DIPLOMATIE
Paris, 12 mai.
Cher Monsieur
Le pouvoir sans la responsabilité est très dange^ reux pour celui qui l'exerce et peut provoquer bien du trouble et de la confusion dan^ l'État
Les affaires de Tunis approchent de la solution, qui, je V espère, sera heureuse.
Nous n avons qu'à nous huer de l'attitude de l'Allemagne dans cetie quesiton tmporiante ; je me plais à manifester la reconnaissance que nous devons au gouvernement allemand
(Lettre ie H. Barthélémy Saist-TIilaibe, mimstrk des affaibb»
ÉTBAHGÈRES UB pRAnCB , A U. L. RiCHABD FlEISCHEB, DIBJiCTBn
DE LA Deuttchc- Revue.]
DiPLOMATIR
Ains' le fait est vrai : ce videur d'écritoire
A perdu le cœur et l'esprit !
Son étonnant billet est vraiment de l'hlsloire,
Un Français l'a vriiiiiunt écrit I
[1 a. nous éclairant sur notre humble campagne
Et sans qu'on vint l'interroger, Déclaré son Pays vassal de rAllemaj^ne
£l pris pour maître l'étranger.
80 CHANTSDUSOLLAT.
El cet étranger-là qu'acclame sa démence,
Ce loup-cervier aux yeux ardents, Tient encor dans sa gueule un lambeau de la France
Qu'il broie encor entre ses dents.
Et c'est à l'heure même où la f russe assemblée,
Dispersant notre souvenir, Arrache à des Français leur langue mutilée.
Que ce Français vient la bénir I
C'est alors qu'accueillant un propos qu'on chuchote
Et qu'il sait bien être trompeur, Il dénonce au pays son plus grand patriote,
Semant la honte avec la peur.
Rendons à l'ouvrier de ces œuvres mauvaises
Son vrai titre qu'il n'a pas pris :
« Le Ministre étranger des AiTaires Franraiscs
Résident de Prusse à Paris. »