‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 176 sur 670 · PYRAMIDAL DU NEZ · texte numérisé non relu

PYRAMIDAL DU NEZ

Petit muscle (fig. 24. 3) que M. Cruveilhier a réuni au muscle frontal dont il forme la pariie moyenne et inférieure, situé sur la racine et les parties latérales du nez. Il s'insère en bas, comme nous l'avons dit, au bord inférieur des os propres du nez et aux cartilages latérauxj; en haut, confondant ses fibres avec le frontal. Il est recouve rt par la peau ; il recouvre les os propres du nez.

Nous n'insisterons pas davantage sur ce muscle, que nous avons presque entièrement décrit avec le frontal.

Aponévrose épicrânienne.

Les deux muscles occipitaux et frontaux sont réunies entre eux par leur bord supérieur au moyen d'une large aponévrose désignée sous le nom ù'aponévrose épicrânienne. Cette aponévrose est formée de deux ordres de fibres : les unes, dirigées d'avant en arrière, vont du frontal à l'occipital; les autres, beaucoup plus minces, sont dirigées transversalement d'un auriculaire supérieur à Tautre. Cette aponévrose s'insère, en outre, à la ligne courbe supérieure de l'occipital, pénétrant dans l'espace que laissent entre eux les deux muscles occipitaux; latéralement et en arrière, à la base de l'apophyse mastoïde, dans l'espace qui existe entre l'occipital et l'auriculaire supérieur; latéralement et en avant, à l'os malaire et à l'arcade zygomatique, dans l'espace situé entre l'angle externe de l'œil et le conduit auditif externe, se confondant avec l'aponévrose qui recouvre le muscle temporal.

OEBICULATRE DES PAUPIÈRES. 247

Elle est recouverte par le cuir chevelu ; elle recouvre les os du crnâe, auxquels elle adhère par un tissu cellulaire lâche.

L'aponévrose épicrânienne a été considérée comme le tendon qui réunirait les deux ventres d'un muscle digastrique, V oc cipUo- frontal. Nous préférons, avec M. Cruveilliier, comparer cette aponévrose au centre phrénique du diaphragme, centre sur lequel viennent s'attacher les fibres musculaires des muscles peauciers qui s'insèrent à la parlie inférieure du crâne.

SOURCILIER.

Préparation. — Incisez transversalement le frontal à sa parlie moyenne; disséquez la poition inférieure en la renversant en avant et en b;is.

Situé sur l'arcade sourcilière, il est court, étroit, aplati (fig. 74. 2).

Insertions. — En dedans, à l'extrémité interne de l'arcade sourcilière, confondant ses insertions avec celles du frontal et du pyramidal; de là, ses fibres vont, en formant une arcade à concavité inférieure, s'attacher à la peau du sourcil par des fibres peu colorées, qui passent entre celles du frontal et celles de l'orbiculaire des paupières.

Rapports. — Il recouvre l'arcade sourcilière ; il est recouvert par le frontal, le pyramidal et l'orbiculaire des paupières.

Action. — [l abaisse la peau du front en bas et en dedans. Quand les deux muscles agissent ensemble, la peau comprise entre les deux sourcils est froncée.

ORDICLLAIRE DES PAUPIÈRES.

Situé autour de l'orbite et. dans l'épaisseur des paupières, il est large, mince ; ses fibres présentent entre elles une ouverture elliptique, qui correspond à celle des paupières (fig. 73. G).

Insertion. — 1° Une partie de ses fibres a des insertions tendineuses. Un tendon long de 4 à 5 millimètres et large de 2 s'attache à l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, au-devant de la gouttière lacrymale ; c'est le tendon direct. Ce tendon passe en avant du sac lacrymal, laissant au-dessous de lui la plus grande portion de cette cavité, se bifurque au niveau de l'angle interne des paupières, et chacune de ses branches de bifurcation va s'insérer au cartilage tarse correspondant. A la face postérieure de ces tendons s'insère une lame apoiiévrotique qui forme la paroi externe du sac lacrymal : c'est le tendon réfléchi de l'orbiculaire. Les fibres musculaires naissent du tendon direct et du bord antérieur du tendon réfléchi. 2" L'autre partie s'attache par de courtes fibres aponévrotiques, à l'apophyse orbilaire interne, à l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, à la partie interne et inférieure de la base de l'orbite. De ces divers points, les fibres musculaires se portent de dedans en dehors, se divisant en deux moitiés : les unes sont supérieures, vont

248 MYOLOGIE.

se rendre à la paupière supérieure, et décrivent une courbe à concavité inférieure ; les autres vont se rendre à la paupière inférieure et décrivent une courbe en sens inverse; le tendon réfléchi donne attache à un très petit faisceau musculaire, qui s'attache en dedans à la crête de l'os unguis, se bifurque en dehors, et va se terminer au niveau des points lacrymaux : c'est ce petit faisceau qu'on désigne sous le nom de muscle de Horner (ce petit muscle ne peut être vu qu'en détachant l'orbiculaire de dehors en dedans, et en le renversant vers la racine du nez).

Le muscle orbiculaire a été considéré par un grand nombre d'anatomistes comme formant deux muscles : l'un, orbitaire externe ou extra -paipébral ; l'autre, orbitaire interne ou palpébral. Les fibres du premier sont plus rouges, plus épaisses^ plus arquées ; celles du second sont beaucoup plus pâles ; elles vont se fixer à un raphé celluleux de l'angle externe. Celles qui sont dans le voisinage du bord libre de la paupière sont presque horizontales; dans ce point, la couche musculaire est un peu plus épaisse. Riolan en a fait un muscle à part, sous le nom de muscle ciliaire.

Rapports. — Recouvert par la peau qui lui est intimement unie à sa partie supérieure, et dont il est séparé dans sa portion palpébrale par le tissu cellulaire séreux qui s'infiltre facilement, il recouvre le sac lacrymal, le muscle sourciller, une petite partie du muscle temporal, l'apophyse montante du maxillaire supérieur, l'os frontal, l'os malaire ; sa circonférence est en rapport en haut avec le frontal, en dedans avec le pyramidal, en bas avec les zygomatiques.

Action. — Par leur contraction les fibres des muscles orbiculaires ferment les paupières ; dans les contractions un peu fortes, la peau du front se trouve rapprochée des angles internes de l'orbite.

U. MUSCLES EXTRINSEQUES DE LOREILLE, AURICtJLAIRE SUPÉRIEUR.

Situé au-dessus du pavillon de l'oreille, il est très mince, rayonné (%. 73. 5).

Insertions. — Il s'insère en haut à l'aponévrose épicrânienne, à peu près au milieu de la ligne courbe qui limite la fosse temporale ; de là ses fibres vont, en convergeant, s'attacher par un large tendon à la saillie de la face interne du cartilage de l'oreille, saillie qui cor= respond à la fosse naviculaire.

Bapports. ~ Il est recouvert par la peau, il recouvre l'aponévrose du muscle temporal.

Action. — Il élève le pavillon de l'oreille.

MTRTIFORME. 249

AURICULAIRE POSTERIEUR.

Silué en arrière de l'oreille, composé en général de deux faisceaux dont l'inférieur est le plus considérable.

Inserlions. — Il s'insère en arrière à la racine de l'apophyse mastoïde, au-dessus du slernocléido -mastoïdien ; en avant, à l'émine^nce de la face interne du cartilage de l'oreille qui correspond à la conque.

Rapports. — Il est recouvert par la peau, il recouvre l'os temporal,

Âclio7i. — Il porte la conque de l'oreille en arrière.

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