fournit une branche assez volumineuse qui s'accole au nerf saphène externe, et l'accompagne jusqu'à la partie moyenne de la jambe (fig. 57, 4).

Après son passage dans l'anneau du soléaire, au-dessous du muscle poplité , à la partie supérieure du ligament interosseux , l'artère poplitée se divise en deux branches : l'une, qui se porte d'arrière en avant , traverse le ligament interosseux , c'est Y artère tibiale antérieure; l'autre continue le trajet primitif du vaisseau , c'est le tronc tibio-pe'ronier ; ce tronc lui-même ne tarde pas à se diviser en artère tibiale postérieure et artère péronière.

ARTÈRE TIBIALE ANTÉRIEURE.

Branche de bifurcation de l'artère poplitée, Y artère tibiale antérieure (fig. 58, 4, et fig. 59, 2)', immédiatement après son origine, se porte directement en avant, traverse la partie supérieure du ligament interosseux, puis se porte verticalement en bas , suit la face externe du tibia , par conséquent se dirige un peu en dedans à sa partie inférieure, et, arrivée au niveau du ligament dorsal du tarse, elle change de nom, et prend celui (Y artère pédieuse.

Rapports. — En arrière , avec le ligament interosseux dans ses trois quarts supérieurs , avec la face externe et antérieure du tibia dans son quart inférieur. Au sixième environ de sa longueur, elle est située entre le jambier antérieur et l'extenseur commun des orteils ; à sa partie moyenne, elle côtoie en dedans le jambier antérieur et en dehors l'extenseur propre du gros orteil ; tout à fait en bas, elle est séparée de la peau par l'aponévrose jambière et par l'extenseur propre du gros orteil ; elle est recouverte par une lame aponévrotique très forte qui la maintient appliquée contre le ligament interosseux. Ses rapports avec le tibia en bas, dans une région où l'on trouve peu départies molles, permet la compression de l'artère à sa partie inférieure.

Branches collatérales.— L'artère tibiale antérieure fournit un très grand nombre de petites branches internes, externes, antérieures et postérieures qui se perdent dans les téguments , les muscles de la jambe et le périoste du tibia. Parmi les rameaux collatéraux, on

ANTtÉIOLOGJF,

Artère tibiale antérieure.

A. Muscle jambier antérieur. — B. M. extenseur commun des orteils. — C. M. extenseur propre du gros orteil. — 4. Artère articulaire supérieure externe. — 2. A. articulaire inférieure externe. — 3. A. articulaire supérieure interne. — 4. A. tibiale antérieure. 5. A. récurrente tibiale. — 6. A. péronière antérieure. — 7. A. malléolaire externe. — 8. A. malléolaire interne. — 9. A. pédieuse.

ARTÈRE PÉDIEUSE.

en signale trois : la récurrente tibiale antérieure, la malléolaire externe, la malléolaire interne.

A. Récurrente tibiale antérieure (fig. 58, 5, et fig. 56, 14). — Branche quelquefois volumineuse qui naît de la tibiale antérieure au moment où elle franchit le ligament interosseux, se porte en haut et en dedans entre le jambier antérieur et latubérosité interne du tibia , et se divise en un grand nombre de rameaux articulaires et périostiques qui s'anastomosent avec des rameaux des artères articulaires inférieures.

B. Malléolaire externe (fig. 58, 7, et fig. 59, 3). — Branche assez volumineuse dont l'origine est très variable; elle naît tantôt de l'extrémité inférieure de l'artère tibiale , tantôt à 5 ou 6 centimètres au-dessus du ligament annulaire; elle a souvent deux racines, l'une qui vient de la tibiale antérieure, l'autre de la péronière. On conçoit que ces différentes origines doivent faire varier son trajet. Quoi qu'il en soit, elle se porte au-devant de la malléole externe, puis au côté externe de l'astragale , du calcanéum , et se divise ea rameaux malléolaires externes, en rameaux articulaires, et en rameaux calcanéens externes ; enfin elle fournit des rameaux qui se portent en dedans, et s'anastomosent avec l'artère dorsale du tarse.

