‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 359 sur 617 · GANGLIONS LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

GANGLIONS LYMPHATIQUES

sont rares dans le canal thoracique comme dans les vaisseaux descendants de la tête. Elles sont formées par une sorte d'invagination de toutes les tuniques, et surtout de l'interne (Sappey).

Malgré l'excessive ténuité des deux lames qui forment les vaisseaux lymphatiques, ceux-ci présentent une très grande résistance, ils se rompent moins facilement que les veines ; ils possèdent en outre une élasticité très considérable; ils se laissent distendre, et, dès que le liquide renfermé dans leur cavité a disparu, ils reprennent leur volume primitif.

Des veines et des artères se distribuent dans les parois des vaisseaux lymphatiques.

GANGLÎONS LYMPHATIQUES.

On donne le nom de ganglions lymphatiques à de petits corps semblables à de petites glandes et qu'on trouve sur le trajet des vaisseaux lymphatiques. A ces ganglions aboutissent des vaisseaux afférents, il en part des vaisseaux efférents.

Les ganglions lymphatiques peuvent être divisés en superficiels et profonds: on les rencontre aux membres, surtout à la partie supérieure et dans le sens de la flexion, au cou, dans l'abdomen, dans la poitrine; ils sont placés le long des gros vaisseaux, dans le mésentère, à la racine du poumon, dans les médiastins. Leur volume est extrêmement variable ; s'il en est d'aussi gros qu'une aveline, il en est d'autres qui échappent à l'œil nu et qu'on ne peut apercevoir qu'à la loupe, ou lorsqu'ils ont été injectés ; ils sont plus volumineux chez l'enfant que chez l'adulte; chez le vieillard, leurs dimensions diminuent tellement, que quelques anatomistes ont prétendu qu'ils disparaissaient complètement. Dans l'état pathologique ils peuvent acquérir des dimensions très considérables.

Texture des ganglions. — Les ganglions lymphatiques sont formés par des capillaires lymphatiques constitués par les divisions des vaisseaux afférents et par les origines des vaisseaux efférents; tous ces capillaires s'entrelacent et s'anastomosent dans l'épaisseur des ganglions. Cette disposition a été parfaitement étudiée et démontrée par M. Sappey.

Les ganglions lymphatiques sont pourvus d'artères et de veines ; ces vaisseaux, multiples pour chaque ganglion, s'y ramifient à l'infini. On a constaté dans ces petits organes l'existence de filets nerveux. Tous les ganglions sont enveloppés par une membrane fibreuse très mince et en même temps très résistante. On y a cherché en vain la tunique musculeuse admise par Malpighi.

ÀXGÉIOLOGIË.

Page 1