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PEAU DE LA VERGE ET PRÉPUCE

La peau de la verge est très fine, dépourvue de poils, et réunie aux corps caverneux par du tissu cellulaire très lâche qui s'infiltre facilement, et qui ne contient point de graisse ; cette disposition lui permet une grande mobilité, de telle sorte que la peau se plisse facilement dans l'état de la non-érection.

A l'extrémité de la verge la peau n'est plus adhérente au gland; après un trajet plus ou moins long en avant de cet organe, elle se réfléchit d'avant en arrière, s'adosse à elle-même, prend les caractères d'une membrane muqueuse, et, arrivée à la couronne du gland, se réfléchit une seconde fois, mais d'arrière en avant, forme la membrane muqueuse du gland, et se continue avec celle du canal de l'urèthre. Cette espèce de gaine du gland porte le nom de prépuce.

Du côté de la face uréthrale de la verge la peau se réfléchit de l'extrémité du prépuce sur le sillon du gland, au-dessous du méat urinaire, et forme un repli muqueux désigné sous le nom de filet ou de frein du prépuce.

La longueur du prépuce varie suivant les sujets ; son orifice est quelquefois assez étroit pour ne pouvoir être porté en arrière, ou pour étrangler la verge lorsque, entraîné en arrière, arrête par la saillie du gland, il ne peut être ramené en avant : dans ces circonstances, pour rendre possible l'acte de la copulation, on est obligé de pratiquer la circoncision ou l'opération du phimosis.

La peau du prépuce est doublée d'un tissu cellulaire très lâche qui permet à cet organe de se dédoubler, ce qui a lieu pendant l'érection.

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