G. Malléolaire interne (fig. 58, 8; et fig. 59, 4). — Moins volumineuse que la précédente , elle naît au niveau de l'extrémité inférieure de l'artère tibiale antérieure, se porte transversalement en dedans au-dessous du tendon du jambier antérieur, se divise en deux rameaux : l'un, profond, ou articulaire, qui se jette dans l'articulation tibio-tarsienne ; l'autre, malléolaire proprement dite, qui se porte sur la malléole interne , fournit des rameaux qui se perdent dans les téguments du bord interne du pied et se rendent à l'articulation calcanéo-astragalienne ; d'autres rameaux s'anastomosent avec l'artère plantaire interne,

ARTÈRE PÉDIEUSE.

Fournie par l'artère tibiale antérieure , qui change de nom à son passage sous le ligament annulaire dorsal du tarse , X artère pédieuse (fig. 58, 9, et fig. 59, 5) occupe le dos du pied, s'enfonce à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, s'anastomose avec l'artère plantaire interne, et forme avec elle l'arcade plantaire. Nous reviendrons sur cette portion de la pédieuse en décrivant l'arcade plantaire.

L'artère pédieuse naît le plus souvent de la tibiale antérieure; mais il existe des anomalies d'origine qu'il est important de signaler : nous l'avons vue fournie par la péronière, par la tibiale postérieure; cette anomalie est plus rare que la précédente. Enfin elle

ANGÉIOLOGIE.

naît assez souvent par deux troncs, l'un qui vient de la tibiale antérieure, l'autre de la péronière.

Fig. 59.

Artère pêdieuse.

A. Muscle extenseur propre du gros orteil. — B. Attache supérieure du muscle pédieux. — 1 . Artère péronière antérieure. — 2. A. tibiale antérieure. — 3. A. malléolaire externe. — 4. A, malléolaire interne. — 5. A. pédieuse. — 6. A. dorsale du tarse. — 7. A.

dorsale du métatarse. — 8. Arcade dorsale du pied. — 9,9,9. Artères interosseuses des trois derniers espaces. — 10. A. interosseuse du premier espace. — H. A. perforante postérieure du premier espace. — 12, 12, 12, 12. Artères collatérales des orteils.

du^lLTt™' d6P!iS S0" °rigine J'USqu'à «Wrftott postérieure du premier espace interosseux, se porte d'avant en arrière; sa di-

ARTÈRE PÉDIEUSE.

rection est indiquée par une ligne étendue du milieu de l'articulation tibio-tarsienne à l'extrémité postérieure du premier espace interosseux.

Rapports. — Elle recouvre les os du tarse sur lesquels elle est appliquée par une lame fibreuse très épaisse; elle est recouverte par la peau et l'aponévrose dorsale du pied. Ainsi , pour mettre ce vaisseau à découvert, il est nécessaire de diviser deux plans aponévrotiques. En dedans, elle longe le tendon de l'extenseur propre du gros orteil; en dehors, le faisceau le plus interne du muscle pédieux qui la recouvre quelquefois.

Branches collatérales. — A. Branches internes. — Petites branches très grêles qui se rendent aux articulations , aux téguments du bord interne du pied, et s'anastomosent avec la malléolaire interne et la plantaire interne; une de ces branches, un peu plus considérable que les autres et quelquefois assez développée , forme la collatérale interne du gros orteil.

B. Branches externes. — Outre les nombreux petits rameaux qui se perdent dans les téguments du dos du pied ; on trouve deux branches plus importantes, qui sont :

1° L'artère dorsale du tarse (fig. 59, 6), branche souvent très volumineuse qui se porte en dehors au-dessous du muscle pédieux , et se divise en rameaux nombreux qui se distribuent au muscle pédieux, aux os, aux articulations du tarse, aux téguments du pied, et qui s'anastomosent avec la péronière , la plantaire externe; ses rameaux antérieurs s'anastomosent avec la dorsale du métatarse.

