‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 369 sur 617 · VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU POUMON · texte numérisé non relu

VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU POUMON

de la face convexe du foie et de ceux qui accompagnent les veines sus-hépatiques.

Les vaisseaux lymphatiques des parois thoraciques sont également de trois espèces.

1° Vaisseaux lymphatiques intercostaux. — Ils marchent parallèlement aux vaisseaux intercostaux, reçoivent quelques vaisseaux qui viennent de la partie postérieure du dos, traversent les ganglions intercostaux, et vont se jeter , les uns dans le canal thoracique , les autres, les supérieurs, dans les ganglions cervicaux inférieurs.

2° Vaisseaux lymphatiques sous-sternaux ou mammaires. — Ils proviennent des vaisseaux lymphatiques de la portion sus-ombilicale de la paroi antérieure de l'abdomen, pénètrent dans le thorax au-dessous de l'appendice xiphoïde, se réunissent aux lymphatiques de la partie antérieure du foie, marchent parallèlement à l'artère mammaire interne , reçoivent les vaisseaux intercostaux antérieurs et mammaires externes , passent successivement dans les ganglions sus-sternaux jusqu'aux ganglions cervicaux inférieurs , et se jettent, à gauche, dans le canal thoracique, à droite, dans la grande veine lymphatique.

3° Vaisseaux lymphatiques du diaphragme. — Ils occupent la concavité de ce muscle et vont se jeter dans les ganglions diaphragmatiques.

II. Ganglions et vaisseaux lymphatiques des organes contenus dans la poitrine.

1° Ganglions du médiastin postérieur. — Placés dans le médiaslin postérieur, le long de l'aorte et de l'œsophage.

2° Ganglions du me'diastin antérieur. — Peu volumineux , situés au devant du péricarde.

3° Ganglions bronchiques. — Situés autour des bronches et de la bifurcation de la trachée , ils sont très nombreux, volumineux et noirs; il en est d'autres, plus petits, également noirs, qu'on trouve dans l'épaisseur du poumon.

4° Ganglions cardiaques. — Situés à la base du cœur , dans l'espace compris entre la concavité de la crosse de l'aorte et la partie antérieure de la bifurcation de la trachée.

A. Vaisseaux lymphatiques du poumon.

Ils naissent par des réseaux nommés par M. Jarjavay sus-lobulaires et circumlobulaires. Les premiers sont situés sur la face externe des lobules; ils sont placés entre les lobules et la plèvre. Les seconds donnent naissance aux troncs lymphatiques ; ils sont logés dans les sillons qui séparent chaque lobule , ils reçoivent les anastomoses qui viennent des lobules voisins. D'autres réseaux se voient

AXGÉIOLOGIE.

sur la surface de la muqueuse bronchique. Ils sont superficiels et profonds.

Les vaisseaux superficiels sont très nombreux. Ils ne sont apparents sous la plèvre que dans une faible portion de leur étendue ; ils paraissent profonds , car ils cheminent fort souvent sous les languettes que forment certains lobules maintenus appliqués parla plèvre, sur les lobules voisins : ces vaisseaux gagnent le hile du poumon et vont se rendre dans les ganglions bronchiques qui entourent les divisions des bronches.

Les vaisseaux profonds sont situés sur le trajet des ramifications bronchiques , entre les bronches et les vaisseaux pulmonaires ; ils suivent exactement le trajet des divisions des bronches; vers la terminaison des conduits aérifères, ils s'anastomosent avec les réseaux circumlobulaires; à la racine des poumons, ils se jettent dans les ganglions bronchiques, soit directement, soit après s'être anastomosés avec les vaisseaux superficiels (1).

Des ganglions bronchiques partent des vaisseaux lymphatiques qui vont se rendre aux ganglions œsophagiens, à ceux qui avoisinent la trachée, et se jettent dans le canal thoracique ou dans la grande veine lymphatique.

B. Vaisseaux lymphatiques du cœur.

Les vaisseaux lymphatiques du cœur naissent des diverses espèces de fibres musculaires de cet organe : les uns, des fibres communes profondes qui, de la partie interne du cœur, remontent sur la face externe par l'orifice que laissent entre elles les fibres tourbillonnantes du ventricule gauche; d'autres, qui naissent des fibres propres des ventricules, convergent vers la cloison interventriculaire; les derniers, enfin, naissent des fibres communes superficielles. Ces divers vaisseaux constituent deux troncs principaux qui marchent parallèlement aux sillons antérieur et postérieur du cœur, reçoivent les vaisseaux de la couche superficielle, ceux qui viennent des oreillettes, et vont se rendre dans un ganglion volumineux situé dans la concavité de l'aorte, derrière l'artère pulmonaire; après avoir traversé ce ganglion, ces deux troncs, réunis en un seul, se jettent dans le canal thoracique.

Les vaisseaux lymphatiques du péricarde sont peu nombreux, et vont dans les ganglions bronchiques et dans les ganglions diaphragmatiques antérieurs.

Ceux de l'œsophage naissent des tuniques musculcuse et muqueuse de cet organe, et se jettent dans les ganglions œsophagiens.

Ceux du thymus se rendent aux ganglions de la base du cou,

(1) M. Jarjavey a parfaitement décrit les lymphatique* du poumon. Voy. Archives générales ûe médecine, 4 847, t. XIÏT, p. 70.

Page 1