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ORIGINE DU NERF MOTEUR OCULAIRE COMMUN

l'orbite par la fente sphcnoïdale après avoir passe dans uu canal qui lui est propre au-dessous de l'apophyse clinoïde postérieure, dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux où i! s'anastomose avec la branche ophthalmique de Willis et le grand sympa thique.

Surface inférieure du cerveau et origine apparente des nerfs racludiens.

ï. Nerf olfactif. — 2. Nerf optique. — 3. Nerf moteur oculaire commun. — 4. Nerf pathétique. — 5. Nerf trijumeau. — 6. Nerf moteur oculaire externe.

— 7. Nerf facial. — 8. Nerf auditif. — 9. Nerf glossopharyngien. — 10. Nerf pneumogastrique. — 11. Nerf spinal. — 12. Nerf grand hypoglosse. — 13. Nerf de la première paire cervicale. — 14, 14. Scissure interlobaire. — 15. Chiasma des nerfs optiques. — 16. Infiindibulum. — 17. Tuber cinereum.

— 18. Quadrilatère perforé. — 19. Tubercules mamillaires. — 20. Espace perforé interpédonculaire. — 21. Pédoncules du cerveau. — 22. Protubérance annulaire. — 23. Olive. — ■ 24. Pyramide antérieure. — 25. Entrecroisement des pyramides. — 2H. Moelle épinière. — 27. Cervelet. — 28. Vermis inférieur.

— 29. Lobule du pneumogastrique. — 30. Circonvolution olfactive.

Fig. 121.

NÉVftOLOGlEi

pathétique (nerf de la quatrième paire).

Destiné exclusivement an muscle grand oblique de l'œil , il naît en arrière des tubercules quadrijumeaux, du ruban de Reil, au moment où ce faisceau disparaît sous les tubercules testes sur le frein de la valvule de Vieussens, d'où il se détache avec la plus grande facilité (fig. 121, 4).

De là il se porte directement en dehors et en bas, contourne le pédoncule cérébral, puis se porte en avant et en dedans vers l'apophyse clinoïde postérieure, passe dans un petit canal que lui présente la dure-mère, s'anastomose avec la branche ophthalmique et envoie un filet qui se dirige d'avant en arrière et va se jeter dans la tente du cervelet. M. Longet considère ce filet comme fourni par la branche ophthalmique de Willis. Bientôt il entre dans l'orbite par la partie la plus interne de la fente sphénoïclalc.

trijumeau ou trifacial [nerf de la cinquième paire)

Entre la partie supérieure et interne du pédoncule cérébelleut moyen et la protubérance annulaire (fig. 121, 5) sort un gros tronc nerveux formé de deux portions, l'une plus volumineuse, portion sensitive , l'autre motrice : ce sont les deux racines du nerf trijumeau.

La racine sensitive nait du bulbe rachidien entre le faisceau latéral et les corps restiformes avec lesquels elle semble se confondre ; traverse la protubérance dont elle est parfaitement distincte et sort du cerveau dans le point que nous avons indiqué. La racine motrice ne peut être que très difficilement suivie au delà de son point d'émergence. M. Longet pense qu'elle prend son origine du faisceau latéral de la moelle qui pénètre dans la protubérance et donne plus tard naissance au nerf pathétique.

Au moment où elles sortent du cerveau, ces deux portions sont accolées l'une à l'autre sans cependant échanger ensemble des filets nerveux; de là ce nerf se porte en haut, en dehors et en avant, ■ i loge dans une dépression qu'on trouve sur le bord supérieur du j rocher où il forme un renflement recouvert par la dure-mère et désigné sous le nom de ganglion de Gasser. Ce ganglion paraît e\- j clusivement formé par l'entrecroisement et l'élargissement dm fibresde la racine sensitive et par de la substance grise, la racine motrice ne fait que s'y accoler. De sa convexité dirigée en avant et en | dehors partent trois branches qui sont, d'avant en arrière et de haut ! en bas, 1° la branche ophthalmique de Willis, 2° le nerf maxillaire supérieur, 3° le nerf maxillaire inférieur.

0R1GÏNÈ DES NERFS GLOSSOPHÂRYNGIEN, PNEUMOGASTRIQUE, SPINAL. 769

moteur oculaire externe {nerf de la sixième paire) .

Exclusivement destiné au muscle droit externe de l'œil, ce nerf naît par plusieurs racines de la pyramide antérieure (fig. 121, 6); plusieurs filets qui paraissent venir de la protubérance annulaire peuvent être suivis jusqu'aux faisceaux que les pyramides envoient dans cet organe. Il sort du cerveau dans le sillon qui sépare la protubérance annulaire des pyramides, se met en rapport avec l'artère cérébelleuse antérieure et inférieure, se porte en avant, en haut et en dehors, passe par un canal particulier dans le sinus caverneux où il reçoit quelques filets anastomotiques du grand sympathique et pénètre dans le crâne par la fente sphénoïdale au-dessous de la veine ophthalmique.

facial et auditif [nerf s de la septième paire (Willîs), nerfs de la septième et de la huitième paires (Sœmmerring).

