ARTÈRE PULMONAIRE
trouve dans l'épaisseur de cette tunique une substance séparable en lamelle mince, homogène, striée, très fragile, présentant çà et là des orifices caractéristiques qui lui ont fait donner le nom de substance fenêlrée : elle empâte en quelque sorte les autres éléments de la tunique élastique, et fait quelquefois saillie, surtout dans les artères d'un moyen et d'un petit volume, à la fa'ce interne de la couche qu'ils représentent ; elle les dépasse quelquefois de ce côté, Henle en a fait une tunique à part sous le nom de tunique slriée ou fenétrée. D'après M. Robin, cette substance se trouve dans toute l'épaisseur de la tunique moyenne.
?>c Tunique interne. — • Elle est mince, transparente, formée de deux feuillets. L'un, le plus interne, que l'on ne peut considérer comme formant une véritable tunique, c'est la couche épithcliale ; elle est formée de cellules pavimenteuses imbriquées ou accolées, ou de cellules libres, isolées, plus ou moins abondantes.
L'autre, la tunicjue interne pvopvemeut dite, est très mince, se déchire facilement en long, ditficilement en travers (1). Elle est foimée d'une substance homogène finement granuleuse, transparente, striée ou fibreuse dans le sens des artères. Vers le cœur, elle se continue avec la membrane inlerne de ce viscère; elle est très mince dans les artères du volume de l'humérale. Chez les vieillards, elle devient épaisse et très rigide ; c'est sur la face inlerne de cette tunique que se forment les dépôts aihéromateux et calcaire.
On ne trouve de tissu cellulaire que dans la tunique externe des artères et dans la partie la plus superficielle de la tunique moyenne.
Artères et veines. — Les vaisseaux des tuniques artérielles sont extrêmement nombreux et très grêles. Ils sont désignés sous le nom de vasa vasorum. Ces petites veines et ces petites artères sont beaucoup plus nombreuses dans la tunique externe que dans la tunique moyenne. La tunique iiiteine paraît en être dépourvue.
Nerfs. — Les parois artérielles reçoivent des filets nerveux qui ont été suivis dans l'épaisseur de la tunique celluleuse, et dans la partie superficielle de la tunique propre ; on ne doit pas considérer comme nerfs des altères les plexus du grand sympathique qui entourent les vaisseaux et qui se distribuent en même temps que ces derniers au parenchyme des organes.