OP.BICILAÎRE DES LEVRES
FiG.7 4.
Muscles de la face (couche profonde) et du cou (vue latérale).
1. Muscle temporal. — 2. M. sourciller. — 3. M. Iriangulairc du nez. — 4. M. élévateur propre de la lèvre supérieure. — 5. M. canin. — 6. M. ahaisseur de l'aile du nez. — 7. M. orbiculaire des lèvres. — 8. M. buccinateur. — 9. M. carré du menton. — 10. M. constrictear supérieur du pharynx. — 1 1. M. styloglossc. — 12. ;M. slylo-pliaryngicn. — 13. ^I. stylo-hyoïdien (insertion inférieure). — 14. M. constricteur moyen du p!iaryn\. — 15. M. mylo-hyoïdien. — 16. M. tlm-o-hyoîdien. — 17. M. constricteur inférieur du pharynx. — 18, M. crico-thyroidien.. — 19. M. splénius. — 20,20. M. angulaire de l'omoplate. — 21. M. droit antérieur de la tète. — 22. M. scalène postérieur. — 23. M. scalène antérieur. — A. Oritice du canal de Sténon. — B. Corps thyroïde. — C. Trachée-artère.
254 MYOLOGIE.
Rapports. — 11 est recouvert par le grand zygomatique, le masséler dont il est séparé par dû tissu adipeux et une aponévrose résistante ; il recouvre la muqueuse buccale ; le canal de Sténon le recouvre dans sa partie postérieure, le traverse, et rampe dans une étendue de quelques millimètres entre sa face interne et la muqueuse buccale.
Action. — Quand les deux muscles se contractent, ils éloignent les commissures ; dans la mastication, ils ramènent dans la cavité buccale les aliments qui tombent en dehors des arcades alvéolaires.
ORBicuLAiRE DES LÈVRES {portioïi labiale du buccinateur, Cruveilhier).
Ce muscle est situé dans ^épaisseur des lèvres, où il occupe tout l'espace compris, d'une part, entre le bord libre de la lèvre supérieure et la racine du nez ; d'autre part, l'espace compris entre le bord libre de la lèvre inférieure et le sillon transverse qui surmonte le menton (fig. 73. 15, et fig. 74. 7); il est formé par deux faisceaux de fibres semi-elliptiques résultant en partie du prolongement des fibres qni vont se perdre aux commissures.
Les fibres de l'orbiculaire des lèvres peuvent être divisées en deux couches qui sont séparées par l'artère coronaire. La couche interne, formée par un faisceau arrondi, très épais au niveau du bord libre des lèvres chez certains individus à lèvres épaisses, et surtout chez les nègres. Ces fibres, qui Ajennent du buccinateur, forment pour chaque lèvre un demi-cercle complet constitué par les fibres des deux buccinateurs droit et gauche. La couche externe est beaucoup plus mince ; elle est formée par des faisceaux aplatis, plus serrés à la lèvre inférieure qu'à la lèvre supérieure. Elle est constituée : 1° par des fibres du buccinateur qui s'entrecroisent avec celles du buccinateur du côté opposé, et vont s'attacher pour la lèvre supérieure à la fossette incisive du côté opposé, savoir : pour le buccinateur droit, à la fossette incisive gauche, et réciproquement ; pour la lèvre inférieure^ au côté opposé de la symphyse du menton; 2° de fibres plus élevées qui s'attachent : pour la lèvre supérieure, à la fossette incisive du même côté; à l'aile du nez, quelquefois se continuent avec le muscle canin ; pour la lèvre inférieure, sur le même côté de la symphyse du menton.
Le muscle orbiculaire des lèvres ne doit pas être considéré comme un muscle indépendant, mais comme formé de l'entrecroisement des fibres des muscles de la face qui se rencontrent au niveau de la commissure des lèvres. Cette idée, déjà émise par Santorini, a été développée par Thomson, qui, partant de ce principe que les muscles de la face ont deux insertions osseuses, faisait passer le grand zygomatique dans l'épaisseur de la lèvre inférieure, et le faisait insérer à l'os malaire -du côté opposé ; le triangulaire des lèvres passait sur la lèvre