‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 549 sur 617 · BRANCHES POSTÉRIEURES DES NERFS SPINAUX · texte numérisé non relu

BRANCHES POSTÉRIEURES DES NERFS SPINAUX

en arrière des apophyses articulaires, eu dedans de l'artère vertébrale; arrivé dans l'espace triangulaire formé par les muscles grand droit postérieur, grand et petit oblique, elle se divise en plusieurs rameaux qui se rendent aux muscles droits et obliques postérieurs de la tête; un filet inférieur s'anastomose avec la deuxième paire cervicale postérieure.

b. Deuxième paire. — Plus volumineuse que la branche précédente, elle sort du rachis entre l'arc postérieur de l'atlas et la lame de l'axis en croisant le bord inférieur du muscle grand oblique, s'engage entre ce muscle et le grand complexus. Là elle se divise en deux branches : l'une s'anastomose avec la branche postérieure de la première paire et se perd dans le splénius; l'autre, le nerf occipital interne, qui, après avoir fourni un rameau anastomotique à la troisième paire, se porte de bas en haut et de dehors en dedans, traverse le grand complexus, puis le trapèze à leur partie supérieure, en leur fournissant quelques filets, s'anastomose avec le rameau mastoïdien du plexus cervical et s'épanouit dans le cuir chevelu en suivant les rameaux de l'artère occipitale.

c. Troisième paire. — Moins volumineuse que la seconde, elle sort entre l'apophyse transverse de l'axis et celle de la troisième vertèbre cervicale, envoie un rameau anastomotique à la seconde paire, se porte en dedans entre le grand complexus et le transversaire épineux, et se divise en deux branches : l'une, ascendante, qui traverse le trapèze et se perd près de la ligne médiane dans la peau de la région occipitale; l'autre, descendante, qui se distribue à la peau de la nuque.

M. Cruveilhier a désigné, sous le nom de plexus occipital postérieur, la succession d'arcades qui résulte de l'anastomose des trois premières paires cervicales postérieures.

d. Branches postérieures des cinq dernières paires. - — Moins développées que les précédentes, elles diminuent de volume à mesure qu'elles deviennent plus inférieures; elles se dirigent de haut en bas, croisent le transversaire épineux, se jettent dans ce muscle, dans le grand complexus, le splénius, le trapèze, et se terminent dans les téguments de la partie moyenne, de la partie inférieure de la nuque et de la partie supérieure du dos.

2° Région dorsale. — Les douze branches postérieures de la région dorsale présentent toutes le même caractère, elles ne diffèrent que par les muscles auxquels elles se distribuent. Elles se dirigent en arrière, traversent les intervalles qui existent entre les apophyses transverses, et parvenues dans les gouttières vertébrales, elles se divisent en deux rameaux, les uns internes, les autres externes.

1° Les rameaux internes, d'autant plus volumineux qu'ils sont plus supérieurs, se portent d'arrière en avant entre le long dorsal et le transversaire épineux auxquels ils donnent quelques filets, se

NÉVR0L0G1E.

portent ensuite en dehors à travers le long dorsal et se jettent dans les téguments du dos.

T Les rameaux externes, d'autant plus volumineux, qu'ils sont plus inférieurs, se portent directement en arrière entre le sacroiombairè et le long dorsal auxquels ils fournissent des rameaux, traversent ces muscles , donnent des filets aux muscles les plus superficiels du dos et se perdent dans la peau de la région dorsale, dans celle de la partie latérale du thorax et de l'abdomen; quelques uns des rameaux cutanés des dernières paires dorsales descendent jusqu'à la peau de la partie supérieure de la fesse.

11 est à remarquer que les huit premières paires dorsales offrent la plus grande analogie de distribution avec les dernières paires cervicales, et que les quatre dernières ont une disposition à peu près Identique à celle des paires lombaires.

3° Région lombaire. — Les branches postérieures des nerfs lombaires passent entre les apophyses transverses des deux vertèbres correspondantes, donnent quelques filets aux muscles intertransversaires, et se divisent m rameaux internes et rameaux externes. Les premiers se distribuent à la peau de la région lombaire, les seconds à la peau des régions lombaire latérale et fessière. Les brandies postérieures des deux dernières paires lombaires sont presque exclusivement musculaires et se perdent dans la masse commune sacro-lombaire.

ï° Région sacrée. — Très grêles et s'anastomosant en arcade, les branches postérieures se divisent en filets musculaires qui se distribuent à la masse commune et au muscle grand fessier, en filets cutanés qui se perdent dans la peau de la région sacrée.

Page 1