CONSTRICTEUR INFÉRIEUR DU PHARYNX
pneumogastrique, le grand sympathique, la carotide externe et ses branches.
2° Faceinterne. — Elle présente, en avant, des orifices de communication : 1° avec les fosses nasales; 2° avec la cavité buccale par l'isthme du gosier : ces deux orifices sont séparés par la face postérieure et supérieure du voile du palais ; 3° avec le larynx : cet orifice est fermé dans la déglutition par l'épiglottc. Latéralement et en haut, on trouve l'orifice des trompes d'Eustache renflées en bourrelet et situées sur les côtés de l'orifice postérieur des fosses nasales.
La paroi supérieure du pharynx est formée par l'apophyse basilaire; son -extrémité inférieure se confond avec l'extrémité supérieure de l'œsophage.
Structure. — Le pharynx est constitué par : 1° une membrane fibreuse; 2° des muscles; 3° une membrane muqueuse; 4° des vaisseaux et des nerfs.
Membrane fibreuse.
La couche fibreuse du pharynx est formée par :
1° h' aponévrose céphalo-pharyngienne , qui s'insère en haut à l'apophyse basilaire , et sur les côtés , au rocher et à la trompe d'Eustachi ; cette aponévrose descend verticalement en bas et forme la charpente de la paroi postérieure du pharynx ; elle donne attache aux muscles constricteurs du pharynx.
2" V aponévrose pétro-pharyngienne , qui forme la charpente latérale du pharynx, s'insère en haut au rocher, se réunit en dedans à l'aponévrose céphalo-pharyngienne ; en dehors elle s'implante dans la fosse ptérygoïde, entre les deux ptérygoïdiens ; de ce point envoie un prolongement qui s'insère à l'os maxillaire inférieur , et donne attache aux fibres du muscle buccinateur : cette portion fibreuse est désignée sous le nom d'aponévrose buccinato-pharyngienne. Enfin, une dernière portion de l'aponévrose pétro-pharyngienne descend verticalement en bas jusqu'au bord supérieur de l'os hyoïde.
Couche musculeuse.
La couche musculeuse est composée de trois muscles intrinsèques: les trois constricteurs supérieur , moyen et inférieur , superposés et imbriqués à la manière des tuiles d'un toit; deux muscles extrinsèques, le stylo-pharyngien, et le pharyngo-staphylin.
Constricteur inférieur du pharynx.
Le plus épais, le plus inférieur et le plus postérieur des muscles I du pharynx (fig. 25, 17).
| Insertions. — Il s'insère sur les parties latérales du cartilage cricoïde, entre le muscle crico-thyroïdien et le muscle crico-aryténoï
SPLÀNCHNOLOGIE.
dien, à la ligne oblique du cartilage thyroïde, à la surface qui est en arrière de cette ligne, aux bords supérieur et postérieur et aux petites cornes de ce cartilage. De là, ses fibres se dirigent, les inférieures horizontalement, les autres d'autant plus obliques qu'elles sont plus supérieures, et se terminent sur un raphé médian en s'entrecroisant avec celles du muscle du côté opposé; elles s'élèvent jusqu'à la partie moyenne du pharynx.
Rapports. — En arrière, avec le tissu cellulaire qui le sépare de la colonne vertébrale ; latéralement, avec le muscle sterno-thyroïdien et le corps thyroïde ; en avant, avec la muqueuse pharyngienne, le constricteur moyen, les muscles stylo-pharyngien et pharyngo-staphylin. C'est au-dessous du bord inférieur de ce muscle que passe le nerf récurrent, et au-dessus de son bord supérieur que s'engage le nerf laryngé supérieur.
Constricteur moyen du pharynx.
Situé à la partie moyenne du pharynx, triangulaire (fig. 25, 14, et fig. 75, S).
Insertions. — Il s'insère à la face supérieure de la grande corne, à la petite corne de l'os hyoïde et à la partie inférieure du ligament stylo-hyoïdien ; de là ses fibres se portent : les inférieures de haut en bas, les moyennes transversalement, les supérieures de bas en haut, jusqu'à la partie supérieure du pharynx; toutefois ses fibres n'arrivent jamais jusqu'à l'apophyse basilaire et vont se terminer sur un raphé médian en s'entrecroisant avec le muscle du côté opposé.
Rapports. — En arrière, avec le tissu cellulaire qui le sépare des muscles de la région prévertébrale; inférieurement, avec le constricteur inférieur; en avant, avec la muqueuse du pharynx, le con-, strideur supérieur, le pharyngo-staphylin et le stylo-pharyngien qui pénètre dans le pharynx au niveau de son bord supérieur.
Constricteur supérieur du pharynx.
Quadrilatère, situé à la partie supérieure du pharynx (fig. 25, 10).
Insertions. — Il s'insère latéralement au tiers inférieur de l'aileron interne de l'apophyse ptérygoïde et au crochet qui la termine, à l'aponévrose buccinato-pharyngienne, et à l'extrémité postérieure de la ligne mylo-hyoïdienne ; de là ses fibres se portent d'avant en arrière et de dehors en dedans , et vont se fixer à l'aponévrose céphalo-pharyngienne.
Rapports. — En arrière, avec le muscle précédent et la région prévertébrale; latéralement, il offre les mêmes rapports que le pharynx; antérieurement, il est en contact avec la muqueuse pharyngienne.
Ces trois muscles, ainsi que leur nom l'indique, sont constric-
STYLO-PHARYNGIEN .
tours, eu rapprochant les parois antérieures et latérales de la paroi postérieure; ils sont encore élévateurs du pharynx,
Stylo-pharyngien.
