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VEINE JUGULAIRE INTERNE

par plusieurs branches comprises entre la peau et le muscle frontal et qui se réunissent en descendant pour former ce vaisseau, qui est quelquefois unique et médian, mais le plus souvent double. Les veines préparâtes aboutissent à une arcade veineuse , arcade nasale à concavité inférieure et qui reçoit : 1° la veine sus-orbitaire, qui se dirige de dehors en dedans, parallèlement au muscle sourcilier, reçoit la veine palpébrale supérieure et la veine diploïque frontale, et se jette dans la frontale au niveau du grand angle de l'œil; 2° elle s'anastomose avec la veine ophthalmique, qui établit une communication entre les veines de l'intérieur du crâne et celles de la face; 3° la veine dorsale du nez.

b. Veine angulaire. — Elle commence à l'extrémité interne de l'arcade orbitaire, se loge dans le sillon de séparation du nez et de la joue, et reçoit : 1° en dehors, la veine palpébrale inférieure et les veines du sac lacrymal et du canal nasal ; 2° en dedans , les veines de l'aile du nez, qui se réunissent pour former un ou plusieurs troncs.

c. Veine faciale (fig. 64, 9). — Après avoir reçu les veines des ailes du nez, la veine faciale prend le nom de veine faciale proprement dite. Ce vaisseau, plus superficiel que l'artère faciale et situé en arrière , se dirige de bas en haut et d'avant en arrière, passe entre le grand zygomatique et le buccinateur , croise le corps de la mâchoire en avant du masséter, se place dans le sillon de la glande sous-maxillaire, et se jette dans la jugulaire interne, soit isolément, soit après s'être réunie avec la veine linguale, ou avec la thyroïdienne inférieure, les temporales, la maxillaire interne. Dans d'autres circonstances, la veine faciale continue son trajet, passe en avant du sterno-mastoïdien qu'elle croise à angle très aigu, et forme une des origines de la jugulaire externe; dans d'autres cas plus rares, elle se jette dans la jugulaire antérieure.

Branches collatérales. — Dans son trajet elle reçoit un assez grand nombre de branches collatérales, qui sont : 1° le tronc veineux alvéolaire, qui part du plexus alvéolaire formé par les veines alvéolaires proprement dites, la veine sous-orbitaire , les palatine supérieure, vidienne et sphéno-palatine ; 2° les veines coronaires labiales supérieure et inférieure; 3° les veines buccales; 4° les veines massétérines antérieures, qui se jettent dans la faciale au voisinage du bord de la mâchoire; 5° la veine sous-mentale qui naît des muscles et des téguments du menton et de la région sus-hyoïdienne, et se jette dans la faciale, au-dessous de la base de la mâchoire; 6° les veines sous-maxillaires, qui partent de la glande du même nom; 7° les veines palatines, qui viennent du voile du palais et du plexus tonsillaire.

B. Veine temporale. — Les rameaux d'origine de la temporale sont : 1° Les veines temporales superficielles (fig. 64/11), qui couvrent de leurs ramifications la région temporale; ils ont été distingués en

ÀNGÉIOLOGIE.

rameaux antérieurs, ou frontaux, qui s'anastomosent avec la veine frontale ; rameaux postérieurs, ou occipitaux, qui s'anastomosent avec la veine occipitale; et rameaux moyens, ou pariétaux, qui s'anastomosent sur le sommet de la tête avec les rameaux correspondants du côté opposé. 2" La veine temporale moyenne (fig. 64 r 15), veine volumineuse située entre l'aponévrose et le muscle temporal et qui reçoit les veines palpébrales et orbitaires externes. Le tronc qui résulte de la réunion de ces deux veines (fig. 64, 10), se porte verticalement en bas entre le conduit auditif externe et l'articulation temporo-maxillaire, traverse la glande parotide où elle reçoit quelques veines parotidiennes, et se réunit derrière le col du condyle à la veine maxillaire interne.

