RAPPORTS DES ARTÈRES
vrotiques, ne présentent aucun rapport immédiat avec la peau ; le plus souvent la membrane téguments ire ne reçoit que des vaisseaux très grêles. Dans certaines régions du corps, cependant, des artères volumineuses rampent entre la peau et l'aponévrose : rette disposition, extrêmement remarquable au cuir chevelu, explique comment la gangrène des téguments est si rare dans cet!e région, tandis qu'elle est si fréquente partout ailleurs quand une inflammation phlegmoneuse a décollé la peau dans une certaine étendue.
7° Avec les veines. — Les artères sont toujours accompagnées par des veines; ces veines, désignées sous le nom de veines saletlites^ sont en général au nombre de deux, situées à droite et à gauche de l'artère, plus rarement en avant et en arrière. Quelquefois, quand ou se rapproche du centre delà circulation, on ne trouve plus qu'une seule veine satellite pour une artère ; dans ces cas, la veine est toujours plus superficielle que l'artère. M. Sappey fait remarquer que les artères se portant toujours dans le sens de la flexion des articulations, passant alors sur le côté interne de l'axe des membres, les veines satellites ne peuvent devenir plus superficielles qu'en se plaçant sur leur côté interne ; aussi, lorsqu'on procède à l'application d'une ligature, il convient, si le tronc veineux se rencontre le premier, de se porter à son côté externe pour chercher le tronc artériel.
Les rapports généraux des artères et des veines satellites ont été ainsi formulés par M, Serres.' Dans la partie supérieure du corps, les veines se placent en avant des artères ; dans la partie inférieure, au contraire, les artères se placent en avant. La partie supérieure du corps ne doit pas être prise à partir du diaphragme, car la loi cesserait d'être exacte, les veines rénales se trouvant en avant des artères correspondantes ; c'est l'ombilic qui doit être considéré comme le point d'intersection delà partie supérieure et de la partie inférieure. M. le professeur Malgaigne a complété cette loi en démontrant que les artères sont en dehors des veines dans la partie du corps située audessus de l'ombilic, et qu'elles sont en dedans au-dessous de cette région. La veine axillaire sembleiait faire exception à cette règle; mais M. Malgaigne a démontré que celte loi conservait toute son exactitude si l'on supposait les deux bras relevés et étendus parallèlement audessus de la tête. La veine iliaque primitive droite est bien en dehors de l'artère à son origine, mais dans un espace nécessaire pour que l'artère correspondante vienne se mettre à son côté externe.
80 Avec les nerfs. — Les nerf> du grand sympathique forment autour des artères viscérales des plexus qui les enlacent et qui constituent pour ainsi dire une tunique nerveuse. L'aitère sert de support aux filets nerveux extrêmement grêles qui constituent ces plexus. Les nerfs qui viennent du ceuire nerveux encéphalo-rachidien n'ont pas avec les artères des rapports aussi immédiats ; ils sont plus superficiels que les artères et même que les veines. Ainsi, une incision pratiquée sur les membres, des parties superficielles vers les parties profondes,
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rencontrera d'abord les cordons nerveux, puis les veines, puis l'artère. Cette loi, formulée par M. le professeur "Velpeau, souffre des exceptions assez importantes. Quant à la loi formulée par M. Fouilhoux, à savoir : que le nerf satellite d'une artère au-dessus du diaphragme correspond au vaisseau dans le sens où l'artère est la plus éloignée de l'axe de la partie du corps où elle se trouve, tandis que pour le bassin et les membres inférieurs, le nerf répond toujours au vaisseau dans le sens où celui-ci est plus rapproché de l'axe de la partie du membre où on l'observe, elle présente encore plus d'exceptions que la loi formulée par M. Velpeau.