VEINES DU MEMBRE THORACIQUE
Elles sont profondes ou superficielles.
1° Veines profondes.
Les veines profondes du membre thoracique ne présentent à la main, à l'avant-bras et au bras aucune particularité qui autorise à en faire l'objet d'une description spéciale ; elles suivent exactement le trajet des artères; elles sont au nombre de deux pour chaque artère et sont désignées sous le nom de veines satellites. 11 n'y a qu'une seule veine axillaire et sous-clavière correspondant aux artères du même nom.
Les veines profondes communiquent largement entre elles; elles communiquent aussi très largement avec les veines superficielles; elles sont munies d'un très grand nombre de valvules, dont les plus résistantes sont situées à l'embouchure des petites veines.
Nous ne nous arrêterons pas sur les veines profondes du membre thoracique : ces vaisseaux, en effet, présentent la même disposition et les mêmes rapports que les artères. La veine axillaire, dont nous avons d'ailleurs signalé les connexions (voy. artère axillaire, p. 371), ne présente de particulier que ses rapports avec les aponévroses de l'aisselle. Nous nous contenterons de rappeler la disposition suivante qui leur est commune avec les veines du cou et de la poitrine. Ces divers vaisseaux adhèrent à l'aponévrose; aussi, lors qu'ils sont coupés, ils restent béants, de sorte que l'air peut facile ment pénétrer dans leur intérieur. La veine sous-clavière seule mérite une description particulière.
Verne sous-clavière. — Nous désignerons, avec M. Cruveilhier, sous le nom de veine sous-clavière , le tronc veineux étendu de la clavicule, ou plutôt de l'aponévrose sous-claviculaire, au tronc veineux brachio-céphalique. Elles ont la même longueur des deux côtés et sont plus courtes que les artères correspondantes ; cette dernière circonstance tient moins à la longueur du trajet étendu entre leurs
ANGÊ10L0G1E.
deux extrémités qu'à leur direction rectiligne qui contraste avec la courbure des artères.
Rapports. — En avant, avec le sous-clavier qui la sépare de la clavicule; en arrière, avec l'artère sous-clavière dont elle est séparée en dedans par le scalène antérieur; en bas, avec la première côte et la plèvre ; en haut, avec l'aponévrose cervicale et le sterno-mastoïdien.
Veines collatérales. —De toutes les branches veineuses correspondant aux rameaux artériels fournis par l'artère sous-clavière, la veine sous-clavière ne reçoit que la veine intercostale droite, encore ce rameau se jette-t-il souvent dans la veine azygos; elle reçoit au contraire la veine jugulaire externe, la jugulaire antérieure et la veine céphalique. Les deux premières veines se jettent dans la sousclavière près de son embouchure dans le tronc brachio-céphalique.
Les veines sous-clavières reçoivent, en outre, celle du côté gauche, le canal thoracique; celle du côté droit, la grande veine lymphatique.
2° Veines superficielles.
Elles sont situées entre la peau et les aponévroses du membre ; elles reçoivent leurs vaisseaux de la peau et du tissu cellulaire souscutané et s'anastomosent largement avec les veines profondes.
1° Veines superficielles de la main. — Sur le dos de la main on trouve à chaque doigt une collatérale interne et une collatérale externe (fig. 67 , A), qui se réunissent en arcade au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes; ces veines se jettent dans une arcade veineuse (fig. 67, B), à convexité tournée en bas et de la concavité de laquelle partent un assez grand nombre de rameaux dorsaux parmi lesquels nous signalerons :
a. La veine salvatelle (fig. 67, D), située à l'extrémité supérieure du quatrième espace interosseux, et qui souvent est formée par les veines collatérales des cinquième, quatrième doigt et de la moitié du troisième.
b. La veine céphalique du pouce (fig. 67, C), qui reçoit les veines du pouce et de la moitié de l'indicateur et s'anastomose entre ces deux doigts avec les veines palmaires.
Nous ajouterons que rien n'est aussi variable que la disposition des veines du dos de la main.
2° Veines superficielles de Vavant-bras. — Elles sont plus multipliées à la région antérieure qu'à la région postérieure; nous signalerons.
a. La veine radiale (fig. 67, fig. 68, 3) , elle est la continuation de la céphalique du pouce; elle commence sur le dos du carpe;