C. Veine maxillaire interne. — Elle répond aux rameaux de l'artère maxillaire interne qui naissent au niveau du col du condyle et dans la fosse ptérygo-maxillaire : elle est formée par : 1° deux veines méningées moyennes (fig. 66, 3), l'une en avant, l'autre en arrière de l'artère, et qui reçoivent quelques veines cérébrales; 2° la veine dentaire inférieure; 3° les veines temporales profondes; 4° les veines ptérygoidiennes ; 5° les veines massétérines postérieures. Toutes ces veines aboutissent à un plexus, plexus ptérygoidien, situé entre le muscle temporal et le ptérygoidien externe , puis entre les deux ptérygoïdiens ; il communique largement avec le plexus alvéolaire.

La veine maxillaire interne se réunit à la veine temporale et forme le tronc temporo-maxillaire, qui continue son trajet dans l'épaisseur de la parotide, reçoit des veines parotidiennes, la veine transversale de la face, Vauriculaire antérieure, et se termine dans la jugulaire externe dont il forme la principale branche d'origine, quelquefois dans la jugulaire interne ; dans ce cas, la jugulaire externe est très grêle.

D. Veine auriculaire postérieure. — Petite veine dont la disposition est la même que celle de l'artère du même nom.

E. Veine occipitale (fig. 64, 12 ). — Branche assez volumineuse qui correspond à l'artère occipitale dont elle présente exactement la distribution; elle communique par les veines mastoïdiennes avec le sinus latéral, et se jette tantôt dans la jugulaire externe, tantôt dans la jugulaire interne.

F. Veines linguales. — Elles sont superficielles et profondes. L'artère linguale est accompagnée par deux petites veines qui s'anastomosent entre elles , ce sont les veina profondes ; les veines superficielles occupent, les unes la face supérieure de la langue; elles partent d'un plexus, plexus dorsal de la langue, qui reçoit les veines des amygdales et de l'épiglotte ; les autres occupent la face inférieure de l'organe, ce sont les veines ranines, grosses veines qui soulèvent la muqueuse de chaque côté du frein de la langue; ces veines par-

SINUS DE -LA DURE-MÈRE

tent d'un plexus considérable formé de Yeines ordinairement pourvues de valvules.

Les veines linguales se jettent tantôt dans la jugulaire externe, tantôt dans la jugulaire interne.

G. Veine pharyngienne. — La veine pharyngienne tire son origine d'un plexus considérable, plexus pharyngien, formé par des rameaux méningiens, les veinés vkliennes et sphé no-palatines ; elle se jette dans la jugulaire interne, quelquefois dans la veine faciale ou la veine linguale (fig. 65, 4).

H. Veines thyroïdiennes. — La veine thyroïdienne inférieure correspond à l'artère du même nom; elle prend son origine du corps thyroïde et du larynx; elle se jette dans la jugulaire interne, quelquefois seule, souvent par un tronc commun avec la linguale et la faciale.

La veine thyroïdienne moyenneest souvent multiple; elle naît de la partie moyenne du corps thyroïde , et se jette directement dans la j jugulaire interne.

Branches d'origine de la veine jugulaire interne. — Nous avons i dit plus haut que les branches d'origine de la jugulaire interne étaient ' les veines de l'intérieur du crâne ; ces veines sont : les veines de l'encéphale, les veines du diploé et la veine ophthalmique, qui vont se 1 jeter dans des canaux particuliers appelés sinus de la dure-mère.

SINUS DE LA DURE-MÈRE

Les sinus de la dure-mère sont des canaux fibreux creusés, pour ainsi dire, dans l'épaisseur de cette membrane; leurs parois, qui représentent la membrane externe des veines, sont tapissées par la

1 membrane interne des vaisseaux veineux. Ils sont triangulaires; la

j base du triangle correspond aux os du crâne. Ils ne présentent point de valvules; toutefois on rencontre dans leur cavité de petits pro-

! !j longements fibreux qui n'exercent aucune influence sur le cours du sang. Leur situation est diamétralement opposée à celle des artères : ainsi ils sont situés à la partie supérieure et postérieure de l'encéphale , tandis que les gros troncs artériels occupent la partie anté-

! rieure et inférieure du cerveau; les artères sont en contact avec la substance cérébrale; les sinus sont en rapport avec les os du crâne, qui sont creusés d'une gouttière pour les recevoir.

