SINUS FRONTAUX
rieure de l'orifice antérieur jusqu'à l'orifice postérieur. On peut la diviser en trois parties. Une anlérieure, oblique de liaut en bas et d'arrière en avant, plus large inférieurement que supérieurement ; elle est fornnée par les os propres du nez. — Une moyenne, étroite, horizontale, formée par la lame criblée de l'ethmoïde ; elle présente un grand nombre de trous qui donnent passage aux filets du nerf olfactif et une fente pour le filet ethmoïdal du rameau nasal de la branche ophlhalmique de "Willis. — Une posle'rieure, presque verticale; elle est formée par le corps du sphénoïde ; on remarque à sa partie moyenne et supérieure un orifice qui fait communiquer les fosses nasales avec \e sinus siJhénoïdal.
4*^ Face inférieiwe . — Plancher des fosses nasales (fig. 17. 2i) ; formée par l'apophyse palatine du maxillaire supérieur et l'os palatin, presque horizontale, un peu plus élevée en avant qu'en arrière, elle présente en avant l'orifice du canal palatin anlcrieur (fig. 17. 2")), et en ariière celui du canal palatin postérieur (fig. 17. 26).
Orifices. — Uanlérieur a la forme d'un cœur de carte à jouer dont la grosse extrémité est tournée en bas ; il est formé par les os propres du nez et le maxillaire supérieur; il présenle en bas l'épine nasale antérieure et inférieure. — Le posférieur (fig. 17. 28) est séparé en deux portions par le vomer ; chaque ouverture est limitée en haut par le corps du sphénoïde, en bas par le palatin, en dedans par le vomer, en dehors par l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde. Nous ne nous étendrons pas davantage sur ces orifices qui ont été décrits avec la face en général.
Dans la description que nous venons de faire des fosses nasales étudiées sur le squelette, nous avons mentionné un grand nombre de trous : à l'état frais, quelques-uns de ces trous sont bouchés par la membrane pituitaire ; il en est d'autres qui sont tapisses par cette membrane qui se prolonge dans des arrière-cavités désignées sous le nom de 6'(?îws. Ces sinus sont les sinus sphénoïdaux., les sinus eihmoidaux ou cellules de ielhmoïde, les sinus frontaux, les sinus maxillaires ; enfin nous devons signaler encore le canal nasal, qui fait communiquer les fqsses nasales avec l'appareil lacrymal.
Sinus frontaux.
Ils sont placés dans l'épaisseur de l'os frontal, dans le point qui correspond à la bosse nasale ; leur étendue est extrêmement variable : ils se prolongent quelquefois jusqu'aux bosses frontales, ils vont jusque dans les apophyses orbitaircs externes et dans les petites ailes d>i sphénoïde ; ils sont séparés par une cloison taïuùt complète, tantôt perforée, (pielquefois double , qui s'élève de rèpine nasale ; ils s'ouvrent dans les cellules antéi'ieures de l'ethmoïde et communi(iuent avec le méat moyen des fosses nasales (fig. 23. l):
Sinus sphénoldaux.
Creuses dans le corps du sphénoïde, ils sont séparés par une cloison verticale située le plus souvent sur la ligne médiane, mais qui quelquefois est déviée tantôt à droite, tantôt à gauche ; dans quelques cas ils i>araissent divisés en compartiments; ils se prolongent tantôt jusque vers les petites ailes du sphénoïde, tainlôt vers l'apophyse orbitaire; leur paroi inférieure correspond à la voûte des fosses nasales, la postérieure à l'apophyse basilaire, la supérieure à la fosse sphénoïdale, à la selle turcique. L'existence de quelques canalicules osseux dans ce point a fait croire aux anciens que la glande pituitaire versait dans les fosses nasales la pituite du cerveau. Enfin leur côté antérieur correspond à la partie supérieure et postérieure des fosses nasales, dans laquelle ils s'ouvrent par un orifice arrondi (fig. 23. 2).
Sinus elhmoïdaux, cellules de Vethmoïde.
Les cellules ethmoïdales sont variables parleur nombre, leur situation, leur forme, leurs dimensions. On en décrit généralement quatre de chaque côté, deux à la partie antérieure, deux à la partie postérieure ; les antérieures et les postérieures ne communiquent point ensemble. Il en est qui sont formées entièrement par l'os elhmoïde, et comme creusée dans son épaisseur; les autres aussi complétées par les os qui s'articulent avec l'ethmoïde : au côté externe par l'os unguis, en avant par l'os unguis et le maxillaire supérieur, en arrière par la cloison qui les sépare des sinus sphénoïdaux et par l'os palatin, en haut par le frontal. Les antérieures communiquent en haut avec le sinus frontal et s'ouvrent dans le méat moyen, les postérieures s'ouvrent dams le méat supérieur.
Sinus maxillaire.
Le plus vaste et le plus important des sinus des fosses nasales ; il est creusé dans l'épaisseur du maxillaire supérieur. On l'appelle encore anlrc d'llighmore\ il a la forme d'une pyramide triangulaire dont la base serait en dedans et le sommet en dehors correspondant à l'os malaiie. On lui décrit une paroi supérieure qui correspond au plancher de l'orbite. Sur celte face on trouve souvent une crête et quelquefois une véritable cloison. Cette crête divise le sinus en deux parties, une antérieure, une postérieure : la paroi antérieure correspond à la fosse canine, elle est très mince ; la paroi postérieure répond à la tubérosité maxillaire; sur ces deux faces on rencontre des crêtes qui correspondent aux canaux dentaires supérieurs. A ]a partie inférieure du sinus on rencontre un sillon qui coirespond aux alvéoles de la dent canine et des molaires ; la racine des dents soulève la lame