‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 208 sur 670 · EXTENSEUR PROPRE DE L'INDEX · texte numérisé non relu

EXTENSEUR PROPRE DE L'INDEX

Situé à la partie postérieure de l'avant-bras (fig. 76. M).

Insertions. — Il s'insère en haut à la face postérieure du cubitus et du ligament interosseux ; de là, ses fibres descendent verticalement et s'attachent à un tendon, d'abord vertical, et qui, parvenu à la gaîne de l'extenseur commua, s'y engage, se porte de haut en bas et de dedans en dehors, et s'attache aux deux dernières phalanges du doigt indicateur, se confondant avec le tendon de l'extenseur commun destiné à l'index.

Rapports. — Les mêmes que ceux des muscles précédents.

Action. — C'est h ce muscle que l'index doit son indépendance dans les mouvements d'extension.

Les artères des muscles de la région postérieure de l'avant-bras viennent : 1° de l'artère récurrente cubitale postérieure ; 2" de la récurrente radiale postérieure, des deux interosseuses antérieure et postérieure ; 3° des branches musculaires perforantes qui viennent de la cubitale.

Les nerfs viennent tous du nerf radial.

APONÉVROSE ANTIBRACHIALE.

L'aponévrose anlibrachiale forme une gaîne qui entoure tous les muscles de l'avant-bras ; elle s'insère à la partie supérieure, à l'olécràne, aux tubérosités interne et externe de l'humérus. Ces trois tube-

276 MYOLOGIE.

rosités donnent attaclie aux fibres propres de l'aponévrose ; mais celle-ci se trouve en oulre composée d'un assez grand nombre de faisceaux accessoires verticaux. Ces faisceaux proviennent : en dehors du tendon du brachial antérieur, en arrière du triceps brachial, de chaque côté des tendons des muscles épilrochléens et épicondyliens, d'une bandelette qui naît de la crête cubitale et qui donne attache à des fibres des muscles cubital antérieur et fléchisseur sublime. Mais la plus remarquable de ces expansions est celle qui est fournie en avant et en dedans par l'expansion aponévrotique du biceps que l'on peut considérer comme le muscle tenseur de l'aponévrose antibrachiale.

Cette aponévrose se termine inférieurement, en se confondant en avant avec le ligament annulaire antérieur du carpe, en arrière avec le ligament dorsal du carpe.

L'aponévrose antibracliiale est beaucoup plus épaisse à sa partie postérieure qu'à sa partie antérieure et plus résistante en bas qu'en haut. Sa face externe est séparée de la peau par le tissu cellulaire souscutané, les veines, les lymphatiques et les nerfs superficiels du membre ; on y remarque un grand nombre de lignes blanches verticales qui correspondent aux cloisons intermusculaires.

Sa face interne donne attache à un très grand nombre de fibres musculaires ; l'aponévrose brachiale est donc non-seulement une aponévrose d'enveloppe, mais encore une aponévrose d'insertion.

De sa face interne partent plusieurs prolongements qui séparent les nombreux muscles de l'avant-bras.

Parmi ces cloisons nous signalerons les deux pyramides multiloculaires interne et externe ; chacune des loges de ces deux pyramides renferme un des muscles qui s'attachent à l'épicondyle et à l'épitrochlée. Gerdy, qui le premier a bien décrit celte disposition, compare chacune de ces loges à autant de petits cornets qui s'enroulent sur l'extrémité supérieure des muscles de l'avant-bras.

A la partie antérieure, on remarque une cloison transversale qui sépare les muscles de la couche superficielle des muscles de la couche profonde; cette lame fibreuse est réunie à l'aponévrose générale d'enveloppe par des cloisons antéro-postérieures qui séparent les divers muscles de la couche superficielle. Ces lamelles sont, ainsi que la lamelle transversale, beaucoup plus résistantes en bas qu'en haut ; les gaines des tendons des muscles grand et petit palmaires sont très distinctes, et sont situées sur un plan antérieur à l'aponévrose qui en avant de ces tendons est excessivement mince.

En arrière, on trouve une gaine transversale analogue à celle que nous avons signalée en avant et qui sépare les muscles de la couche superficielle de la couche profonde ; on trouve également des gaines antéro-postérieures qui isolent les divers muscles : c'est ainsi qu'on trouve une gaîne pour l'extenseur commun des doigts, une autre pour l'extenseur propre du petit doigt, une pour le cubital posté-

Page 1