Les sinus de la dure-mère sont au nombre de dix-sept. Cinq sont impairs , ce sont : le sinus longitudinal supérieur , le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit, le sinus coronaire, le sinus occipital transverse; six sont pairs, ce sont : les sinus latéraux, les sinus

t pétreux supérieurs et inférieurs , les sinus caverneux, les sinus occipitaux et les sinus sphéno-pariétaux.

ÀNGÉ10L0GIE.

Blandin a divisé les sinus de la dure-mère en torculariens et en atorculariens. Les sinus torculariens, désignés encore sous le nom de sinus principaux, se réunissent entre eux au niveau de la protubérance occipitale interne et forment le pressoir d'Hérophile : ce sont les sinus longitudinal supérieur, droit, occipitaux postérieurs, qui apportent le sang au pressoir d'Hérophile, et les deux sinus lalé-

Fig. 65.

Sinus de la dure-mère et veines profondes de la face.

4,4,4. Grandes veines rachidiennes ou sinus vertébraux longitudinaux.— 2. Plexus 'veineux du commencement du canal rachidien. — 3. Communication de ce plexus avec le golfe de la veine jugulaire par le trou condylien antérieur. — 4. Veines qui établissent la communication du plexus pharyngien avec la veine faciale. — 5. Plexus pharyngien. — 6,6. Sinus longitudinal supérieur. — 7. Sinus droit. — 8. Pressoir d'Hérophile, confluent des sinus. — 9. Sinus latéral. — 40. Sinus pétreux supérieur. — 41. Sinus longitudinal inférieur.-— 12,12. Veines de la pie-mère s'ouvrant dans le sinus longitudinal supérieur.— 4 3. Veine de Galion. — 14. Sinus coronaire.

SINUS DE LA DURE-MÈRE

raux qui portent le sang du pressoir d'Hérophile à la veine jugulaire interne.

Les sinus atorculariens , ou sinus secondaires, n'ont aucun rapport immédiat avec le pressoir d'Hérophile ; ils s'abouchent dans les sinus principaux. Ce sont : les sinus longitudinal inférieur, coronaire, pétreux supérieur et inférieur, de la gouttière basilaire, caverneux et sphéno-par iétaux.

A. Sinus longitudinal supérieur. — Creusé dans l'épaisseur du bord convexe de la faux du cerveau, il s'étend depuis l'apophyse crista-galli jusqu'à la protubérance occipitale interne (fig. 65 , 6), où il se termine en se jetant dans le confluent des sinus ; quelquefois il se continue directement avec le sinus latéral du côté droit. Sa coupe présente un triangle dont la base est dirigée du côté des os du crâne, le sommet vers le cerveau; sa cavité présente un assez grand nombre de brides fibreuses tapissées par la membrane interne du sinus ; on y rencontre encore de petites saillies formées par le corps de Pacchioni.

Le sinus longitudinal supérieur reçoit :

1° Les veines cérébrales supérieures au nombre de sept ou huit. Les antérieures sont les plus petites. La moyenne est la plus volumineuse, et est désignée sous le nom de grande veine cérébrale supérieure. Elle paraît provenir de la scissure de Silvius , dont elle suit d'abord la direction , se dirige d'avant en arrière , puis décrit une courbe à concavité antérieure , et pénètre d'arrière en avant, traversant obliquement la dure-mère. Toutes les veines cérébrales supérieures pénètrent dans le sinus d'arrière en avant , à l'exception des veines antérieures qui pénètrent d'avant en arrière. Les veines cérébrales supérieures reçoivent les veines cérébrales internes qui proviennent de la surface plane des hémisphères correspondants (fig. 65, -12).

2° De petites veines de la dure-mère et des veines diploïques. Une d'entre elles, veine émissaire de Santorini, traverse le trou pariétal, et fait communiquer le sinus avec les veines des téguments du crâne.

B. Sinus longitudinal inférieur. — M. Cruveilhier décrit ce sinus sous le nom de veine longitudinale inférieure. Il ressemble, en effet, plus à une veine qu'à un sinus (fig. 65, 11 ) ; il occupe tout le bord concave de la faux du cerveau jusqu'à la tente du cervelet, point où il s'ouvre dans le sinus droit. Il reçoit les veines de la faux du cerveau , et quelquefois des veines du corps calleux, et de la face interne des lobes postérieurs du cerveau.

