RÉTINE
lisse comme la face profonde de la choroïde dépouillée de son pigment.
Structure de l'iris. — Les alternatives des contractions et de relâchement de l'iris ont fait admettre que cette membrane était composée de fibres musculaires, les unes radiées, les autres circulaires. M. Giraldès a constaté que l'iris possède des fibres musculaires parallèles aux rayons du cercle irien, et qu'elles servent à dilater la pupille. Existe-t-il des fibres circulaires? M. Giraldès n'ose l'affirmer, il ne pourrait tout au plus les admettre que par analogie.
Les expériences de Nysten et de M.Longet ont, en outre, démontré que l'iris se contractait sous l'influence de la pile. La nature musculaire de l'iris doit donc être admise, plutôt d'après les fonctions de cet organe, car l'insuffisance de la démonstration anatomique ne permet pas de la constater d'une manière directe.
L'iris reçoit un grand nombre de vaisseaux artériels qui lui sont fournis par les ciliaires longues, qui, en s'anastomosant , forment un cercle vasculaire dont les rameaux se dirigent de la grande circonférence de l'iris vers la pupille où elles forment un second cercle en s'anastomosant de nouveau. Les veines sont beaucoup plus nombreuses que les artères. Les nerfs, très volumineux , viennent du ganglion ophthalmiquc et du rameau nasal de la cinquième paire, se portent , sous le nom de nerfs ciliaires, dans le cercle ciliaire, s'y anastomosent, et de là se dirigent dans l'épaisseur de l'iris jusqu'à sa petite circonférence.
Chez lefœtus, l'ouverture pupillaireest formée par une membrane, membrane pupillaire, membrane de Wachendorf ; elle apparaît vers le troisième mois de la vie intra-utérine et disparaît vers le septième. M. J. Cloquet a démontré que cette membrane était composée de deux feuillets entre lesquels rampaient des vaisseaux qui ne sont que la continuation des vaisseaux iriens ; il a constaté, en outre, qu'il existait un point central dépourvu de vaisseaux, et que par ce point se faisait la rupture de la membrane pupillaire.