PAUPIÈRES
paupière, ils en occupent toute la longueur ; le supérieur, plus volumineux, est semi-lunaire ; l'inférieur est beaucoup plus étroit. Ils sont en rapport en dehors avec l'orbiculaire des paupières, en dedans avec la conjonctive et les glandes de Meibomius. Ils ont deux bords, un libre qui correspond au bord libre de la paupière, un adhérent sur lequel s'insère la membrane fibreuse ; sur le cartilage tarse supérieur, s'attache le musde élévateur de la paupière supérieure.
2° D'une couche miisculeuse formée par l'orbiculaire des paupières. (Voy. Myolngie,^. 247.)
3" D'une couche muqueuse, conjonctive. On nomme ainsi la membrane muqueuse qui tapisse la face interne des paupières et la face antérieure de l'œil. Du bord libre de la paupière supérieure, cette membrane tapisse la face interne de la paupière supérieure jusqu'à l'arcade orbilaire, se réfléchit sur le globe de l'œil, s'atiache à la sclérotique d'autant plus intimement qu'elle se porte plus en avant, passe en avant de la cornée où il est impossible de la démontrer anatomiquement, tapisse la partie inféiieure de la sclérotique , se réfléchit de nouveau, tapisse la fnce interne de la paupière inférieure, et se continue avec la peau sur le bord libre de cette paupière ; en dedans, elle recouvre un petit amas de glandules et forme un petit tubercule rouge, saillant, caroncule lacrymale ; la portion de conjonctive qui recouvre la caroncule lacrymale est regardée comme un vestige de la membrane clignotante des oiseaux. La caroncule lacrymale est quelquefois couverte de poils blonds qui sont souvent difficiles à apercevoir; en dehors, la conjonctive forme un petit cul-de-sac entre l'angle externe et le globe de l'œil ; en dedans elle pénètre dans l'intérieur des points lacrymaux, et se continue avec la muqueuse du sac lacrymal et du canal nasal.
La conjonctive est doublée par un épilhélium qui est regardé comme une continuation del'épiderme : cet épithélium devient vibratile dans les culs-de-sac que forme la conjonctive entre les paupières et le globe de l'œil ; au devant de la cornée, la conjonctive est réduite à son épithélium qui es^ pavimenteux.
Glandes des paupières. — M. Sappey, qui a fait une étude spéciale des glandes des paupières (I), les divise en trois ordres : 1° glandes qui versent leurs produits à la peau, ce sont les glandes sébacées et les glandes sudoripares ; elles présentent les mêmes caractères que dans les autres régions : 2"^ les glandes qui s'ouvrent sur le bord libre des paupières, ce sont les glandes de Meibomius, les glandes ciUaires^ et celles qui constituent la caroncule lacrymale; 3° celles qui s'ouvrent sur la conjonctive oculaire, ce senties glandes sous-muqupuyes.
A. Glandes de Meibomius. — On donne ce nom à une série de petits follicules sébacés situés sur la face postérieure des paupières, entre la conjonctive et les cartilages tarses, dans des sillons dont sont creusés
(i) Sappey, Mémoire de la Société de biologie, 4853, p. 13.
les cartilages. Elles se présentent sous la forme de lignes verticales jaunâtres, parallèles, au nombre de trente ou quarante pour chaque paupière. Chaque ligne est formée par la glande elle-même et par un canal tortueux qui s'ouvre sur la lèvre postérieure du bord libre des paupières.
Les glandes de Meibomius ne sont pas des follicules sébacés simples ; elles sont formées par un assez grand nombre de petits follicules dont la réunion constitue une glande ; elles sont en quelque sorte le passage entre les follicules et les glandes en grappe. Elles sécrètent une matière analogue à la cire, qui empêche les larmes de couler sur les joues. D'après M. Sappey, les glandes de Meibomius seraient de véritables glandes en grappe constituées par des groupes de 30 à 40 lobes pour chaque glande.
B. Glandes ciliaires. — Ce sont des glandes qui se trouvent au nombre de deux pour chaque cil, elles s'ouvrent dans un point assez rapproché du follicule des cils. D'après M. Sappey, la sécrétion morbide désignée sous le nom de chassie serait produite par ces glandes. Cette sécrétion serait abondante surtout dans la blépharite ciliaire.
C. Glandes de la caroncule lacrymale. — La caroncule lacrymale est constituée par dix à douze glandes sébacées groupées et serrées les unes contre les autres ; elles offrent la plus grande analogie avec les glandes ciliaires : comme elles, elles s'ouvrent dans un follicule pileux, mais dans ces dernières le poil est très développé et la glande rudimentaire ; dans la caroncule la glande est volumineuse, tandis que le poil est à peine visible.
D. Glandes sous-conjonctivales. — Elles sont situées dans l'angle que forme la conjonctive en se réfléchissant des paupières sur le globe de l'œil; elles sont au nombre de la à 25 ; leur volume est à peine d'un quart ou un cinquième de millimètre, leur forme est arrondie ; leur aspect est parfaitement identique avec celui des lobules qui composent la glande de Horner, qui ne s'observe que chez les animaux.
Les artères des paupières viennent de l'artère ophthalmique, de la temporale, de la sous-orbitaire et de la faciale!
Les veines portent le même nom et suivent la même direction que les artères.
Les vaisseauœ lymphatiques vont se jeter dans les troncs qui descendent du front et se rendent aux ganglions sous-maxillaires et ceux qui accompagnent la veine temporale et se rendent aux ganglions parotidiens.
Les nej^fs viennent : les nerfs moteurs, du facial ; les nerfs sensitifs, de la cinquième paire.