C. Sinus droit (fig. 65 , 7 ). — Il se dirige d'avant en arrière et de haut en bas dans l'épaisseur de la base de la faux du cerveau, dans le point où elle rencontre la tente du cervelet; il est plus large en ar-

ANGÉIOLOGIE.

rière qu'en avant; sa coupe représente un triangle isocèle dont la base serait dirigée en bas.

Il reçoit : 1° la grande veine cérébrale interne , veine de Galien, veine ventriculaire (fig. 65 , 13), constituée elle-même par la veine du corps strié et la veine choroïdienne.

a. La veine du corps strié consiste surtout en une branche qui marche d'arrière en avant et de dehors en dedans dans le sillon qui sépare le corps strié de la couche optique ; recouverte par la bandelette cornée , elle reçoit de petits vaisseaux qui partent du corps strié , des couches optiques, du corps calleux, de la voûte à trois piliers, et se réunit à la veine choroïdienne, derrière le pilier antérieur de la voûte, pour former la veine de Galien.

b. La veine choroïdienne parcourt d'arrière en avant toute la lon gueur du plexus choroïde, en dehors duquel elle est située, reçoit les vaisseaux du plexus, de la corne d'Ammon, du corps calleux, de la voûte à trois piliers , et se réunit dans le ventricule latéral à la veine du corps strié; le tronc de ces deux veines passe par le trou de Monro; d'autres fois la veine du corps strié traverse seule le trou de Monro , et ne se réunit que plus tard à la veine choroïdienne.

Les deux veines cérébrales internes se réunissent entre le corps calleux et les tubercules quadrijumeaux , et vont se jeter sous le nom de veines de Galien dans la partie supérieure du sinus droit.

2° Les veines cérébrales médianes inférieures, qui viennent de la base du cerveau, se jettent dans le sinus droit, en arrière des veines de Galien.

3" La veine cérébelleuse moyenne supérieure, qui part du vermis supérieur du cervelet et de la valvule de Vieussens ; elle s'ouvre à l'extrémité antérieure du sinus droit.

4° De petites veines qui viennent de la tente du cervelet.

Le sinus droit reçoit en avant le sinus longitudinal inférieur, et s'ouvre en arrière dans le confluent du sinus.

D. Sinus occipital postérieur. — On donne ce nom à deux petits sinus étendus d'une extrémité à l'autre du sinus latéral ; ils commencent sur les côtés du trou occipital, gagnent la faux du cervelet, se logent entre ses parois et vont s'ouvrir dans le pressoir d'Hérophile, à l'origine des sinus latéraux ; ils reçoivent quelques veines osseuses, des veines méningées, quelques petits vaisseaux de la face postérieure du cervelet ; ils communiquent en outre avec le plexus veineux postérieur interne de la colonne vertébrale. On a vu un de ces sinus extrêmement développé suppléer le sinus latéral réduit à de petites dimensions.

E. Sinus latéral. — Désignés encore sous le nom de sinus transverses, les sinus latéraux (fig. 65 , 9 , et fig. 66, 5) s'étendent

SINUS DE LA DURE-MÈRE

depuis la protubérance occipitale interne jusqu'aux trous déchirés postérieurs; ils sont au nombre de deux, un de chaque côté. On les divise en deux portions : Une portion horizontale étendue de la protubérance occipitale à la base du rocher : cette portion est désignée par Wcber sous le nom de sinus postérieur de la tente; elle est triangulaire. L'autre portion est oblique, de haut en bas et de dehors en dedans dans la fosse occipitale, contourne la base du rocher, et se relève pour gagner le trou déchiré postérieur : cette partie du sinus est appelée par Weber sinus sigmoïde ; elle est demi-circulaire. Le sinus du côté droit est généralement plus large que celui du côté gauche.

Le sinus latéral reçoit les veines suivantes : 1° Les veines cérébrales latérales et inférieures , qui viennent de la base du cerveau et des parties latérales et inférieures de la convexité ; elles s'ouvrent dans le sinus, au niveau de sa portion horizontale.