La septième paire est formée de deux nerfs distincts , la portion dure, ou nerf facial , la portion molle, ou nerf auditif.

Le nerf facial sort au niveau de la fosse de l'éminence olivairc deVicq-d'Àzyr par plusieurs racines qui partent du faisceau latéral de la moelle qui se prolonge dans le bulbe rachidien ; son point d'émergence, au delà duquel il est fort difficile de le suivre, est situé entre le bord postérieur et externe de la protubérance annulaire, en avant et en dehors des olives et des corps restiformes (fig. 121, 7).

Le nerf auditif paraît en dehors et en arrière du nerf facial (fig. 121, 8), au côté postérieur et interne de la portion libre la plus externe du pédoncule cérébelleux; il naît par deux racines, l'une rubanée grisâtre qui passe en arrière du corps restiforme, l'autre plus arrondie, plus dense, qui passe au-devant de lui; ces fibres paraissent s'implanter dans l'épaisseur de la substance grise qui revêt la face postérieure du bulbe, et après avoir embrassé le corps restiforme elles se réunissent en un cordon nerveux qui s'accole au bord externe du nerf facial ; presque toujours les fibres du nerf acoustique se continuent avec les stries blanches qu'on remarque sur la paroi antérieure du quatrième ventricule.

Réunis ensemble, les nerfs facial et auditif se portent en avant, en dehors et en haut vers le conduit auditif interne où ils s'engagent chacun par une ouverture spéciale.

glossopharyngien , pneumogastrique, spinal {nerf s de la huitième paire ( Willis), nerfs des neuvième, dixième et onzième paires (Sœmmerring).

La huitième paire est formée de trois nerfs, qui sont : le glossopharyngien, le pneumo- gastrique et le spinal, ou accessoire de Willis.

NÉVR0L0G1E.

Le glossopharyngien naît par cinq ou six filets, en arrière du corps olivaire, dans la direction d'une ligne qui prolongerait supérieurement le cordon antéro-latéral de la moelle; sa racine supérieure est située immédiatement au-dessous du nerf acoustique ; sa racine inférieure, qui est plus considérable, est parallèle et contigué aux racines du nerf pneumogastrique (fig. 121, 9).

Le nerf pneumogastrique naît, par huit ou dix radicules, sur les parties latérales et supérieures du bulbe rachidien, imméd atement au-dessous du glossophayngien, entre le faisceau innominé du bulbe et le corps restiforme sur la direction d'une ligne qui prolongerait jusqu'à la protubérance le sillon collatéral postérieur de la moelle (fig. 121, 10).

Le nerf spinal naît des deux tiers supérieurs de la portion cervicale de la moelle, racines médullaires, et de la moitié inférieure du bulbe rachidien, racines bulbaires.

Lesracines médullaires apparaissent entre les racines antérieures et les racines postérieures des quatre ou cinq premiers nerfs cervicaux, plus près des racines postérieures que des antérieures.

Les racines bulbaires naîtraient , suivant la plupart des anatomistes, sur la direction d'une ligne qui prolongerait le sillon collatéral postérieur de la moelle. M. Sappcy a constaté que les racines bulbaires du spinal sont implantées sur l'origine du faisceau latéral ou intermédiaire du bulbe, et qu'elles s'éloignent pins que les racines médullaires du sillon collatéral postérieur. C'est clone à tort, ajoute-t-il, que l'origine motrice de ces racines a paru contestable, elles proviennent bien manifestement du cordon antéro-latéral de la moelle (fig. 121, 11; fig. 133, 19 et 20).

Le nerf spinal, très grêle à son extrémité inférieure, se porte verticalement en haut en s'éloignant de moelle épinière et en grossissant au fur et à mesure qu'il reçoit de nouveaux filets, pénètre dans le crâne par le trou occipital, décrit une courbe à concavité inférieure pour sortir du crâne, avec le pneumogastrique en dedans et en arrière duquel il se place, par le trou déchiré postérieur.

Le pneumogastrique et le glossophayngien se portent horizontalement en dehors et sortent du crâne par le trou déchiré postérieur, le premier en se réunissant avec le spinal, le second par une petite ouverture particulière.

grand hypoglosse [nerf de la neuvième paire (Willis), nerf de la douzième paire (Sœmmerring).

Ce nerf naît du sillon qui sépare les olives des pyramides anté rieures par une série linéaire de filets qui se réunissent, s'enveloppent de névrilème, se portent horizontalement en dehors et sortent du crâne par le trou condylien antérieur (fig. 121, 12).

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