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CORPS CAVERNEUX

formée par des fibres verticales très fortes, plus épaisses en arrière qu'en avant. Chaque racine, avant de se réunir à celle du côté opposé, présente un renflement bulbiforme de volume variable chez les individus, et que Kobelt, qui l'a signalé, désigne sous le nom de bulbe du corps caverneux de la verge.

Les corps caverneux présentent dans la portion où ils sont réunis, et supérieurement, un sillon peu profond qui loge les vaisseaux et nerfs dorsaux de la verge; inférieiircment, une large gouttière qui reçoit le canal de l'urèthre ; en avant ils se terminent par une extrémité arrondie, embrassée par le gland, avec lequel elle a des communications vasculaires.

Structure. — Les corps caverneux sont constitués par : 1° Une membrane fibreuse épaisse, très forte, très élastique, très extensible. Cette membrane fibreuse forme, ainsi que nous l'avons déjà dit, une cloison qui isole très incomplètement les deux corps caverneux.

2° Du tissu spongieux ou érectile, formé par une grande quantité de veines soutenues par des lamelles fibreuses qui partent de la face interne de la membrane fibreuse d'enveloppe. Cette membrane fibreuse et les veines constituent un grand nombre de cellules qui communiquent largement entre elles ; les anastomoses des veines sont tellement multipliées, que toute trace d'organisation vasculaire paraît avoir disparu et qu'on ne trouve plus qu'un amas de cellules constituant le tissu spongieux.

Artères. — Elles viennent de la honteuse interne. Les artères sont pourvues, dans l'intérieur du tissu caverneux, de parois très épaisses ; ces branches, extrêmement nombreuses, s'accolent aux cloisons de la membrane fibreuse. A la partie postérieure du corps caverneux, indépendamment des branches qui forment le réseau capillaire des cloisons, J. Millier a décrit d'autres artères qu'il appelle hélicines, longues de 2 ou 3 millimètres, qui partent à angle droit des artères caverneuses, se contournent en vrille et se terminent par des culsde-sac coniques.

Veines, — Elles sont très volumineuses et très nombreuses, et se rendent de la gouttière inférieure du corps caverneux à la veine dorsale de la verge : celles de la racine de la verge se jettent dans les plexus veineux qu'on rencontre sur les côtés de ces racines, et dans les veines sous-cutanées abdominales ; celles de la face interne des piliers de la verge se rendent dans la veine obturatrice; d'autres, partant de l'angle de bifurcation de la racine de la verge, forment deux gros troncs qui marchent parallèlement à la veine dorsale de la verge et se jettent dans les plexus vésical et prostatique ; enfin, celles du dos de la verge se jettent dans la veine dorsale ( I ). Nerfs. — Ils viennent du nerf honteux interne. .

(1) Ivobclt, De l'appareil du se)is (jèiiUaldes deux sexes. Strasbourg', 1851,

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