2° Les veines cérébelleuses latérales et inférieures. Elles viennent de la face inférieure et de la circonférence du cervelet; elles se jettent dans la portion horizontale du sinus.

3° De petites veines qui viennent de la tente du cervelet et de la faux du cerveau.

11 reçoit en outre, à son extrémité postérieure, le sinus longitudinal supérieur, le sinus droit, les sinus occipitaux. Dans le point où d'horizontal il devient vertical, il reçoit le sinus pétreux supérieur; à son extrémité antérieure, il reçoit quelquefois le sinus pétreux inférieur , qui souvent aussi se jette isolément dans la veine jugulaire interne; enfin une grosse veine, veine mastoïdienne, qui passe par le trou mastoïdien , établit une large communication entre le sinus latéral et la veine occipitale.

Les extrémités postérieures du sinus droit et longitudinal supéi rieur se rencontrent au-devant de la tubérosité occipitale ; dans le même point se jettent de chaque côté le sinus transverse et le sinus occipital postérieur ; cet endroit est par conséquent le lieu de convergence de six sinus. Il est désigné sous le nom de pressoir d'Hérophile, torcular Herophili (fig. 65, 8).

F. Sinus sphéno-pariétal. — Décrits pour la première fois par Breschet (fig. 66 , 2), les sinus sphéno-pariétaux sont situés sur les pari ties latérales du crâne , entre la portion antérieure et la portion moyenne de cette boîte osseuse. Ils se dirigent de dehors en dedans à la face inférieure de la petite aile du sphénoïde, et se jettent dans les sinus caverneux. Us reçoivent quelques veines de la partie antérieure du cerveau, quelques rameaux veineux des os du crâne et des veines de la portion antérieure de la dure-mère. Us communiquent constamment avec la veine méningée moyenne ; enfin ils reçoivent souvent la veine diploïque temporale.

ANGÉ10L0GIE.

G. Sinus pétreux supérieur (fig. 65, 10). — Ils sont situes sur le bord supérieur du rocher; ils occupent la moitié antérieure de la grande circonférence de la tente du cervelet , la portion horizontale du sinus latéral occupant la moitié postérieure. Ils sont très étroits et communiquent en avant avec les sinus caverneux , en arrière avec les sinus latéraux; ils reçoivent des veines de la face supérieure et de la face inférieure du cervelet , et de petites branches qui viennent de la protubérance annulaire.

H. Sinus pétreuoo inférieur. — Ils sont plus larges et plus courts que les supérieurs , et logés dans la gouttière qui se trouve entre le bord latéral de la portion basilaire de l'occipital et le bord postérieur du rocher. Ils communiquent en avant avec le sinus de la gouttière basilaire et les sinus caverneux; en arrière , ils se jettent à l'extrémité antérieure des sinus latéraux, et peut-être plus souvent ils passent dans la partie antérieure et interne du trou déchiré postérieur, et se jettent dans la veine jugulaire interne. Ils reçoivent quelques petits rameaux qui viennent delà protubérance annulaire, du bulbe rachidien, de l'oreille interne, et un rameau assez volumineux qui vient de la base du crâne et passe par le trou déchiré antérieur.

I. Sinus caverneux. — Ils sont situés sur les parties latérales du corps du sphénoïde, limités en avant par la partie interne de la fente sphénoïdale, en arrière par le sommet du rocher ; dans l'intérieur de ce sinus on trouve le nerf moteur oculaire externe et l'artère carotide interne. Dans les parois se trouvent les nerfs moteur oculaire commun, pathétique et la branche ophthalmique de Willis.

