‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 547 sur 670 · CORPS CALLEUX · texte numérisé non relu

CORPS CALLEUX

branes, plâcez-le sur sa base, écartez les hémisphères pour apercevoir la face postérieure du corps calleux; faites deux incisions horizontales partant l'une de l'extrémité antérieure du corps calleux et se prolonereant jusqu'à l'extrémité antérieure du cerveau ; l'autre de l'extrémité postérieure du corps calleux et jusqu'à l'extréniité postérieure de l'hémisphère cérébral. Introduisez le doig-t indicateur dans le sillon qui se trouve entre le corps calleux et la circonvolution de l'ourlet, et promonez-le d'avant en arrière et d'arrière en avant ; de cette manière"^•ous séparerez facilement le cnrps calleux de l'hémisphère cérébral.

Cette préparation est bien préférable à la coupe horizontale des hémisphères cérébraux un peu au-dessus de la face supérieure du corps calleux.

Le corps calleux (fig. 161. 25) peut être considéré comme une large commissure qui réunit les deux hémisphères cérébraux. Si l'on pratique une coupe horizontale au-dessus de ce corps, on voit un noyau central blanc très considérable, et qui envoie des prolongements dans chaque circonvolution cérébrale; ce noyau blanc, appelé centre ovale de Vieussens^ est enveloppé par une couche de substance grise qui entoure chacun de ses prolongements dont la direction diffère de celle de la partie moyenne du corps calleux ; mais quand on a fait la préparation de iM. Foville, on peut voir l'ensemble du corps calleux qui se présente sous la forme d'une voûte tendue au-dessus des ventricules latéraux et niHjyen, plus large en arrière qu'en avant, convexe dans le sens antéro-postérieur, légèrement concave transversalement, et présentant, de chaque côté, trois piolongemenis qui correspondent aux trois cornes des hémisphères cérébraux ; son épaisseur est de 6 à 7 millimètres au niveau de Son bourrelet postérieur ; au devant de ce bourrelet elle n'est plus que de 3 millimètres, puis elle va graduellement en augmentant jusqu'au bourrelet antérieur où elle est de 4 à 5 millimètres.

On considère, au corps calleux, une face supérieure, deux lords latéraux^ ime extrémité antérieure, une extrémité pnslérieure, une face intérieure.

1° Face supérieure. — Elle présente, sur la ligne médiane, un très léger sillon qui a été considéré à tort comme formé par la pression exercée par la faux du cerveau ; de chaque côté on trouve deux traclus blancs longitudinaux plus rapprochés en avant qu'en arrière, nerfs de Lancisi, coupés par d'autres tractus transversaux qui passent audessous d'eux. Celte partie du corps calleux peut être aperçue entre les deux hémisphères ; elle est en rapport avec les artères calleuses ; la portion en contact avec les hémisphères est fortement bombée et se continue insensiblement avec la partie libre du corps calleux.

2° Bords latéraux. — Ils ne se perdent pas, comme on l'a pensé longtemps, et comme la coupe de Vieussens semble l€ démontrer, dans l'épaisseur des hémisphères cérébraux. Ils sont constitués parles fibres qui se dirigent en bas et en deliors, et qui, réunies à celles du côté opposé, forment une espèce de noyau central qui réunit les deux hémisphères du cerveau, lesquels seraient tout à fait indépendants

NÉVROLOGIE.

sans l'existence de cette grande commissure. M. Foville considère le cerveau comme étant un organe double : ces deux hémisphères forment, dit-il, deux organes aussi distincts que le sont les deux rétines. Selon cet anatomiste» le corps calleux n'aurait aucune connexion intime avec les hémisphères, il se continuerait seulement avec les radiations des pédoncules cérébraux. Cette opinion a été combattue par M. Hirschfeld, qui a démontré : 1° que le corps calleux est constitué par des fibres qui aboutissent aux circonvolutions ou qui en émanent ; 2° que les fibres de la face inférieure semblent se continuer avec les fibres radiées, à cause dç l'existence d'un raphé sur la limite de ces

l!l!IJ)««i|^ ,1

Page 1