Petit muscle plus large en bas qu'en haut (fig. 75, 1), qui s'insère à la base de l'apophyse styloïde, qui, de là, se porte en bas et en dedans , passe sur la face antérieure de la paroi musculaire du pharynx, entre le constricteur supérieur et le constricteur moyen, et s'épanouit entre les constricteurs et la membrane muqueuse. Ses fibres inférieures descendent verticalement en bas et s'attachent au bord postérieur du cartilage thyroïde.
Rapports. — En haut et en dehors, avec le muscle stylo-glosse, l'artère carotide externe, la glande parotide, le nerf glosso-pharyngien ; en haut et en dedans, avec l'artère carotide interne et la veine jugulaire interne. Dans V épaisseur du pharynx, il est en rapport, en arrière, avec le constricteur moyen; en avant, avec le constricteur supérieur et le pharyngo-staphylin.
Il est dilatateur et élévateur du pharynx.
Le muscle pharyngo-staphylin, ou pilier postérieur du voile du palais, a déjà été décrit plus haut.
On a décrit comme muscles particuliers du pharynx de petits faisceaux dont l'existence n'est pas constante, et qui paraissent être une dépendance du muscle constricteur supérieur du pharynx, et du pharyngo-staphylin. Nous ne nous y arrêterons point.
Membrane muqueuse.
La membrane muqueuse du pharynx se continue avec la muqueuse des fosses nasales, de la trompe d'Eustachc, celle de la cavité buccale, celle du larynx. Supérieurement, dans la portion nasale I du pharynx , la membrane muqueuse est épaisse, résistante comme Ij celle des fosses nasales; dans sa portion buccale, elle présente les caractères de la muqueuse buccale. Plus bas, la muqueuse pharyngienne est pâle, peu adhérente aux parties qu'elle recouvre. Audessous de cette membrane, on trouve une couche de glandules plus (abondantes en haut qu'à la partie inférieure.
La membrane muqueuse est tapissée par un épithélium pavimenteux facile à détacher.
I Artères. — Elles sont fournies par la pharyngienne supérieure, branche de la maxillaire interne; par la pharyngienne inférieure, branche de la carotide externe, et par quelques rameaux qui viennent de la sphéno-palatine et de la thyroïdienne supérieure.
Veines. — Elles vont se jeter dans la jugulaire interne et la thyroïdienne supérieure.
! Nerfs. — Ils viennent : 1° des rameaux pharyngiens du spinal ; Jces nerfs sont destinés à la couche musculaire; 2° du glosso-pha-
SPLANCHNOLOGIE.
ryngien destiné à la membrane muqueuse ; 3° du grand sympathique; 4° quelques rameaux viennent du nerf récurrent, branche du pneumogastrique; 5° du ganglion spliéno-palatin.
Le pharynx est un des principaux organes de la déglutition ; par sa portion sus-laryngienne, il donne passage à l'air, il sert donc à la respiration. Par ses alternatives de raccourcissement et d'allongement, il joue un grand rôle dans les modifications des sons.
OE SOPHAGE.
L'œsophage est un tube musculo-membraneux, cylindrique, qui s'étend du pharynx à l'estomac. Situé en avant de la colonne vertébrale , il est étendu de la cinquième vertèbre cervicale à la neuvième dorsale; sa longueur, mesurée par cet espace, est donc variable suivant les individus; son calibre, de 25 millimètres environ. L'œsophage est situé sur la ligne médiane à sa partie supérieure; il s'incline un peu à gauche à la région cervicale , puis à droite à la partie supérieure du thorax, se replace sur la ligne médiane et se dévie une seconde fois à gauche en traversant le diaphragme.
On lui considère une surface extérieure et une surface intérieure.
Rapports. — 1° Au cou, en avant avec la trachée, qu'il déborde un peu à gauche ; en avant et à gauche il est en rapport avec le sterno-thyroïdien , le nerf récurrent gauche , le corps thyroïde, les vaisseaux thyroïdiens; en arrière, avec la colonne vertébrale dont il est séparé par un tissu cellulaire lâche ; latéralement, avec les artères carotides primitive et jugulaire interne : ses rapports sont plus médiats à gauche qu'à droite. Le nerf récurrent droit est un peu en arrière de l'œsophage.
2° Dans le thorax , en avant avec la bifurcation de la trachée, la bronche gauche, la crosse de l'aorte, le péricarde qui le sépare de la base et de la face postérieure du cœur; en arrière, avec la colonne vertébrale dont il est séparé par du tissu cellulaire lâche , avec le canal thoracique qui, d'abord placé à droite, le croise à sa] partie supérieure pour se porter à gauche, avec la veine azygos, qui se place en arrière; enfin tout à fait à sa partie inférieure avec l'aorte; latéralement, à gauche, avec l'aorte thoracique; de chaque côté avec le nerf pneumogastrique ; le nerf du côté gauche est à la"; partie inférieure de la poitrine en avant, celui du côté droit en arrière ; enfin il est en rapport avec les deux poumons, dont il est séparé par la plèvre, l'œsophage se trouvant dans le médiastin postérieur.
3° Dans l'abdomen, au-dessous de l'ouverture œsophagienne du diaphragme, l'œsophage est enveloppé par le péritoine et est en rapport, en avant avec le lobe gauche du foie, en arrière avec le lobule de Spigel. Nous devons faire remarquer que la portion abdominale de l'œsophage est extrêmement courte.