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TEXTURE DES NERFS

CORPS DE PÀCGI.M,

Ou donne ce nom à de petits corps opaques, découverts, en 1832, par MM. Andral, Camus et Lacroix, et étudies plus tard avec beaucoup de soin par Paccini ; ils sont du volume d'un grain de chènevis ou de millet, tantôt appliqués sur les nerfs, plus souvent se continuant avec eux par un pédoncule plus ou moins allongé.

On les rencontre, à la main, sur les nerfs collatéraux des doigts, à la plante des pieds; on en a observé quelques uns sur le trajet du grand sympathique, dans le mésentère et aux environs du pancréas.

Ils sont très nombreux, tantôt isolés, d'autres fois réunis par groupe de trois ou quatre.

Paccini a constaté que ces corpuscules sont pourvus d'un pédicule plus ou moins long, mince, quelquefois tordu, qui s'enfonce dans le corpuscule sous la forme d'un prolongement conique égal au quart ou à la moitié du diamètre du corpuscule. Le pédicule, ainsi que son prolongement, sont transparents.

II a vu, sous le microscope, que l'intérieur de ces corpuscules présente des stries concentriques, d'autant plus droites et parallèles, qu'elles sont plus près du centre; ces stries correspondraient à des capsules emboîtées les unes dans les autres, séparées par des espaces remplis de liquide, et réunies par le pédoncule qui se prolonge jusqu'à la capsule la plus centrale. La capsule centrale renferme un liquide analogue à celui qu'on rencontre dans les espaces intereapsulaires, et dans ce liquide se trouve un petit filet qui a toute l'apparence d'une fibre nerveuse primitive; ce filet vient du tronc ou du rameau nerveux situé dans le voisinage du corpuscule; il pénètre dans le pédoncule, arrive au canal central et se termine à l'extrémité du canalicule par un ou deux renflements arrondis (1).

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