‹ Nouveaux chants du soldatChapitre 17 sur 52 · AU PORTE-DRAPEAU · texte numérisé non relu

AU PORTE-DRAPEAU

XoD ce n'est pas la gloire encore:

Avanl le jour il faut l'aurore Le porle-drapeau le &îit bien.

Mais le soleil est sur d'éclore:

Non ce n'est pas la gloire encore, Mais c'est la flerlé qui revient.

Autour du drapeau qui nous guide, Tout un peuple attend, i:atrépide, L'heure que nul ne peut prévoir — L'homme espère, Dieu seul décide.

Autour du drapeau qui nous guide Tout un peuple est prêt au devoir.

Porte-drapeau, mon camarade, Au combat comme à la parade, Ton chemin est le droit chemin.

C'est un ûer poste que ton grade l Porte-drapeau, mon camarade.

Tu liens Ia France dans ta main.

STANCES

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k MADAME MARIE LAUREN?

Lorsqu'au jour de combat, victime expiatoire,

Le soldat tombe et meurt en cherchant la victoire,

Que son rang lut obscur ou qu'il fût éclatant,

Le peuple reconnaît la dette solennelle;

Et la mère-Patrie abrite sous son aile

Les enfanta dont le père est mort ea combattant

Et le respect ae lous les guide et les escorte

Et si faible que soit l'appui qu'on leur apporte,

Ces pauvres orphelins en sont enorgueillis.

A leur juste flerté leur deuil se rassérène,

Car ils savent qu'ils ont la France pour marraine.

Et que leur père a bien mérité du Pays.

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Or, quoi qu'en puisse dire et penser l'ignorance, L'Artiste est aussi, lui, le soldat de la France, Il sert son peuple aussi, ce serviteur du beau, La gloire qu'il acquiert chacun se l'approprie Nul n'accroit plus que lui l'honneur de la Patrie Nul mieux que lui ne sait porter notre drapeau.

A l'heure même, à l'heure inoubliable encore Où le vainqueur jaloux d'un vaincu qu'il abhorre

sta:ices. 21

Voulait nous arracher noire place au soleil; A l'heure où les Français restaient sombres et triste;; De qui leur so:il venus, sinon de leurs artistes, Leur première revanche et leur premier réveil.

Peintres, musiciens, sculpteurs, acteurs, poètes Une même pensée embrasa mille tètes :

Consolons la Patrie, honorons les aïeux; Qu'Athène encor en deuil, éblouisse encor Sparttj Et que ce cher pays, dont l'Europe s'écarte, De l'Europe attirée enchante encor les yeux.

Et tandis que distraite ainsi dans sa soufTrance, La France se hàt lit de réparer la France, Ce-5 grands consolateurs lui rendaient sa fierté, Et les peuples voyaient un peuple encore en larme> S'aciiarnant au travail et veillant sous les armes. Ceindre d'un laurier vert son front ensanglanté.

0 vaillance ! 0 ressource héroïque et sublime. Merveilleuse vigueur du sang qui nous anime! Jamjiis pays vaincu n'entreprit rien de tel. Mais que de champions sont morts à cette tâche, Car ce fiévreux assaut où l'àme est sans relâche. Pour n'être pas sanglant n'en est pas moins morlei

Puis lorsque la mort vient glacer ces fronts superbes, Moissonneurs imprudents qui n'ont pas fait leurs gerbe Le peu de blé qu'ils ont se disperse à tous vents; Et, comme en ces combats pour la gloire commune Us ont. donnant leur vie, oublié leur fortune, C'est souvent d'un nom seul qu'héritent leurs enfnnts

Eh! bien, vous qui trouvez leur œuvre utile et bonne. Vous qui. vous rassemblant partout où l'Art rayonne,

STANCES Î3

Guidoz toujours l'artiste et le formez parfois; 0 Foule à l'àme ardente, ô foule au cœur sincère, Songez à ceux qu"il a laissés dans la misère Ft que votre pitié devance ici ma voix.

Et toi mère-Patrie, à qui par leur victoire, Ces soldats de l'Idée onl rendu quelque gloire, Apporte aussi ta pierre à leurs foyers détruits, Honore en leurs enfants leur glorieux lignage, Et que ton aide aussi leur soit le témoignage Que leurs pères ont bien mérité du Pays.

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