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ACIDE CARBONIQUE P. 1000 D'AIR DU SOL

COUR de l'Université.

CAVE de l'Université.

l de Sol de l'hôpita Klausenbuurg.

Sol d'une colline hors la ville.

L'acide carbonique dans l'air du sol de la cour de l'Université, à Klausenbourg, où l'auteur a expérimenté, à A mètres de profondeur, est donc 400 fois plus abondant que dans l'air atmosphérique : avec une semblable proportion de GO2, c'est un air irrespirable. A la vérité, c'est là une proportion singulièrement élevée et qui prouve que de telles observations ne valent que pour le lieu où elles ont été faites ; à Dresde, la proportion correspondante n'est que de la moitié; à Munich, elle est quatre fois moindre.

En outre, et à des profondeurs égales, la proportion de GO2 varie selon les points explorés d'une même ville. Si l'acide carbonique, ou plutôt le processus fermentatif dont il émane, a quelque importance dans la salubrité des villes et dans la propagation des maladies épidémiques, on s'explique déjà qu'une de ces maladies, la fièvre typhoïde par exemple, se répartisse d'un façon parfois très bizarre aux divers quartiers, faisant élection de tel groupe de maisons, enjambant par-dessus tel autre, sans qu'il y ait de raison apparente d'une interruption dans la transmission.

La quantité de CO2 croit comme la profondeur. — Ce serait une première loi. Une seconde peut s'exprimer ainsi : les proportions de GO2 dépendent essentiellement de la perméabilité (non de la porosité) du sol. Y a-t-il une couche

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superficielle puissante, accessible à l'air extérieur, favorable aux oxydations organiques et aux mouvements des gaz, ceux-ci produits en grande quantité s'accumulent dans la profondeur. Plus le sol est riche en GO2, plus on est autorisé à croire que le sous-sol est imperméable à l'air et à l'eau; plus l'air du sol est pauvre en GO2, plus il est certain que le sous-sol est de consistance légère.

Mais le sol argileux retient GO2, tandis que le sol léger permet les échanges avec l'air atmosphérique et la diffusion à l'extérieur des gaz produits dans le sol. Ainsi, l'on voit que le sol de l'hôpital, plus souillé selon toute probabilité et comme on le démontra directement, mais formé de fragments (perméable, peu poreux), fournit un air moins riche d'acide carbonique que le sol d'une colline située hors de la ville, non souillé mais argileux (poreux, peu perméable). A un certain point de vue, le sol dont l'air est le plus riche en GO2 est le moins offensif pour l'hygiène et inversement (Cette conclusion peut évidemment être bien modifiée par la comparaison des chiffres respectifs de l'air total, par volume, contenu dans chacun des sols).

Du reste, l'acide carbonique du sol provient des oxydations qui s'y accomplissent et représentent de l'oxygène disparu, ainsi qu'il ressort des chiffres ci-dessous, encore empruntés au professeur de Buda-Pesth, et qui montrent que les proportions d'oyxgène et de CO2 varient en sens inverse.

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