‹ Nouveaux éleménts d'hygiène [electronic resource]Chapitre 10 sur 267 · MO · texte numérisé non relu

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0ra,20

1 mètre.

Toutefois, les moyennes ne font pas ressortir un fait très significatif, visà-vis de la faible conductibilité du sol ; à savoir qu'il faut « des froids très intenses et surtout très prolongés pour que la gelée descende à 0m,20 ou

(1) On a distingué les chiffres maxima parla lettre grecque^. Ainsi qu'on le remarquera, le retard selon les profondeurs affecte une grande régularité.

générale.] CAPACITÉ DU SOL POUR LA CHALEUR, LES GAZ ET L'EAU. 31

Om,30 et encore une couche de neige de quelques centimètres d'épaisseur suffît-elle à enrayer ce mouvement d'approfondissement de la gelée. » (Marié Davy.) A l'époque des plus grands froids de décembre et janvier, alors que le thermomètre couché à la surface du sol marquait — 15°, 4, le thermomètre placéàOra,10 ne descendait pas au-dessous de — 1°,87 ; à Orn,20 il ne dépassait pas -f- 0°,47 ; à 1 mètre il s'arrêtait, quatre jours après, à + 3°, 70 son point le plus bas.„

Les soldats, en campagne, creusent volontiers le sol à l'intérieur de leurs tentes, si l'on n'y prend garde; cette pratique avait une certaine vogue pendant les rigoureux hivers de l'expédition de Grimée (1854-1856), de même que l'on recherchait les taupinières, baraques formées de planches disposées comme un toit au-dessus d'un trou dans la terre. Les tentes à sol creusé et les taupinières sont de détestables habitations au point de vue du méphitisme ; mais l'on s'explique aisément que les soldats y trouvent un moyen de conservation du calorique.

Cette question des influences du sol peut bien être fort importante. En France, quelques hygiénistes semblent la dédaigner et l'abandonner à l'agriculture. Avant de porter une appréciation définitive sur le rôle de ces influences en étiologie, il couvient au moins d'en avoir approfondi les éléments. C'est ce qui nous détermine à ajouter encore aux indications qui précèdent un tableau emprunté à August Bellmann, de Freiberg (Saxe), et où l'on trouve les résultats d'observations prises à un point de vue qui n'est pas sans opportunité.

Les expériences ont été faites à l'instigation et aux frais de Fried. Kûchenmeister. On voulait savoir s'il y aurait une différence sensible dans les températures du sol, observées d'une part sur un point que la neige recouvre jusqu'à une époque avancée du printemps, et de l'autre sur un point très peu distant du premier, d'où la neige serait disparue de bonne heure. Les talus opposés d'une tranchée profonde de chemin de fer, orientés l'un au nord, l'autre au midi, parurent pouvoir se prêter le plus favorablement possible à la comparaison cherchée. Nous ne décrirons pas les ingénieux procédés employés ; voici seulement les résultats notés de quinze en quinze jours, pendant un an.

TABLEAU

DU SOL

[Hygiène

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