ONGLE
2° Une surface interne adhérente à la surface papillaire du derme, et creusée d'une multitude de petits alvéoles qui reçoivent les papilles et les enveloppent comme dans un étui; il n'est pas rare de voir deux papilles réunies dans le même tube épidermiquc. De la face interne de l'épiderme et des saillies formées par les bords des alvéoles, partent des prolongements chevelus extrêmement déliés, qui ne paraissent autre chose que les canaux excréteurs des glandes sudorifères qui vont s'ouvrir en dehors de l'épiderme.
Structure de Vépiderme. — Nous avons dit que l'épiderme étaii composé de deux couches: 1° D'une couche interne (fig. 92, 4) creusée de fossettes qui logent les papilles. M. Cruveilhier pense que cette couche n'est autre chose que le corps muqueux de Malpighi. Cette lame est plus molle, plus transparente que la couche superficielle; elle a été décrite comme formant une membrane distincte. D'après Albinus, et cette opinion est celle qui est généralement adoptée parles anatomistes modernes, lo- réseau de Malpighi n'est pas une couche distincte; il forme la couche interne et non encore endurcie de l'épiderme : cette lame, plus ou moins épaisse, est formée de petites cellules qui ne sont pas encore aplaties.
2° Le feuillet le plus superficiel , Vépiderme proprement dit (fig. 92, 3), forme un tout continu, passe sur le sommet des papilles, mais n'est pas traversé par ces organes. D'après Henlc, le feuillet épidermiquc superficiel est constitué par des cellules à noyau qui s'aplatissent au fur et à mesure qu'elles deviennent superficielles, Chaque cellule forme ainsi une petite saillie hexagonale ; l'épiderme serait donc formé d'écaillés, mais d'écaillés extrêmement petites, L'épiderme est un produit de sécrétion solidifié , qui se détruit par sa face externe et se reproduit par sa face interne.
Breschet et Roussel de Vauzème ont décrit sous le nom d'appareil blennogène , des organes destinés à la sécrétion de l'épiderme; cet appareil se composerait de petites glandes placées dans les vésicules adipeuses sous-dermiques, et qui verseraient, par des tubes qui traversent toute l'épaisseur du derme, le produit de leur sécrétiou ! Cet appareil n'existe pas.