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PANCRÉAS

Le pancréas (Wg. 128) est une glande offrant la plus grande analogie avec les glandes salivaires, et appelée par Meckel glande salivaire abdominale. Il est aplati d'avant en arrière, couché transversalement sur la colonne vertébrale par sa partie moyenne; la portion qui déborde à gauche la colonne lombaire remonte obliquement clans l'hypochondre gauche en haut et en arrière.

t'ANCKÉAS.

Il est divisé en deux portions : la portion droite, décrite généralement sous le nom de léle du pancréas, et que M. Verneuil appelle porlion duodénale ; l'autre, portion splénique ou gastrique, comprend les parties désignées sous les noms de corps et de queue du pancréas.

« La portion duodénale est toujours proportionnée à l'étendue du duodénum; elle est fixée dans l'anse mésentérique plus ou moins ample que forme cet intestin ; la portion splénique est très variable en étendue ; elle présente peu de fixité ; elle est en quelque sorte flottante dans l'abdomen, La veine porte et les vaisseaux mésentériques séparent toujours ces deux portions d'une manière nette ; la portion duodénale n'atîecte pas de rapports avec les vaisseaux spléniques ; la porlion horizontale est toujours fixée à ces vaisseaux qui lui envoient des branches. Chez l'homme adulte il est assez difficile de reconnaître au premier abord cette division; mais chez le fœtus et l'enfant elle est très manifeste. La porlion duodénale est verticale, étroite de haut en bas, et s'applique exactement le long de la deuxième

FiG. 128. — Pancréas vu par la face postérieure {d'après une préparation de M. Verneuil).

I. Pancréas. — i. Canal pancréatique ou de Wirsuny. — 3. Canal pancréalique azygos. — 6. Pli de Vater et onveriure du canal pancréatique et du canal cholédoque dans le duodénum. • — 5. Orifice intestinal du canal pancréatique azygos. — A. Extrémité pylorique de l'estomac. — B. Duodénum. — C. Porlion de la vésicule biliaire. — D. Canal cystique. — E. Canal hépatique. — F. Canal cholédoque.

S64 SPLANCHNOLOGIE.

portion du duodénum. Chez l'adulte, cette partie de la glande augmente beaucoup d'étendue dans tous les sens, elle remplit tout l'espace compris entre les trois courbures du duodénum et les vaisseaux mésentériques ; elle forme une masse globulaire, aplatie, à peu près quadrilatère.

» Le corps a la forme d'un parallélogramme assez régulier ; les bords supérieur et inférieur sont sensiblement parallèles.

« La queue est tantôt mince, fusiforme, comme tranchante ; tantôt elle est prismatique, triangulaire, renflée en masse.

» 11 existe à l'union des deux portions {tête et corps) un rétrécissement très notable ; à son niveau la glande présente une sorte de torsion sur son axe, en vertu de laquelle le bord inférieur est relevé en avant soulevé qu'il est par les vaisseaux mésentériques qui s'enfoncent audessous de lui d'avant en arrière et de haut en bas. On a prétendu que le corps du pancréas était prismatique, triangulaire. On lui a reconnu trois faces, une postérieure, une antérieure, une supérieure ; la face supérieure n'existe pas : c'est un bord creusé plus ou moins en gouttière pour recevoir la veine splénique et quelques flexuosités de l'artère du même nom (l). »

La portion duodénale du pancréas est fixe, pour ainsi dire enclavée dans le duodénum, auquel elle adhère par les brides cellulo-fibreuses par les vaisseaux et par les canaux excréteurs ; la seconde portion au contraire, liée à la rate par les vaisseaux spléniques, accompagne les viscères dans tous les déplacements qui résultent de l'état de vacuité ou de plénitude de l'estomac.

Rapports. — Sa face antérieure, recouverte par le péritoine, est en rapport avec l'estomac ; lorsque cet organe est descendu, on peut sentir le pancréas à travers la paroi abdominale antérieure, dont il n'est plus séparé que par l'épiploon gastro-hépatique. Sa face postérieure répond à la première vertèbre lombaire, à la veine splénique, à la veine mésentérique supérieure, à la veine porte, à l'artère et au plexus mésentériques, aux piliers du diaphragme, à la veine cave inférieure à l'aorte abdominale ; à gauche il touche au rein et à sa capsule surrénale du côté gauche. Son bord supérieur répond à l'artère et à la veine spléniques, au tronc cœliaque, à la première portion du duodénum ; ce bord est plus épais que le bord inférieur. Son bord inférieur est en rapport avec la troisième portion du duodénum. Son extrémité droite, recourbée sur elle-même de haut en bas, répond à la seconde portion du duodénum qu'elle embrasse surtout en avant ; quelques granulations se logent entre les tuniques de l'intestin, surtout dans le point où s'abouche le petit conduit. Par son extrémité gauche, le pancréas répond à la rate.

Structure. — Elle est tout à fait identique avec celle des glandes salivaires. Ses artères viennent de l'hépatique, de la splénique, de la

(1) Verneuil, Gautte médicale. Paris, 1851.

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