BASSIN
Le bassin est formé des deux os iliaques qui se réunissent en avant et par le sacrum et le coccyx en arrière. Nous avons déjà déciit le sacrum ; plus loin avec la syndesmologie, nous étudierons ces diverses fiarties dans leur ensemble. Nous nous contenterons, dans cet article, de décrire l'os iliaque.
os JLIAQL'E.
Position. — On iournecii dehors la large cavité arliculaire, en avant la porlion osseuse sur laquelle on Irouve un vaste trou ; la grosse cmineuce osseuse siluéo au-dessous de ce li'ou est la paiiie inférieure de l'os.
Vos iliaque, appelé encore 05 delà hanche, os innominé, os coxaJ, os des iles, est plat, irrégulier, recourbé sur lui-même, de telle sorte qu'en haut il est aplati de haut en bas et un peu de dedans en deliors, et qu'à sa partie inférieure il est aplati d'avant en arrière. On lui décrit deux faces et quatre bords.
La face inierne ou pelvienne, divisée en deux poi tiens par une ligne courbe qui fait partie du dôtioit supérieur du bassin, et donne attache au muscle releveur de l'anus, offre une partie supérieure, lisse, concave, regardant en haut eten dedans, fosse iliaque inierne (fig. 32. i), remplie par le muscle iliaque, on y voit les trous nourriciers de l'os ; ime partie inférieure également concave, regardant en dedans et en arrière, qui présente un laige trou, Iroii sous-pvbien dlg. 32. 16). Au-dessus de ce trou, une gouttière qui donne passage aux vaisseaux et au nerf obturateurs (fig. 32. 15); en arrière, uue surface lisse qui correspond à la cavité cotyloïde, et est recouverte par le muscle obturateur interne; plus en arrière encore, et dans la partie supérieure de l'os, on trouve une large surface, très rugueuse antérieurement, et qui s'articule avec la surface auriculaire du sacrum (fig. 32, 2), plus lisse en arrière, où elle donne attache aux ligaments qui vont du sacrum à l'os des iles. Cette partie est désignée sous le nom de tubérosité iliaque (fig. 32. 3).
La face externe peut être également divisée en deux parties, l'une supérieure : c'est la ^o&se iliaque externe. On y remarque deux lig. es saillantes: l'une, postérieure, qui part de la partie supérieure do l'échancrure sciatique et se porte directement en haut vers le bord supérieur de l'os; l'autre, qui part également de l'échancrure sciatique, mais plus en avant, décrit une courbe à concavité inférieure, et va se porter sur le bord supérieur de l'os à sa partie antérieure. L'espace
05 ILlAÛL'l".
compris entre le bord postérieur de l'os des iles et la première liq-iie donne attache au muscle grand fessier ; l'espace compris entre la première et la seconde ligne donne attache au moyen fessier ; le petit fessier s'insère sur toute la partie d'os située au-dessous de la seconde liil'ne.
FiG. 3-2. — Os iliaque.
Fosse ilinquc. — 2. Facclte arliciilairc do. l'os iliaque avec le f-acrum. — 3. Tiibérositij iliaque. — 4. É[tine iliaque i>oslérieure et suitéricure. — 5. Épine iliaque posléricure cl inférieure. — G. Épine iliaque anlérieurc cl supérieure. — 7. Epine iliaque anlérieure et inférit ure. — 8, Grande écliaucrure scialique. — 9. Petite cchancrure sciatiquo. — 10. Epine sciatiquc. — ^i . Tubérosilé scialique.— 12. Corps du pubis. — 13. Éminence ilco-peclinéc. — 14. Épine du pubis. — 15. Goullièrc dos vaisseaux obturateurs. — 10. Trou sous-pubien. — 17. Branche descendante du pubis et ascendante de l'iscliion.