2° Artère dorsale du métatarse (fig. 59, 7), branche volumineuse qu'on peut considérer comme une branche de bifurcation de la pédieuse; elle naît de cette artère au niveau de l'extrémité postérieure du premier espace interosseux. De ce point, elle se porte en dehors au niveau de l'extrémité postérieure des métatarsiens, et forme Varcade dorsale du métatarse (fig. 59, 8); de cette arcade partent trois rameaux qui se rendent en avant le long des trois derniers espaces interosseux (fig. 59, 9). Ces artères reçoivent des rameaux qui viennent de l'arcade plantaire; ce sont les artères perforantes , au nombre de deux pour chaque interosseux : l'une , au niveau de l'extrémité postérieure ; l'autre, au niveau de l'extrémité antérieure de l'espace interosseux correspondant. Au niveau des articulations métatarso-phalangiennes, ces artères, considérablement augmentées de volume, se divisent chacune en deux branches; ce sont : les collatérales dorsales des orteils (fig. 59, 12).

Branches terminales. — Au niveau de l'extrémité postérieure du premier espace interosseux, l'artère pédieuse se bifurque; une branche se porte en avant : c'est V artère inter osseuse du premier espace (fig. 59, 10;. Cette artère se comporte exactement comme les interosseuses déjà décrites; elle fournit deux branches collatérales, qui sont ; la collatérale externe du gros orteil, la collatérale interne

ANGÉIOLOGIE.

du second orteil. La seconde branche de bifurcation se porte directement en bas, va se jeter dans l'artère plantaire interne, et concourt à former l'arcade plantaire.

TRONC TIBIO-PÉRONIER.

Branche postérieure de bifurcation de l'artère poplitée, cette artère (fig. 60, 7), dont la longueur est très variable, limitée en bas par sa division en artère tibiale postérieure et artère péronière, est située à la partie supérieure, postérieure et profonde de la jambe; elle est en rapport en avant avec les muscles de la couche profonde de la jambe, en arrière avec le muscle soléaire.

Branches collatérales. — 1° Branche récurrente interne, petit rameau qui contourne la tubérosité interne du tibia et va s'anastomoser avec l'articulaire inférieure interne. 2° Artère nourricière du tibia, rameau qui s'enfonce de haut en bas dans l'épaisseur du tibia. 3° Rameaux postérieurs qui s'enfoncent dans l'épaisseur du muscle soléaire.

Branches terminales. — Le tronc tibio-péronier se termine en se divisant en deux branches, Vartère péronière et V artère tibiale postérieure.

ARTÈRE PÉRONIÈRE.

La plus petite des branches de bifurcation du tronc tibio-péronier, et dont le calibre est en raison inverse de celui de la tibiale antérieure, Vartère péronière (fig. 60, 9) est dirigée verticalement le long de la face postérieure du péroné.

Rapports. — En avant, avec le péroné, dont elle est séparée supérieurement par le jambier postérieur; en arrière, avec le soléaire et avec le fléchisseur propre du gros orteil; en bas, elle se trouve appliquée sur le ligament interosseux, entre le jambier postérieur et le fléchisseur propre du gros orteil.

Branches collatérales. — Ce sont des rameaux musculaires divisés en postérieurs, antérieurs, internes et externes; ils sont destinés aux muscles de la face postérieure de la jambe ; parmi les rameaux antérieurs se trouve Vartère nourricière du péroné dirigée de haut en bas comme l'artère nourricière tibiale.

Branches terminales. — A une hauteur variable, le plus souvent au niveau du cinquième inférieur de la jambe, l'artère péronière se divise en deux branches qui sont :

1° La branche postérieure (fig. 60, 10), qui longe le bord externe du tendon d'Achille, se porte derrière la malléole externe et se divise en nombreux rameaux. Ceux-ci se portent à la face externe du calcanéum, se distribuent à la peau qui recouvre la face externe de l'articulation du pied, aux attaches des muscles de la région externe

ARTÈRE PÉRONIÈRE

Artères de la partie postérieure de la jambe.

A. Muscle poplité. — B,B. Attaches du muscle soléaire. — C. Muscle long péronier latéral. — D. M. court péronier latéral. — E. M. jambier postérieur. — F. M. long fléchisseur commun des orteils. — G. M. long fléchisseur propre du gros orteil. — 1. Artère poplitée. 2. A. articulaire supérieure externe. — 3. A. articulaire supérieure interne. — 4. A. arti-

I culaire inférieure externe. — 5. A. articu- " laire inférieure interne. — 6. A. tibiale antérieure. — T. Tronc libio-péronier. — 8. Artère tibiale postérieure. — 9. Artère péronière. — 10. Branche postérieure de la péronière. — 1 1. Artère calcanéenne.

