C. Circonvolutions cérébrales
On désigne sous le nom de circonvolutions, des replis épais, juxtaposés qui recouvrent la surface du cerveau.
On considère à chacune d'elles une base, ou bord adhérent, un bord libre, ou sommet; les surfaces comprises dans l'intervalle des deux bords sont appelées, par M. Foville, flancs des circonvolutions.
La base, ou bord adhérent, est appuyé sur le noyau central de l'hémisphère, la somme des bases est beaucoup moins étendue que la surface des bords libres; cette différence tient moins à l'épaisseur plus grande du sommet qu'aux festons que présente le bord libre de la circonvolution.
Le sommet, ou bord libre, présente souvent un sillon plus ou moins profond. Il est légèrement arrondi, de sorte qu'il existe une gouttière entre les bords des deux circonvolutions contiguës; si trois circonvolutions se rencontrent , elles interceptent entre elles un espace triangulaire.
Les flancs sont plus étendus que le sommet; ils sont moulés les uns sur les autres, et séparés par un double feuillet de la pie-mère.
La ligne, menée du milieu du sommet de la circonvolution vers le milieu de sa base, constitue Vaxe qui est généralement dirigé vers le centre des hémisphères cérébraux.
NÉVROLOGIE.
La hauteur et l'épaisseur des circonvolutions sont extrêmement variables chez les divers individus, et aussi sur le même cerveau; en effet, on en voit dont le sommet atteint la face interne du crâne, tandis que d'autres, plus profondes, en sont plus ou moins distantes.
La plupart des circonvolutions se logent dans les impressions digitales que nous avons signalées sur la face intérieure des os du crâne, cette règle souffre cependant quelques exceptions.
Les circonvolutions ont été étudiées avec beaucoup de soin par un grand nombre d'anatomistes, et surtout par M. Foville, qui les a décrites avec une très grande exactitude. Nous décrirons successivement celles de la face interne des hémisphères, puis celles de la face inférieure et de la face concave.
1° Circonvolutions de la face interne.
Sur la face interne des hémisphères on trouve la grande circonvolution du corps calleux de M. Cruveilhier; M. Foville l'appelle circonvolution de V ourlet ou de premier ordre (fig. 107, 26). Elle forme un cercle complet sur la lisière de la couche corticale de l'hémisphère, enfermant le tronçon pédoneu iai re , le corps calleux et le quadrilatère perforé; elle se termine par ses deux extrémités, l'une à la partie interne du bord antérieur du quadrilatère perforé, l'autre à la partie externe du bord postérieur de la même substance. On la divise en trois portions, une portion ascendante, étroite, étendue de son origine, au genou du corps calleux; une portion horizontale parallèle au corps calleux; enfin, une portion descendante qui se termine en crochet, se continue avec l'extrémité inférieure de la corne d'Ammon : Yicq d'Azyr décrit cette extrémité sous le nom de circonvolution de V hippocampe.
La circonférence de la face interne des hémisphères est embrassée par une des deux circonvolutions de second ordre de M. Foville. Celui-ci naît sur la marge antérieure du quadrilatère perforé dans la partie de la circonvolution de l'ourlet qui correspond à la racine interne du nerf olfactif, et se termine dans le voisinage de la marge postérieure du quadrilatère perforé, au niveau de l'extrémité visible du nerf olfactif; cette grande circonvolution ne présente pas la régularité de celle du corps calleux; on trouve sur sa longueur des anfractuosités nombreuses. « Ce qui la caractérise, dit M. Foville (I), au milieu de ces accidents de formes, c'est de former, dans toute sa longueur, entre la face interne des hémisphères d'un côté, la face externe et ses régions basilaires de l'autre , une sorte d'arête dont la coupe transversale forme un angle droit émoussé, tandis que,
(4) Foville , Traité complet d'anatomie , etc. du système nerveux cérébrospinal. Paris, 1844, p. 204.