LABYRINTHE MEMBRANEUX
Le labyrinthe membraneux n'existe pas dans le limaçon ; nous n'aurons donc à l'examiner que dans le vestibule et dans les canaux demi-circulaires; beaucoup plus petit que le labyrinthe osseux, il ne remplit pas la cavité osseuse ; il en est séparé par un liquide désigné, par Breschet, sous le nom de périlymphe, et appelé plus ordinairement humeur de Colugno. Dans l'intérieur du labyrinthe
Oreille interne.
A. Canal demi- circulaire supérieur. — B. Canal demi-circulaire horizonfal. — C. Canal demi- circulaire inférieur. — D. Partie supérieure du vestibule. — E. Partie inférieure du vestibule. — F. Fenêtre ronde. — G, C, G. Lame des contours. — H, H, H. Lame spirale. — L. Axe ou columelle. — M, M, M. Canaux demi-circulaires membraneux. — N. Saccule et otoconie sacculaire. — U. Ulricule et l'otoconie utriculaire. — V. Ampoule du canal demi-circulaire horizontal. — X. Ampoule du canal demi-circulaire supérieur. — Y. Ampoule du canal demi-circulaire inférieur.— 4. Rameau médian delà branche limacienne, ou nerf sacculaire. — 2. Rameau supérieur de la branche limacienne, ou nerf utriculaire, divisé en trois rameaux. — 3. Rameau inférieur de la branche limacienne, ou nerf ampullaîre.
OKGANES DES SENS.
membraneux se trouve un liquide, humeur de Scarpa, et comparé à l'humeur vitrée par de Blainville , qui l'appelle vitrine auditive.
Vestibule membraneux.
Il se compose de Vutricule et du saccule.
Vutricule (fig. 99, U), flottant dans l'humeur de Cotugno, qui le sépare de la base de l'étrier, reçoit les cinq orifices des canauv demi-circulaires; il est distendu par l'humeur de Scarpa.
Le saccule (fig. 99, N), plus petit que l'utriculc, occupe la fossette hémisphérique du vestibule ; il a été considéré , par Breschct , comme communiquant avec l'utricule.
Canaux demi-circulaires membraneux.
Plus petits que les canaux demi-circulaires osseux, ils ne les remplissent pas complètement; ils présentent exactement la même disposition : ils se dilatent en ampoule comme les canaux osseux (fig. 99, V, X, Y); comme eux ils présentent un conduit commun formé par les deux canaux verticaux, et communiquent par cinq orifices avec le vestibule membraneux.
Breschet a signalé, dans l'utricule et le saccule, une petite poussière blanche très fine, qu'il appelle otoconie, formée de petits cristaux.
La face interne du labyrinthe osseux est tapissée par une membrane séreuse doublée d'une membrane fibreuse; cette séreuse tapisse toutes les lamelles osseuses du vestibule , des canaux demicirculaires, pénètre dans le limaçon, se réfléchit sur les nerfs et les vaisseaux qui vont se rendre au labyrinthe membraneux, le recouvre dans toute son étendue. Cette membrane, analogue à celle de la chambre antérieure de l'œil , sécrète le liquide de Cotugno. La membrane qui tapisse le labyrinthe membraneux à sa face interne est analogue à la membrane hyaloïde; elle jouerait, à l'égard de l'humeur de Scarpa , le même rôle que la membrane hyaloïde à l'égard du corps vitré.
De cette manière la membrane du labyrinthe membraneux, malgré sa délicatesse, serait constituée par trois feuillets : un feuillet propre formé par du tissu fibreux qui supporte les vaisseaux et les nerfs, et deux feuillets séreux.
Quelques anatomistes mettent fortement en doute l'existence de ces membranes qui nous paraissent cependant devoir être admises, sinon anatomiquement, du moins par analogie.
Dans les rampes du limaçon, le nerf acoustique s'épanouit sur une membrane fibro-Yasculaire analogue au feuillet interne de la rétine.
NÉVROLOGIE.
Considéré dans son ensemble, le système nerveux se compose : 1° d'une partie centrale , constituée par la moelle épinière, Visthme de l'encéphale, le cervelet , le cerveau , contenus dans la cavité crânienne et dans le canal formé par les vertèbres superposées. Ces parties constituent un tout continu; elles sont réunies entre elles par des prolongements sur lesquels nous aurons soin d'insister en les décrivant; 2° d'une partie périphérique formée par un très grand nombre de filets nerveux qui vont se rendre dans tous les points du corps : les uns président à la sensibilité, nerfs de la sensibilité; les autres au mouvement, nerfs de la rnotilité ; d'autres, enfin, se rendent aux organes de la vie végétative, nerf grand sympathique.
Nous décrirons successivement les centres nerveux céphalo-rachidiens et la partie périphérique du système nerveux.