ÀNGÉIOLOGÎE.

du pied et aux téguments de cette région ; ces diverses brandies s'anastomosent avec la malléolaire externe , la plantaire externe et des rameaux calcanéens de la tibiale postérieure. Dans son trajet elle fournit une branche transversale qui se porte en arrière de la partie inférieure de la jambe et concourt à former la branche transversale tibio-péronière.

2° La branche antérieure, péronière antérieure (fig. 58, 6, et fig. 59, 1), branche ordinairement très grêle et dont le volume est en raison inverse de la tibiale antérieure qu'elle remplace quelquefois ; elle traverse la partie inférieure du ligament interosseux, descend sur la partie antérieure et inférieure de la jambe, sur la face supérieure du tarse et du pied , se distribue aux téguments , à l'articulation tibio-tarsienne , au muscle pédieux et se jette dans l'artère pédieuse qu'elle renforce.

ARTÈRE TIBIALE POSTÉRIEURE.

Branche interne de bifurcation du tronc tibio-péronier, Vartère tibiale postérieure (fig. 60, 8), située à la partie postérieure de la jambe, se dirige obliquement en bas et en dedans, et arrivée à la gouttière calcanéenne, elle se divise en deux branches, Vartère plan* taire interne et Y artère plantaire externe.

Rapports. — Située entre les muscles de la couche superficielle et ceux de la couche profonde, elle est en rapport en avant avec le long fléchisseur commun des orteils, le jambier postérieur et son tendon qui la sépare de la face postérieure de la malléole interne ; en arrière, avec le soléaire et les jumeaux ; à la partie inférieure de la jambe, avec le bord interne du tendon d'Achille ; en dedans, avec le nerf tibial postérieur; très profonde à son origine, elle devient superficielle à sa partie inférieure, où elle peut être facilement liée.

Branches collatérales. — Elles sont très nombreuses et très grêles ; les branches fournies à la jambe se portent dans les muscles et dans les téguments; nous signalerons seulement la branche tranversale tibio-péronière dont nous avons déjà parlé. Les branches fournies au niveau du calcanéum se portent sur la face interne de cet os, aux articulations voisines, et s'anastomosent avec la péronière et la malléolaire interne ; d'autres rameaux se rendent aux articulations tibio-astragalienne et astragalo-calcanéenne.

Branches terminales. — Au niveau de la gouttière calcanéenne et du ligament annulaire interne, l'artère tibiale postérieure se divise en deux rameaux, Vartère plantaire interne et Y artère plantaire externe.

ARTERE PLANTAIRE INTERNE.

Artère plantaire interne.

La pliis grêle des branches terminales de la tibiale postérieure, Yartère plantaire interne (fig. 61, 1, et fig. 62, 3) se porte d'arrière

Fig. 61.

Région plantaire.

A. Aponévrose plantaire. — B. Sa division en cinq bandelettes. — C. Muscle abducteur du petit orteil. — D. M. adducteur du gros orteil. — E. M. court fléchisseur du gros orteil. — F. M. court fléchisseur du petit orteil. — G, G. Tendons du court fléchisseur commun des orteils. — 4 . Artère plantaire interne. — 2. Rameau anastomotique de la plantaire interne avec la plantaire externe. — 3. Artère collatérale interne du gros orteil. — 4. Artère plantaire externe. — 5. Artère collatérale interne du petit orteil. — 6. Artères collatérales des orteils.

en avant le long du côté interne de la plante du pied, entre les muscles court fléchisseur commun des orteils et adducteur du gros orteil,

ANGÉI0L0GIE.

fournit un grand nombre de petits rameaux aux articulations des os du tarse et aux muscles plantaires , s'anastomose avec des rameaux qui viennent de la malléolaire interne et de la dorsale du tarse, et se divise au niveau de la partie moyenne du premier espace interosseux en deux branches : l'une, externe (fig. 61, 2), qui se porte transversalement en dehors et se jette dans l'arcade plantaire; l'autre, interne, qu'on peut considérer comme la terminaison de l'artère , longe le bord interne du gros orteil dont elle forme la collatérale interne (fig. 61,3, et fig. 62, 4).

ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE.

