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PETIT OBLIQUE

Situé à la partie inférieure et antérieure de l'orbite, il est le plus court des muscles de cette région (fig. 95, 6).

Insertions. — Il s'insère, en bas, à la partie interne et antérieure du plancher de l'orbite; de là ses fibres se portent obliquement d'avant en arrière, de dedans en dehors et de bas en haut, et vont s'attacher à la partie postérieure et externe du globe oculaire, audessous de l'insertion du muscle grand oblique.

Rapports. — En bas, avec le plancher de l'orbite, les muscles droit inférieur et droit externe qu'il croise à angle aigu, en haut avec le globe oculaire.

Action. — Il porte la pupille en sens inverse du grand oblique, c'est-à-dire en haut; comme ce dernier muscle, il la porte en dehors.

L'insertion postérieure de ces muscles , excepté celle du petit oblique, est pour ainsi dire commune; en effet, ils s'insèrent à la gaîhe du nerf optique et un peu aux expansions fibreuses qui ser-

APONÉVROSE OCL'LO-ORBITAIRE.

vent de gaine aux nerfs moteur oculaire commun et moteur oculaire externe. De ce point ces muscles se dirigent d'arrière en avant. Les quatre muscles droits vont en divergeant et forment les côtés d'une pyramide quadrangulaire dont l'œil serait la base. Arrivés sur le globe de l'œil, ils s'épanouissent en un tendon qui se réfléchit sur la sclérotique et va s'attacher sur cette membrane à 4 ou 5 millimètres de la cornée. Les insertions antérieures de ces muscles ne sont pas très distinctes, puisque chaque tendon s'épanouit et va se confondre avec .les tendons des muscles voisins. Il est à remarquer en outre que ces tendons ne s'insèrent pas exclusivement au globe oculaire, puisque nous avons vu chacun d'eux envoyer une expansion fibreuse à la partie osseuse la plus voisine.

Les muscles droits ne sont point égaux ni en volume ni en longueur; ainsi le muscle droit interne est le plus volumineux et le plus court, le droit externe est le plus long.

Les muscles obliques s'insèrent sur l'hémisphère postérieur du globe de l'œil, le grand oblique en dehors et en arrière du droit supérieur, le petit oblique en dehors et en haut du droit externe.

Les artères des muscles de l'œil viennent des branches musculaires de l'ophthalmique.

Les nerfs sont fournis : par la 3e paire, moteur oculaire externe destiné aux droits supérieur, inférieur et interne, au petit oblique et à l'élévateur de la paupière; par la 4e paire, nerf pathétique poulie grand oblique; par la 6e paire, moteur oculaire externe pour le droit externe,

A ponevrose oculo-orbitaire.

L'aponévrose orbitaire est une lame fibreuse qui enveloppe le globe de l'œil, et l'isole complètement de toutes les parties contenues dans l'orbite; elle se prolonge sur les muscles moteurs du globe oculaire en leur fournissant une gaine.

Pour faire bien comprendre la disposition de cette aponévrose, a l'exemple de M. Cruveilhier, nous la supposerons partir du pourtour de l'orbite, où elle se continue avec le périoste orbitaire, et nous la suivrons sur le globe de l'œil et sur les tissus environnants.

Née du point que nous avons indiqué, l'aponévrose oculo-orbitaire s'adosse à la conjonctive palpébrale, puis à la conjonctive oculaire qu'elle abandonne à quelques millimètres de la cornée, se porte en arrière sur la sclérotique qu'elle tapisse. Arrivée à la partie postérieure de cette membrane, elle rencontre le nerf optique avec la gaîne duquel elle se confond. Au niveau de l'insertion des six muscles moteurs de l'œil, elle se réfléchit sur ces muscles et leur forme une gaine fibreuse très résistante au niveau de leur insertion oculaire, et qui va en s'amincissant d'avant en arrière, de telle sorte que la gaîne devient celluleuse dans le tiers postérieur de chaque muscle,

ORGANES DES SENS

Cette aponévrose divise donc l'orbite en deux parties : dans la partie antérieure on rencontre le globe de l'œil ; dans la partie postérieure se trouvent les muscles, les nerfs, les vaisseaux et le tissu graisseux.

Elle est unie à la conjonctive et à la sclérotique par un tissu cellulaire lamclleux très lâche, permettant des glissements tellement faciles, qu'on serait tenté d'admettre, entre cette aponévrose et le globe oculaire, une bourse séreuse rudimentairc analogue aux bourses sous-cutanées.

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