La partie inférieure de la face externe de l'os iliaque présente de haut en bas la cavilé colyloide, profonde, regardant en dehors, en avant et en bas; à la partie interne et inférieure de cette cavité, on remarque un enfoncement où s'attache le li;4ament interarticulaire et rempli par du tissu adipeux rougeàtre ; sur son bord, sourcil coiyloïdien, on remarque f?-o;s échancrurcs : une supérieure, une postérieure l'eu apparentes; l'inférieure, au contraire, très considérable, est comblée, à l'état frais, par un ligament qui la convertit en un trou, audessous duquel passent les vaisseaux qui vont se rendre à l'articulation. La cavité cotyloïde reçoit la tète du fémur. Derrière cette cavité,
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on trouve une surface convexe peu importante ; en avant, on rencontre le Irousous-puhien ifi^. 32. 16) dont le bord tranchant donne attache à la membrane obturatrice. Ce trou est ovalaire chez l'honme, triangulaire chez la femme; à sa partie supérieure on voit la gouttière des nerfs et des vaisseaux obturateurs, qui a déjà élc signalée. A son pourtour, on trouve une surface qui donne attache à l'obturateur externe et au muscle petit adducteur profond qui s'insère en avant.
Le bord supérieur, crête de l'os des iJes, est courbé en S italique. On lui considère une lèvre externe, qui donne attache au muscle grand dorsal, au grand oblique, aux grand et moyen fessiers; une lèvre interne, sur laquelle s'insèrent le transverse, le carré des lombes et le muscle psoas iliaque ; un interstice pour le muscle petit oblique. La tubérosité iliaque donne attache par sa lèvre interne au muscle transversaire épineux, par son interstice au muscle sacro-lombaire.
Le bord inférieur, plus court, présente une partie verticale encroûtée de cartilages et s'articuîant avec l'os du côté opposé, avec lequel elle forme la symphyse pubienne; une partie oblique en bas et en arrière. Toute la portion osseuse comprise entre ce bord et le trou souspubien prend le nom de branche descendan/e du pubis et ascendanlc de l'ischion (fig. 32. 17) ; ce bord donne attache par son interstice au muscle grand adducteur ; par sa lèvre antérieure, au droit interne et à l'obturateur externe ; par sa lèvre postérieure, à l'obturateur interne.
Le bord antérieur présente deux portions : l'une postérieure , oblique en bas et en dedans; l'autre antérieure, presque horizontale; à l'union du bord supérieur avec le bord antérieur, on trouve une saillie : c'est Vépine iliaque antérieure et supérieure (fig. 32. 6), donnant attache par sa lèvre externe au muscle fascia lata ; par sa lèvre interne, au muscle iliaque; par son interstice, au couturier et à l'arcade crurale. Au-dessous de cette éminence, on trouve une échancrure puis une autre éminence, Vépine iliaque antérieure et inférieure, (lig. 32. 7), qui donne attache au droit antérieur delà cuisse; audessous de cette éminence, on trouve une gouttière lisse, dans laquelle glisse je muscle psoas iliaque. En dedans de cette gouttière, on trouve Yéminence iléo-pectinée (fig. 32. 13), où s'attache le petit psoas; puis la branche horizontale du pubis lYiangul&ke, dont la lèvre antérieure se continue avec le côté externe du trou sous-pubien, et la lèvre postérieure fait partie de la ligne qui sépare en deux portions la face antérieure de l'os desiles; l'éminence iléo-pectinée donne attache au muscle pectine. Nous signalerons encore sur son bord supérieur Vépine du pubis (fig. 32. 14), où s'insèrent le pilier externe du canal inguinal, le pyramidal, le droit antérieur de l'abdomen et le second adducteur superficiel , enfin Vangle du pubis.
Le bord postérieur est encore plus irrégulier que l'antérieur ; il forme, par sa réunion avec le bord supérieur, Vépine iliaque postérieure et supérieure (fig. 32. 4). On rencontre un peu au-dessous Vépine iliaque postérieure et inférieure (fig. 32. 5), formée par un