Branche très volumineuse qu'on peut considérer comme la continuation de la tibiale postérieure, V artère plantaire externe (fig. 61, 4, et fig. 62, 5) contourne le calcanéum, se porte obliquement en bas, en dehors et en avant, entre le court fléchisseur commun des orteils et l'accessoire du long fléchisseur, puis entre le premier de ces muscles et l'adducteur du petit orteil. Cette artère fournit des rameaux calcanéens, musculaires, articulaires, périostiques peu importants, et, arrivée à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, elle se recourbe, se porte très obliquement en dedaus et en avant, gagne l'extrémité postérieure du premier espace interosseux où elle reçoit un rameau très volumineux de l'artère pédieuse ; cette courbe constitue Varcade plantaire (fig. 62, 7). Cette arcade, formée par la réunion par inosculation des artères pédieuse et plantaire interne , est accolée aux interosseux et fournit trois ordres de rameaux.

1° Des rameaux supérieurs, ou perforants, au nombre de trois, un pour chacun des trois espaces interosseux ; ce sont les perforants postérieurs dont nous avons déjà parlé en décrivant l'artère dorsale du tarse. La branche terminale postérieure de l'artère pédieuse peut être considérée comme la perforante du premier espace interosseux (fig. 62, 13).

2° De petits rameaux postérieurs qui se jettent dans les muscles profonds de la plante du pied et dans les articulations tarso-métatarsiennes.

3° Des rameaux antérieurs , ce sont les plus importants ; ils sont au nombre de cinq, savoir, de dehors en dedans :

a. Une petite branche qui passe obliquement sur la face inférieure du cinquième métatarsien se place sur le côté externe du dernier orteil et forme la collatérale externe du petit orteil (fig. 62, 8) ; dans son trajet cette petite branche fournit des rameaux qui vont se rendre aux parties molles environnantes : les rameaux les plus importants sont les rameaux externes, qui vont s'anastomoser avec les branches fournies par l'artère dorsale du métatarse.

&. Trois branches plus volumineuses , désignées sous les noms

ARTÈRE PLANTAIRE EXTERNE.

de 4e, 3e et 2e interosseuses plantaires (Gg. 62, 9). Ces rameaux se portent d'arrière en avant, en longeant les espaces interosseux corres-

Ffg. 02

Artères du pied (couche profonde).

4,4. Artères calcanéennes. — 2. Artère tibiale postérieure. — 3. A. plantaire interne. — 4. A. collatérale interne du gros orteil, branche terminale de la plantaire interne. — 5. A. plantaire externe. — 6,6. A.

perforante postérieure. — 7. Arcade plantaire. — 8,8. A. collatérale externe du petit orteil. — -9,9,9. Quatrième, troisième et deuxième interosseuses plantaires. — 4 0. A. première interosseuse. — 44. Rameau anastomotique de la première artère interosseuse avec l'artère plantaire interne. — 42. Artère collatérale des orteils. — 4 3. Branche anastomotique de la pedieuse.

pondants, fournissent une branche qui se porte de bas en haut : c'est Y artère perforante, qui s'anastomose par inosculation ayee le rameau

ANGÉIOLOGIE.

correspondant de la pédieuse ; des rameaux internes , externes et inférieurs qui se distribuent aux muscles, au périoste et aux téguments de la face plantaire du pied. Arrivée à l'extrémité antérieure des métatarsiens, chaque artère se divise en deux branches qui sont les collatérales des orteils. La quatrième interosseuse fournit la collatérale interne du petit orteil et la collatérale externe du second orteil; ces artères se distribuent comme les collatérales des doigts.

c. Une grosse branche qu'on peut considérer comme la continuation de l'arcade plantaire (fig. 62, 10); elle naît au niveau du point où l'artère pédieuse se jette dans l'arcade plantaire. Ce rameau se porte d'arrière en avant en longeant le bord interne du premier métatarsien ; au niveau de la partie moyenne du premier espace interosseux, elle envoie une branche collatérale volumineuse qui s'anastomose avec la branche terminale de l'artère plantaire interne et forme avec elle la collatérale interne du gros orteil ; arrivée à l'extrémité antérieure du premier métatarsien, elle se divise en deux branches qui forment la collatérale externe du gros orteil et la collatérale interne du second orteil.

VEiUfES.

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