LONG FLÉCHISSEUR DU GROS ORTEIL
Le plus externe des muscles de la jambe (fig. 80. 9).
Insertions. — Il s'insère en haut, aux deux tiers inférieurs de la face postérieure du péroné, et aux bords interne et externe de cet os, au ligament interosseux et aux aponévroses intermusculaires qui le
APONÉVROSE JAMBIÈRE. 309
séparent du jambicr postérieur et des péroniers latéraux; de là ses fibres se portent obliquement sur un tendon d'abord vertical, puis qui passe dans les gouttières astragalienne et calcanéenne, où, devenu oblique en bas et en avant, il est maintenu par une gaîne fibreuse très forte (fig. 82. 3). A la plante du pied, il marche horizontalement d'arrière en avant, passe dans une gouttière qui sépare le court lléchisseur et l'abducteur oblique du gros orteil, glisse dans une gouttière fibreuse située sur la face plantaire de la première phalange du gros orteil, et va s'attacher à l'extrémité postérieure de la seconde phalange.
Rapports. — En arrière, avec le soléaire, le tendon d'Achille ; en avant, avec le péroné, le jambier postérieur, l'artère péronière, le ligament interosseux; à la plante du pied, avec le long fléchisseur commun des orteils qu'il croise obliquement.
Action. — Il fléchit les phalanges du gros orteil sur le premier métatarsien; il étend le pied sur la jambe; il renverse le gros orteil et le pied en dehors.
Les artères des muscles de la région postérieure de la jambe sont fournies par les jumelles, les rameaux musculaires du tronc tibiopéronier, de la péronière et de la tibiale postérieure.
Les nerfs viennent du sciatique poplité interne.
APONEVROSE JAMBIERE.
L'aponévrose jambière est très résistante, elle sert d'enveloppe à tous les muscles de la jambe. On lui considère :
P Une circonférence supérieure qui se continue avec l'aponévrose fémorale dans tout son pourtour. Elle y reçoit en outre une expansion fibreuse qui vient des tendons des muscles biceps, droit interne, demi-tendineux, et de la bandelette du muscle fascia lata. En avant, elle se continue avec l'aponévrose de la cuisse, au-dessous du tendon rotulien, et s'insère à la tubérosité antérieure du tibia, à la tête du péroné.
2" Une circonférence inférieure qui se continue avec les ligaments annulaires du tarse.
3" Une surface externe séparée de la peau par une couche de tissu cellulaire, dans laquelle rampent les nerfs et les vaisseaux souscutanés. Cette surface présente un assez grand nombre de perforations, dont la plus importante est celle qui se trouve en haut et en arrière pour le passage de la veine saphène externe.
4" Une surface interne, de laquelle part un grand nombre de cloisons intermusculaires, dont les deux principales sont celles qui se trouvent entre les péroniers et les muscles de la région antérieure, les péroniers et les muscles de la région postérieure. Il existe donc à la jambe trois grandes gaines principales, qui sont: l" une gaine
antérieure destinée aux muscles de la partie antérieure, et divisée en gaînes secondaires, l'une pour le jambier antérieur, une seconde pour l'extenseur commun des orteils, une troisième pour l'extenseur propre du gros orteil ; 2° une gaine externe qui renferme les deux péroniers latéraux; 3" une gaine postérieure Tpréseniani une cloison transversale très forte, qui sépare les muscles de la couche profonde, les nerfs et les vaisseaux tibiaux postérieurs et péroniers des muscles superficiels soléaire et jumeaux. De cette cloison partent des lamelles plus ou moins résistantes qui constituent des gaines plus ou moins complètes aux muscles de ces régions.
L'aponévrose jambière donne en outre attache supérieurement, par sa face interne, à des fibres du jambier antérieur et de l'extenseur commun des orteils.
Elle est formée supérieurement de fibres entrecroisées ; inférieurement de fibres circulaires plus résistantes en bas qu'en haut ; elle s'insère latéralement sur le bord antérieur et le bord interne du tibia, qui ne se trouve pas enveloppé par l'aponévrose, excepté à sa partie inférieure.