BOURSES SÉREUSES. 1Ô
loppés dans une gaine fibreuse, le périoste complétant la gaine dans les points où les muscles sont en contact avec les os.
A leurs extrémités, les aponévroses d'enveloppe s'attachent comme les muscles, sur des saillies osseuses ; il n'est pas rare de voir, dans le voisinage de l'extrémité d'origine des muscles, les fibres musculaires prendre des points d'attache sur la face interne de l'aponévrose. Les prolongements de la face interne des aponévroses se terminent tanlôt sur les tendons, tantôt sur les ligaments, d'autres fois enveloppent les tendons d'une manière complète et se terminent au périoste.
Structure. — Les aponévroses sont formées de plusieurs ordres de fibres qui s'entre-croisent plus ou moins obliquement : les unes sont parallèles à l'axe du corps, les autres sont perpendiculaires ou obliques.
Les aponévroses sont percées de trous circulaires qui permettent aux nerfs et aux vaisseaux sous-nponévrotiquos de devenir souscutanés.
DES GAINES TENDINEUSES.
Les gaines tendineuses se trouvent autour des tendons qui sont libres dans une assez grande étendue; elles sont destinées à empcclier ceux-ci de se déplacer pendant la contraction du muscle.
Elles sont générales ou partielles. Les gaines tendineuses générales servent à maintenir plusieurs muscles : tels sont les ligaments annulaires et dorsaux du pied etdeia main. De la face interne de ces gaines fibreuses générales partent souvent des prolongements qui vont se fixer aux éminences osseuses, et divisent la gaine générale en autant de gaines particulières. Cette disposition se remarque surtout entre les tendons des muscles extenseurs ; les tendons des muscles fléchisseurs ne sont pas enfermés dans de petites gaines tendineuses pailiculières.
Les gaines particulières sont de deux espèces : les unes sont moitié osseuses et moitié fibreuses. La portion fibreuse est concave, et est insérée de chaque côté de la gouttière osseuse sur les saillies qu'elle présente; les autres sont complètement fibreuses.
Une synoviale fort importante tapisse les gaines tendineuses, et favorise le glissement des tendons. La plupart de ces synoviales tendineuses onl la forme d'un sac plus ou moins long, dont les extrémités se réfléchissent de manière à produire un canal ou un manchon dans lequel glisse le tendon, entouré plus ou moins lâchement par le feuillet séreux; d'autres fois, une des faces du tendon seulement est tapissée par la membrane séreuse.
Les synoviales tendineuses communiquent rarement ensemble. iS'ous aurons occasion plus loin de revenir sur leur disposition.