SURFACE INTÉRIEURE DU VENTRICULE GAUCHE
FiG. 87. — Ventricule gauche.
Cavité ventriculaire g^auche. — 2 Valvule niUrde. — 3. Colonne charnue du cûlé gauclie. — 4 Colonne clianiMe du côte droit. — 5. Orifice auriculo-veniriculaire grauche. — 6. Orifice ventriiu'o-aoi tique. — 7,7. Valvules sigmoïdes. — 8. Aorte, — 9,9, Origine désaltères cardiaques. — 10, Cloison interventriculaire. — H. Cavité du ventricule droit. — 12. Oreiilelle gauche ouverte. 13, 13. Veines pulmonaires gauches. — 14. Auricule du côté droit.
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la paroi antérieure, l'autre de la paroi postérieure du ventricule, visà-vis l'un de l'autre ; elles sont unies par leur base au moyen de faisceaux à concavité supérieure. La colonne postérieure est la plus large ; elle est convexe eu arrière, concave en avant; elle présente une gouttière longitudinale qui s'élargit de la base au sommet. Du sommet mamelonné naissent des faisceaux de tendons disposés au pourtour de la gouttière longitudinale de la colonne charnr.e et qui vont se rendre au bord postérieur de la valvule rnitrale. La colonne antérieure est moins large et plus épaisse, et dans les mouvements de contraction du cœur elle se rapproche de la colonne postérieure et se loge dans sa concavité.
Celles de la seconde et de la troisième espèce sont très nombreuses, mais moins volumineuses que celles du ventricule droit, de sorte que les aréoles du ventricule gauche sont extrêmement multipliées, mais de petite dimension.
Le ventricule gauche présente aussi deux orifices : Vorifice auriculo-ventriculaire gauche (fig. 87. 5) et Vorifice aortique{ûg. 87. 6).
i° Orifice auriculo-venlriculaire gauche. — Il est semblable à celui du ventricule droit, et est pourvu d'une valvule à deux festons bien distincts, ce qui lui a fait donner le nom de valvule rnitrale (fig. 87. 2). Ces deux festons sont d'égale longueur ; l'un est antérieur, l'autre est postérieur ; au feston antérieur s'attachent les tendons qui viennent de la colonne charnue antérieure, au feston postérieur ceux qui viennent de la colonne postéi ieure ; les bords de la valvule sont dépourvus d'insertions tendineuses en deux points opposés, l'un à droite, l'autre à gauche. Cette valvule est beaucoup plus forte, plus résistante que la valvule tricuspide.
T Orifice aor tique. — Il est semblable à l'orifice pulmonaire par sa régularité, ses valvules sigmoïdes (fig. 87, 7) ; cependant celles-ci sont beaucoup plus résistantes, et le petit nodule de leur bord libre, désigné sous le nom de lulercule cl' Aranlius , est bien plus développé.
Les rapports des orifices aortique et auriculo-ventriculaire gauche diffèrent de ceux'que nous avons signalés à droite entre ces deux orifices. Ainsi, sur le côté droit, l'orifice de l'artère pulmonaire est au sommet de l'infundibuium, par conséquent supérieur à l'orifice auriculo-ventriculaire; ils sont, au contraire, à gauche, sur le même plan et contigus.
M. Parchappe a parfaitement fait comprendre le mécanisme des valvules auriculo-ventriculaires ; nous allons exposer en quelques mots sa théorie, et nous joindrons u.ne des planches que nous avons tirée de son magnifique atlas.
Dans l'écartemeut des colonnes libres des deux ventricules, l'anneau valvulaire est déployé, appliqué el tendu de toutes parts contre les parois du ventricule ; il constiiue ainsi une sorte de canal dont l'ouverture supérieure est à l'orifice de l'oreillette et dont l'ouverture inférieure évasée se continue avec la cavité du ventricule. L'écartement
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des colonnes et ses effets appartiennent à l'état de relâchement des fibres musculaires du ventricule, par conséquent à l'élat cadavérique,
FiG. 88. -- Appareil valvulaire du venlnciile yauche fermé par le rapprochement des colonnes charnues maintenues au moyen d'un lien /figuie tirée do l'atlas de M. Piirchaiipe). -
i. Aorte ouverte verticalencent. — 2. Valvules si gmoides. — 3. Valvule niitrale. — 4. Pli de la valvule initrale dans la sjslole vinlriculaire. — 5. Cavilé du ventricule gauche. — G. Colonnes charnues du cœur rapprochées arlificiellenient par un lien. Cet état est normal dans la systole ventriculaire.
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mais n'atteignent leur maximum que dans la dilatation complète de la cavité ventriculaire par une force mécanique.
Dans l'état de rapprochement des colonnes libres du ventricule droit, la colonne antérieure s'applique contre le pilastre postérieur, le groupe des colonnes postérieures est rapproché à gauche jusqu'au contact de la colonne antérieure et de la cloison, de manière à embrasser entre ses digitations le côté droit de la colonne antérieure. Ainsi groupées, ces colonnes constituent par leur ensemble un pilier musculaire unique adossé à la cloison vers la gauche; les radiations tendineuses intermédiaires sont rapprochées et forment au sommet de ce pilier un faisceau unique de rayons à peine divergents ; de cette manière les festons de la valvule se trouvent rapprochés et le canal auriculo-ventriculaire est fermé par le froncement du bord libre dé la valvule.
Dans le ventricule gauche les choses se passent de la même manière. Les colonnes antérieure et postérieure, exactement appliquées l'une contre l'autre, s'engrènent par les saillies et les dépressions de leurs faces opposées. Le pilier droit de la colonne antérieure, la plus volumineuse des saillies, s'adapte à la gouttière longitudinale de la colonne postérieure et la remplit ; le pilier gauche de la colonne postérieure, moins volumineux, s'adapte à la gouttière longitudinale moins profonde de la colonne antérieure, la remplit; les deux colonnes, ainsi engrenées, forment une seule colonne charnue située au centre de la cavité du ventricule.
Les radiations divergentes sont ramenées à une position parallèle et constituent au sommet de la colonne musculaii-e un seul faisceau; elles entraînent le bord libre de la valvule qui se fronce et présente à sa partie antérieure un pli fort remarquable qui persiste et peut se produire même lorsque toute la valvule a été envahie par des sels calcaires. M. Parchappe a observé et figuré un cas de ce genre. Toute la valvule était ossifiée, mais les bords du pli, toujours en mouvement, n'avaient pu être envahis par l'ossification ; il formait une espèce de charnière dont le mouvement, joint au rapprochement des colonnes charnues du ventricule, permettait encore à cette cavité de remplir ses fonctions d'une manière assez satisfaisante pour que le malade pût exister.
Ainsi donc les contractions du cœur rapprochent les colonnes charnues jusqu'au contact et déterminent l'occlusion des ouvertures auriculo-ventriculaires,
IlL — Surface intérieure de l'oreillette droite.
On a comparé la cavité de l'oreillette droite (fig. 89. 5) à un segment d'ovoïde dont le grand diamètre est dirigé d'avant en arrière et de haut en bas. On lui considère une paroi antérieure convexe ; une paroi interne, légèrement concave, répondant à la cloison des oreil-