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TESTICULE

On donne ce nom à deux organes glanduleux destinés à la sécrdJ rion du sperme.

Les testicules sont contenus dans les bourses; chez le fœtus, le testicule est dans la cavité abdominale. Quelquefois on rencontre des sujets chez lesquels cet organe reste dans l'abdomen; chez d'autres, il s'arrête dans le canal inguinal.

Dans la première période de la vie intra-utérine, le testicule occupe la région lombaire, au-dessous du rein. Vers le huitième mois, on le trouve dans la fosse iliaque ; celle de ses extrémités qui correspond à la tête de l'épididyme est dirigée en haut. Au-dessous du testicule, est un corps ovoïde, aussi volumineux que le testicule et l'épididyme réunis; sa grosse extrémité est dirigée vers la glande; la petite extrémité paraît s'engager dans le canal inguinal. Cet organe, désigné sous le nom de gubernaculum testis, est formé des tuniques qui doivent plus tard être renfermées dans le scrotum et envelopper le testicule, maiselîes sont disposées en ordre inverse; le péritoine, par exemple, qui doit être en contact immédiatement avec la glande, forme la couche la plus externe du gubernaculum testis.

Les testicules ne sont pas situés* à la même hauteur; le gauche est un peu plus basque le droit; ils sont peu développés dans l'enfance et prennent un accroissement considérable à l'époque de la puberté. Le testicule gauche est ordinairement un peu plus volumineux que le droit. La longueur du testicule est généralement de 6 centimètres, sa largeur de 3, et sa hauteur de 2. Cet organe a la forme d'un œuf aplati; on lui considère deux faces convexes : l'une interne ou antérieure, qui regarde en dedans, en avant et en haut; l'autre externe ou postérieure, qui regarde en arrière, en dehors et en bas; deux bords : l'un antérieur ou inférieur, convexe, lisse, tapissé par la tunique vaginale; l'autre postérieur ou supérieur, droit, recouvert par l'épididyme; c'est parce bord et en arrière de l'épididyme que pénètrent les vaisseaux spermatiques ; deux extrémités arrondies : Tune regarde en haut, en avant et en dehors; l'autre, en bas, en arrière et en dedans.

Structure du testicu'e.

Le testicule est constitué par une membrane fibreuse, un tissu propre, des nerfs et des vaisseaux.

1" Membrane fibreuse, tunique albuginée. — Blanche, résistante, elle forme la coque du testicule. Sa face externe est très adhérente k la tunique vaginale qui la recouvre partout , excepté dans le point où elle est en rapport avec l'épididyme. Sa surface interne est en

ÊPÎDID.YME.

cuulacL avec le tissu propre du testicule, auquel elle est intimement unie par un grand nombre de prolongements vasculaires; de cette face se détachent un grand nombre de cloisons fort minces qui séparent le tissu propre de la glande en autant de lobules. Au nivetu de la moitié antérieure du bord supérieur du testicule, la tunique albugiuée présente un épaississemeut désigné sous le nom de corps cf Highmore ; ce corps est traversé par un grand nombre de vaisseaux qui vont se rendre, les uns à la substance propre du testicule, les autres rampent dans la tunique albuginéc, contenus dans les espèces de sinus que Ton rencontre dans l'épaisseur de cette membrane.

2° Tissu propre. — Le tissu propre du testicule se présente sous l'apparence d'une pulpe jaunâtre séparée en lobules par des cloisons cellulo- vasculaires qui partent de la face interne de la tunique albugiuée; chaque lobule représente une petite pyramide dont la base répond au bord convexe de la glande, et dont le sommet, tourné vers le bord supérieur du testicule, adhère au corps d'Highmore. Chaque lobule est constitué par un grand nombre de eaualicules très déliés, s'anastomosant entre eux et repliés un très grand nombre de fois sur eux-mêmes ; ils paraissent noueux, mais cette apparence disparaît par la traction; ces petits canaux, devenus rectilignes, transparents, atteignent alors une longueur de 50 à 75 centimètres. Le tissu propre du testicule n'adhère à la tunique albuginée que par les vaisseaux. Au niveau du corps d'Highmore, les canalicules deviennent rectilignes, s'anastomosent entre eux et forment environ vingt canalicules droits qui traversent le corps d'Highmore d'avant en arrière et forment dans son épaisseur le réseau vasculairc du testicule de Haller; bientôt au nombre de dix à vingt conduits, ils sortent de la tunique albugiuée et se rendent à i'épididyme.

