POUMONS
divisé en deux lobes, le poumon droit en trois ; le lobe inférieur est le plus volumineux, le lobe moyen est le plus petit. La face du poumon comprise dans les scissures est tapissée parla plèvre.
Face interne. — Elle est concave et embrasse le cœur et les gros vaisseaux. En avant est une grande excavation qui loge le cœur et le péricarde; en arrière, une excavation plus petite, limitée par deux
PiG. 434.' — Cavité thoracique.
. Poumons. — 2. Péricarde. — 3. IMédiaslin antérieur. — 4. Plè^'e. — 5. Larjnx,
— 6. Corps thyro'de. — 7. Tracliée. — 8. Veine cave supérieure. — 9. Tronc veineux brachio - céphalique droit. — 10. Tronc veineux bracliio-céphaliquc gauche. — 11,11- Veine jugulaire interne. — 12. Veine thyroïdienne inférieure.
— 13. Tronc artériel brachio-céphalique. — 14. Artère carotide primitive gauche. — 15. Artère carotide primitive droite.
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saillies, l'une antérieure, l'auti e postérieure. C'est dans le sillon compris entre ces deux saillies que pénètrent les parties constituantes du poumon, disposées de la manière suivante : la veine pulmonaire en avant, puis l'artère en arrière de la veine ; entre ces deux vaisseaux on trouve les vaisseaux bronchiques. En arrière de l'artère on rencontre les bronches; enfm tout à fait à la partie postérieure, les lameaux du plexus pulmonaire. Les vaisseaux qui pénètrent dans le poumon divisent la face interne en deux portions, l'une en rapport avec le médiastin postérieur, l'autre avec le médiastin antérieur. La face interne est encore en rapport avec le péricarde, le nerf phrénique et médiatement avec le cœur. La partie inférieure de la région la plus postérieure de la face interne est fixée à la base et à la partie postérieure delà cavité pectorale par deux étroits replis de la plèvre, appelés ligaments pulmonaires ; tous deux de forme triangulaire, s'insérant par leur base sur la paroi du diaphragme et par leur sommet à l'extrémité inférieure du poumon.
Bord antérieur. — Sinueux à gauche, rectiligne à droite, il répond à gauche à la pointe du cœur, à droite à l'oreillette droite et à la veine cave supérieure; il est échancré au niveau de ces organes.
Bord postérieur. — Épais, il est logé dans la gouttière vertébrocostale.
Base. — Elle est concave pour s'accommoder à la voussure du diaphragme. Cette base s'enfonce en arrière dans le sinus que forment le diaphragme et la paroi postérieure du thorax; adroite la base du poumon est plus excavée, et répond au foie dont elle est séparée par le diaphragme.
Sommet. — Obtus, en rapport avec l'artère sous-clavière qui l'embrasse, il s'élève au-dessous de la première côte. La partie du poumon en rapport avec cet os est légèrement déprimée.
Le volume des poumons est plus considérable chez les individus bien musclés, robustes; il est plus grand dans l'inspiration que dans l'expiration; il diminue considérablement de volume par l'effet de la compression par un liquide épanché dans les plèvres ou du développement d'une tumeur. L'atrophie qui résulte de la compression n'est qu'apparente, car on peut, à l'aide de l'insufflation, rendre à l'organe son volume primitif.
Le poumon droit est plus large, plus court et plus volumineux que le poumon gauche.
Le poumon est plus léger que l'eau : ce phénomène tient à la quantité d'air qui le pénètre, et dont on ne peut le débarrasser par la pression. Le poumon d'un fœtus qui n'a pas respiré est plus lourd que l'eau.
La couleur du poumon varie suivant les âges : d'un blanc rosé après la naissance, il devient grisâtre chez l'adulte et chez le vieillard ; chez ce dernier surtout on rencontre des lignes, des plaques noirâtres qui circonscrivent des polygones plus ou moins réguliers.