SPINAL
Nous avons étudié les origines du spinal ; nous avons vu que ce nerf s'engageait dans le trou déchiré postérieur, et qu'il sortait avec le pneumogastrique
meau externe se portant au crico-UnTOÏdien, au constricteur inférieur du pharynx. — 18. Nerf récurrent. — 19, 19. Origine du spinal sur la moelle épinière. — 20. Origine du spinal sur le bulbe racbidien. — 21. Rameau interne qui se jette dans le pneumogastrique. — 22. Rameau externe, coupé, se rendant au'sternocléido-mastoïdien et au trapèze, — 23. Nerf grand hypoglosse. — 24. Son anastomose avec la première paire cervical*. — 25. Son anastomose avec le pneimiogastrique. — 26. Branche descendante. — 2". Rameau du muscle Ihyrohyoïdien. — 28. Rameaux terminaux destinés aux muscles intrinsèques de la langue, et aux slylo-glosse, liyo-glosse, génio-hyoïdien et génio-glosse. — 29, 29. Origine et ganglions des six premières paires cervicale?. — 30. Grand sympathique. — 31. Ganglion sublingual.
844 NEVROLOGIE.
Il présente les rapports suivants : Dans le racliis, il est situé entre le ligament dentelé et les racines postérieures des nerfs spinaux, auxquelles il est uni par des liens celluleux. Dans le crâne, il répond en avant à l'artère vertébrale, en haut au cervelet, en dehors au trou occipital. Au niveau du trou déchiré postérieur, il est situé en avant de la veine jugulaire interne, en arrière du pneumogastrique.
A sa sortie du trou déchiré postérieur, il se divise en deux branches.
1° Une branche interne ou anasfomotique (fig. 186. 22; 187. 21), qui se Jette dans le pneumogastrique, auquel il fournit, ainsi que nous l'avons vu, la plupart de ses filets moteurs.
Cette branche anastomotique se subdivise en deux branches secondaires, l'une qui concourt à former le plexus pharyngien du pneumogastrique, l'autre qui s'unit à ce nerf d'une manière plus intime et s'en sépare beaucoup plus bas pour former le nerf récurrent.
2° Une branche externe ou musculaire (fig. 186. 23, et 187. 22), qui descend obliquement entre l'artère carotide et la veine jugulaire interne, passe entre cette veine et l'artère occipitale, en dedans des muscles stylo-hyoïdien et digastrique; longe l'extrémité inférieure de la glande parotide, traverse le muscle sterno-cléido-mastoïdien, auquel elle envoie de nombreux rameaux; s'anastomose avec les première, troisième, quatrième (fig. 186. 24) et cinquième pannes cervicales, se place entre le splénius, le peaucier, et se perd dans le muscle trapèze, fournissant souvent des rameaux à l'angulaire de l'omoplate et au rhomboïde.
GRAND HYPOGLOSSE.
Au sortir du trou condylien antérieur, le grand hypoglosse (fig. 187. 23) se porte verticalement en bas entre l'artère carotide et la veine jugulaire internes, en arrière, puis en dehors, puis en avant du pneumogastrique ; profondément placé d'abord en avant de la colonne vertébrale, il devient plus superficiel au niveau du ventre postérieur du digastrique : là ce nerf se porte en avant et en dedans, croise les deux carotides, en avant desquelles il est situé. Bientôt il n'est plus séparé de la peau que par le muscle sterno-cléido-mastoïdien; arrivé en avant, il devient plus profond, il est recouvert par le digastrique, le stylo-hyoïdien, la glande sous-maxillaire, et s'enfonce dans la langue parallèlement à l'.artère linguale, dont il est séparé par l'hyoglosse au-dessus de la grande corne de l'os hyoïde.
Dans son trajet il présente les rameaux collatéraux suivants :
1° Des rameaux anastomotiques avec le pneumogastrique (fig. 187. 25);
2° Des rameaux anastomotiques avec les deux premières paires cervicales (fig. 187. 24);
3° Un filet très grêle qui communique avec le ganglion cervical supérieur ou son rameau carotidien ;
GKAND SYMPATHIQUE. 845
4° Une branche descendante (fig-. 187. 26). Cette branche sort de l'hypoglosse au moment où ce nerf de vertical devient transversal ; elle paraît provenir des filets anastomotiques qui, des deux premières paires cervicales, se rendent au nerf grand hypoglosse; elle se porte verticalement en bas au-devant de la carolide interne, se recourbe en arrière et s'anastomose en formant une anse à concavité supérieure, avec le rameau descendant du plexus cervical; de celte anse partent des rameaux qui vont se jeter dans les muscles omoplat-hyoïdien, sterno-hyoïdien.
5° Au niveau du bord postérieur du muscle hyo-glosse s'échappe un petit filet vertical qui se rend au muscle thyro-hyoïden (fig. 187. 27).
6° A peu près dans le même point Thypoglosse fournit des filets qui se jettent dans les muscles hyo-glosse et slylo-glosse (fig. 187, 28).
7° Arrivé au bord antérieur de l'hyo-glosse, le nerf hypo-glosse s'enfonce dans l'épaisseur du muscle génio-glosse (fig. 187. 28), s'épanouit en un grand nombre de filets qui se dirigent d'arrière en avant, et se perdent dans les muscles de la langue. Ce nerf s'anastomose avec le nerf lingual, mais non avec le glosso-pharyngien ou le facial.
C^RAMD STllPATHIQUi:.
Nous venons de passer en revue les nerfs qui, du cerveau et de la moelle épinière, vont se rendre aux organes des sens, à la peau, aux muscles. Kous avons vu qu'un très petit nombre de filets nerveux se distribuait aux organes de la vie végétative. Il nous reste, pour compléter l'élude du système nerveux, à étudier cette série de ganglions étendus tout le long de la colonne vertébrale, qui communiquent avec le système encéphalorachidicn par des nerfs qui parlent des deux racines des paires rachidiennes, et qui se distribuent au cœur, au poumon, à l'intestin, à l'appareil génito-urinaire, etc. L'ensemble de ces ganglions, réunis par des -filets de communication, constitue ce que l'on appelle le nerf grand sympathique.
Examiné dans son ensemble, le nerf grand sympatliique se présente sous la forme d'un long cordon noueux étendu de la première vertèbre cervicale à la dernière vertèbre sacrée, recevant en arrière des filets qui viennent des paires rachidiennes , envoyant dans les viscères de nombreux filets entrelacés et désignés sous le nom de plexus. Ces plexus établissent de larges communications entre les nerfs grands sympalliiques des deux côtés ; de plus ces deux nerfs communiquent entre eux, à la tête et au bassin, par des anastomoses médianes.
Nous allons étudier successivement le grand sympathique à la tète, au cou, dans le thorax, dans l'abdomen.
La portion céphalique du grand sympathique se trouve formée par les ganglions ophthalmique, sphéno-palatin, etc., que nous avons exa-
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minés avec le nerf trijumeau, communiquant entre eux par les rameaux carotidiens qui entourent l'artère carotide interne et ses divisions ; nous ne reviendrons pas sur cette partie que nous avons déjà décrite, et, conformément à l'usage, nous recommencerons notre description à la région cervicale.
Dans chacune de ces régions nous examinerons le cordon formé par les ganglions, insistant surtout sur les renflements ganglionnaires, sur les rameaux qui les font communiquer entre eux, sur les racines des ganglions et sur les nombreux rameaux qui en partent.