‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 476 sur 670 · EPIDERME · texte numérisé non relu

EPIDERME

Il est composé de deux couches : l'une superficielle, c'est l'épidémie proprement dit; l'autre plus profonde, c'est le corps muqueux de Malpighi{ï\g. 144. 3 et 4).

L'épiderme est une couche cornée, dépourvue de sensibilité, qui se moule exactement sur le corps papillaire. On lui considère :

1° Une face externe, qui présente les plis et les sillons que nous avons signalés ; des ouvertures extrêmement déliées qui donnent passage aux poils ; les orifices des follicules sébacés et de? canaux sudorifères.

2° Une surface interne adhérente à la surface papillaire du derme, et creusée d'une multitude de petits alvéoles qui reçoivent les papilles et les enveloppent comme dans un étui ; il n'est pas rare de voir deux papilles réunies dans le même tube épidermique. De la face interne de l'épiderme et des saillies formées ])ar les bords des alvéoles partent des prolongements chevelus extrêmement déliés, qui ne paraissent autre chose que les canaux excréteurs des glandes sudorileres qui vont s'ouvrir en dehors de l'épiderme. L'épiderme présente des prolongements qui vont se rendre dans les canaux excréteurs des glandes sébacées ; dans les follicules pileux, de sorte que le poil est enveloppé dans une gaîne épidermique ; dans les conduits des glandes sudoripares : dans ces derniers, la lame épidermique est extrêmement mince.

Structure de l'épiderme. — Nous avons dit que l'épiderme était composé de deux couches: 1° D'une couche interne {fi^. 144,4), creusée de fossettes qui logent les papilles. M. Cruveilhier pense que cette couche n'est autre chose que les corps muqueux de Malpighi.

Celle lame est plus molle, plus transparente que la couche superficielle; elle a été décrite comme formant une membrane distincte. D'après Albinus, et celle opinion est celle qui est généralement adoptée par les anotomisles modernes, le réseau de Malpiglû n'est pas une couche dislin.-te ; il forme la couche interne et non encore endurcie de l'épiderme : cette lame, plus ou moins épaisse, est formée de petites cellules qui ne sont pas encore aplaties.

2° Le feuillet le plus superficiel , Vépiderme proprement dit (fig. 144. 3), forme un tout continu, passe sur le sommet des papilles, mais n'est pas traversé par ces organes. D'après Henle, le feuillet épidermique superficiel est constitué par des cellules à noyau qui s'aplatissent au fur et à mesure qu'elles deviennent superficielles. Chaque cellule forme ainsi une petite saiUie hexagonale ; l'épiderme serait donc formé d'écaillés, mais d'écaillés extrêmement petites. L'épiderme est un produit de sécrétion solidifié, qui se détruit par sa face externe et se reproduit par sa face interne.

Breschet et Rousselde Yauzème ont décrit sous le nom iïappareil hlennogène, des organes destinés à la sécrétion de l'épiderme; cet

Fig. 144. — SUncluro oe <;/ peau.

4. Éminence delà peau. — 2,2. Sillons de la peau. — 3, 3. Épidenue. — 4, 4. Réseau muqueiix, — 5, 5. Derme. — 6,6. Papilles. — 7, 1. Alvéoles du derme remplis de vésicules adipeuses, — 8,8. Tissu fd)reux du derme. — 9,9. Glandes siidoripares. — 10, 10, 10, 1 0. Canau.x spiraux sudorifères. — 1 1 , H . Orifice des canaux sudorifères.

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