Le sinus caverneux reçoit à son extrémité antérieure : 1° La veine ophthalmique (fig. 66, 1), qui correspond à l'artère du même nom ; elle part du grand angle de l'œil où elle communique avec la veine angulaire, longe la paroi interne de l'orbite, pénètre dans le crâne par la fente sphénoïdale, et se jette dans le sinus caverneux, qui présente dans ce point une ampoule désignée par quelques anatomistes sous le nom de sinus ophthalmique. Dans son trajet cette veine reçoit la veine du sac lacrymal, les ethmoïdales antérieure et postérieure, les veines musculaires , les ciliaires antérieures, les ciliaires longues, les veines tourbillonnantes, veines choroïdiennes, vasa vorticosa de Weber, qui correspondent aux artères ciliaires courtes, la veine lacrymale et la veine centrale de la rétine. Avant de se jeter dans le sinus caverneux, la veine ophthalmique reçoit encore une branche appelée veine ophthalmique externe ou inférieure, fournie par les branches musculaires et ciliaires inférieures.

2° Les veines cérébrales inférieures et antérieures, qui reçoivent le sang de la face inférieure du lobe antérieur du cerveau ; la plus

SINUS DE LA DURE-MÈRE

considérable de ces veines est celle qui est désignée sous le nom de veine de la scissure de Sylvius, qui reçoit le sang du lobe antérieur et

Fig. GG.

Veines de la base du crâne et du rachîs. A. Artère carotide primitive. — B. Artère méningée moyenne. — 1,1. Veine ophthalmique. — 2. Sinus sphéno-pariétal. — 3,3. Veines méningées moyennes.

— 4,4. Plexus veineux et sinus de la gouttière basilaire. — 5,5. Sinus latéraux.

— 6. Veines de la face antérieure du bulbe rachidien. — 7, 7. Veine trachélienne externe ou vertébrale externe. — 8,8. Rameaux anastomotiques entre les deux veines vertébrales. — 9, 9. Face antérieure des sinus longitudinaux rachidiens antérieurs.

ANGÉIOLOGIE.

du lobe postérieur du cerveau. Ce vaisseau communique avec les veines du corps calleux et la veine de Galien; il se jette quelquefois dans le sinus sphéno-pariétal.

Le sinus caverneux communique par sa partie postérieure avec les

sinus pétreux supérieur et inférieur, et le sinus occipital transverse ou sinus de la gouttière basilaire ; en dedans il reçoit le sinus coronaire qui établit une communication entre les sinus caverneux droit et gauche; en dehors et en arrière plusieurs veines qui le font communiquer avec les veines extérieures du crâne et le plexus veineux ptérygoïdien.

J. Sinus coronaire. — Appelé encore sinus circulaire de Ridley, il entoure le pédicule du corps pituitaire; plus développé en arrière qu'en avant, chez le vieillard que chez l'adulte, il reçoit ses vaisseaux du corps du sphénoïde, de la dure-mère, du corps pituitaire. 11 s'ouvre largement dans les deux sinus caverneux qu'il fait communiquer entre eux.

K. Sinus de la gouttière basilaire. — Appelé encore sinus occipital transverse, sinus occipital antérieur (fig. 66, 4), il est situé transversalement sur la gouttière basilaire, en arrière de la selle turcique ; il reçoit quelques petits vaisseaux qui viennent de la protubérance annulaire et du bulbe rachidien , mais surtout des vaisseaux osseux; il communique par ses deux extrémités avec les sinus caverneux et les sinus pétreux inférieur et supérieur; en bas avec les plexus veineux du canal rachidien dont on peut le considérer comme le prolongement intra-crânien.

Entre le sommet du rocher et le corps du sphénoïde on trouve de chaque côté un confluent que M. Cruveilhier désigne sous le nom de pétro-sphénoïdal. Dans chaque confluent s'ouvrent cinq sinus, savoir : en avant, les sinus caverneux et coronaire; en arrière, les sinus pétreux supérieur et inférieur; en dedans, le sinus de la gouttière basilaire.

VEINES DIPLOÏQUES.

On donne ce nom à des canaux veineux qui rampent entre les deux lames du tissu compacte des os du crâne et se jettent en partie dans les sinus , en partie dans les veines des téguments du crâne.

Ces vaisseaux sont logés dans des canaux osseux creusés dans le diploé qui remplace leur membrane externe, car leurs parois sont réduites à la membrane interne des veines ; ils sont surtout très développés chez le vieillard.

On les divise en : 1° Rameaux frontaux au nombre de deux, l'un à droite, l'autre à gauche, qui commencent vers la partie supérieure

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