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SUBSTANCE GRISE

est enveloppanle ; 2° que les connexions entre les parties de substance grise qui concourent à former les deux moitiés du centie nerveux deviennent de moins en moins intimes et finissent par disparaître.

Pour démontrer ces deux propositions, nous allons examiner successivement la disposition de la substance grise : 1° dans la moelle., 2° dans la protubérance annulaire, 3" dans le cervelet^ 4° dans les pédonculées cérébraux, 5° dans les couches optiques, 6*' dans le corps strié, 7° dans les circonvolutions cérébrales.

1° Dans la moelle, la substance grise occupe le centre de l'organe ; elle se trouve enveloppée par la substance blancbe, excepté à l'extrémité des deux cornes qui séparent les cordons postérieurs des cordons antéro-latéraux. La substance grise du côté gauche communique si largement avec celle du côté droit, qu'il est impossible d'établir un lien de séparation entre ces deux moitiés, et qu'on peut la considérer comme une masse centrale contenue dans une enveloppe corticale formée par les faisceaux blancs.

2° Dans \di protubérance annulaire et le bulbe rachidien, la substance grise occupe encore les parties centrales ; cependant elle se porte déjà en dehors, puisque nous la trouvons sur les olives, le tubercule cendré de Rolande, Sur les côtés de la valvule de Vieussens et sur les tubercules quadrijumeaux. Elle est encore unie à celle du côté opposé.

3° Dans le cervelet, la substance grise forme la couche corticale ; elle se porte donc en dehors ; mais nous ferons remarquer qu'elle se continue encore sans ligne de démarcation avec celle du côté opposé.

4° Dans les pé lonculcs cérébraux, les deux moitiés de la substance grise tendent à s'isoler. Elles ne sont plus réunies que par des traînées que l'on trouve dans les points où les pédoncules sont réunis, et plus en avant par la substance grise perforée interpédonculaire.

5° Dans les couches optiques^ la substance grise se trouve enveloppée par une couche mince de substance blanche en haut et en arrière ; en dedans, au contraire, la couche superficielle est formée par de la substance grise qui est réunie à celle du côté opposé dans deux points; l'un que nous avons déjà décritsous lenom detubercinereum; l'autre, sous celui de commissure grise des couches optiques. Si l'on coupe horizontalement la couche optique, on trouve un noyau gris central traversé par des fibres blanches extrêmement nombreuses et déliées.

6" Dans le corps strié, la substance grise présente un volume plus considérable que dans les points que nous avons examinés jusqu'alors ; elle occupe également la partie externe ; on ne rencontre dans l'intérieur de i'orgnne qu'une moins grande quantité de fibres grises ; ici toute communication cesse entre la substance gi'ise d'un côté et celle du côté opposé.

7° Dans les hémisphères, la substance grise présente son plus grand

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développement; elle forme des couches qui s'épanouissent à la surface des circonvolutions, et qui enveloppent complétenient la surface de l'encéphale. Cette couche, alternativement rentrante et saillante, n'a aucune communication avec celle du côté opposé.

M. N. Guillot (I) ne considère pas la substance blanche comme formée de fibres qu'on peut suivre d'une extrémité du centre nerveux à l'autre, mais bien comme des stratifications qui prennent, quand on les dissèque, l'apparence fibreuse ; il partage les parties constituantes du centre nerveux céphalo-rachidien en trois appareils qu'il désigne sous les noms d'appareils fondamental, secondaire et tertiaire.

\° Appareil fondamental . — La direction des stratifications de la matière blanche de cet appareil est constante ; celles-ci se prolongent de la cavité du racbis dans l'intérieur du crâne, et parcourent tout ce trajet sans aucune espèce d'interruption. Elles sont doubles, c'est-àdire qu'elles s'étendent symétriquement des deux côtés du corps et se confondent sur la ligne médiane, en arrière et en avant : de là deux espèces de stratifications, l'une latérale, l'autre centrale.

Dans le canal rachidien les stratifications latérales se confondent avec les stratifications centrales; dans le crâne, au contraire, les portions centrales tendent à disparaître. La portion médiane des stratifications postérieures disparaît la première ; celle des stratifications antérieures ne disparaît au contraire qu'après avoir constitué V entrecroisement des pyramides., puis l'olive, enfin la protubérance annulaire et le cervelet.

Les stratifications latérales ne deviennent parfaitement distinctes que quand les médianes tendent à disparaître; elles s'irradient alors pour constituer les hémisphères cérébraux et cérébelleux.

La série des parties blanches de l'appareil fondamental est complétée par une sorte de lien qui réunit les parties divergentes des stratifications latérales. Cette partie, désignée par M. Ts\ Guillot sous le nom de lamelle intermédiaire, nous paraît être la valvule de Vienssens.

Sur les stratifications de matière blanche se trouvent répandues des masses de substance grise, isolées les unes des autres et qui occupent des délimitations distinctes.

2° Appareil secondaire. — îl n'existe que dans le crâne; les stratifications qui le constituent, au lieu d'être parallèles à l'axe du corps, se dirigent transversalement ; elles forment ce que l'on appelle les commissures; il ne présente aucune trace de substance grise déposée sur les parties blanches dont il est formé ; si quelquefois les fibres blanches sont en contact avec la substance grise, celle-ci appartient à l'appareil fondamental,

3° Appareil tertiaire. — 11 est formé par des stratifications de

(t) Exposition anatomiqtie de l'organisation du centre nerveux, 1 vol. in-i avec planches. Paris, 1844.

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