Les artères du testicule sont fournies par l'artère spermatîque qui pénètre dans l'organe par le corps d'Highmore, le long du bord supérieur du testicule.

Les veines spermatiques , très nombreuses , ont une disposition analogue ; elles forment les plexus pampiniformes.

Les vaisseaux lymphatiques sont superficiels et profonds; ils vont se rendre aux ganglions lombaires.

Les nerfs sont fournis par les plexus spermatiques.

ÉPIDIDYMË , CANAL DÉFÈRENT , VÉSICULES SÉMINALES , CANAUX ÉJACULATEURS.

Eindidijme, — On donne le nom iïépididyme à un organe quë Ton peut considérer comme le commencement du canal déférent ou comme un appendice du testicule. Il est situé sur le bord supérieur du testicule et empiète un peu sur sa îace externe. On lui

SPLANCHNULOGIK.

considère une grosse extrémité, ou tète, qui forme sou extrémité antérieure; une petite extrémité, ou queue, qui forme son extrémité postérieure , se relève en se réfléchissant sur elle-même pour donner naissance au canal déférent. Ces deux extrémités sont intimement unies au testicule : la première, par les conduits qui partent du corps d'Highmore et vont former le canal de l'épididyme; la réunion de ces conduits, distincts à leur sortie du corps d'Highmore, constitue la tête de l'épididyme; la seconde extrémité, ou la queue, est réunie au testicule par la tunique vaginale et du tissu cellulaire très dense; la partie moyenne, ou corps, en est complètement détachée et ne lui adhère que par la membrane séreuse, qui, ainsi que nous l'avons déjà dit ^ lui forme une espèce de mésentère.

L'épididyme présente une surface convexe, lisse, tapissée par la tunique vaginale, et une surface concave dans les points qui adhèrent au testicule; cette surface est dépourvue de tunique séreuse. L'épididyme est formé par un canal long et très grêle replié un grand nombre de fois sur lui-même, et dont la longueur est de I à 10 mètres; un tissu cellulaire assez dense réunit toutes ces circonvolutions. De la queue de l'épididyme, "t plus rarement de l'origine du canal déférent, part quelquefois une longue branche jaunâtre qui s'élève entre les va sseaux spermatiques ; ce vaisseau, découvert par Hallcr et récemment étudié par MM. Gosselin et Fol lin, est connu sous le nom de vas aberrans Halleri.

Canal déférent. — Le canal déférent est la continuation du canal de l'épididyine: il prend ce mm dans le point où la queue de l'épididyme cesse d'être adhérente au testicule.

A son origine, le canal déférent se porte d'arrière en avant et de bas en haut, parallèlement à l'épididyme dont il longe le bord interne. Dans cette première partie de son trajet, il décrit de nombreuses flexuosités, et quand il est déplissé par la dissection, il acquiert une longueur de 1 2 à 15 centimètres depuis son origine jusqu'au point où il se réunit aux nerfs et aux vaisseaux testicula.res pour former le cordon spermatique ; bientôt il devient rectiligne, se place en arrière des artères et des veines spermatiques, et va gagner le canal ingu.nal : il est alors oblique de bas en haut, de dedans en de ors et d avant en arrière, croise perpendiculairement l'artère épigastrique , dans le point où cette artère devient verticale; à l'orifice interne du canal inguinal, il abandonne les vaisseaux spermatiques, descend verticalement dans le bassin, longe les côtés, puis la face postérieure de la vessie, gagne le bas-fond de cet organe, entre la vessie et le rectum, en dedans de la vésicule séminale, se rapproche de son congénère auquel il s'accole, et forme le canal éjacuiateur par sa réunion avec le conduit de la vésicule séminale qu'il reçoit en bas et en dehors. Dans la deuxième portion de son trajet, à 5 centimètres environ au-dessus de la vésicule séminale.

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