‹ Nouveaux échos du Mont-Royal [microforme]Chapitre 28 sur 64 · PARASOL ET PARAPLUIE · texte numérisé non relu

PARASOL ET PARAPLUIE

La scène représente un vaste appartement au milieu duquel se trouve une armoire renfermant M. Parasoi ot M. Parapluie de Bon Abri. Des enfants entourant l'armoire mystérieuse chantent en chœur:

Allegretto.

dit que près d'i + ci,.

€ Qui don-ne des a + vis... Bons Pourtou-te la

ü.-e La ri-fia, fla, la, La ri- fla, fa, fla, La ri. fla, fa, fa

ler COUPLET M. PARAPLUIE, s'adressant à M.

Parasol, chante en ouvrant l'armoire

On dit que près d'ici, et regardant avec étonnement :

Demeure un parapluie, Qui donne des avis : 4e COUPLET Bons pour toute la vie La rifla, flu, fla (ter) Mais, qu'est-ce que ce bruit Gentillet, mon ami ?

M. PARASOL, —. C'est lu fin de la Eh bien ! mon cher ami, nuit, Approchons, je vous prie, Sortons tous deux d'ici.’ De l'endroit que voici, La rifla, etc. (ter), 2 Nr FAT OT M. PARAPLUIE ct M. PARASOL Da ONE TE / sortent de l'armoire, tandis que ‘les (On entend du bruit dans l'armoire, ) enfants se cachent pour écouter le dialogue 3e COUPLET M. PARAPLUIE, — Eh! boujour, Chat ! il se fait du bruit cher petit Parasol fringant. Chez M. Bon Abri. M. PARASOL. — Eh ! bonjour, pè- Cachoms-nous, gens d'esprit, re Bon Abri.

Du Parasol aussi... —Quel temps fait-il ce La rifiæ. ia, fia (ter). ami ?

2e COUPLET

—Je n'en sais trop rien, muis j'esbère qu'il fera beau et que je sortirai de mon fourreau, car je suis étouffé là-dedans, enfoncé jusqu'au col !…

—C'est cela, beau Pa, asol, vous espérez que moi je resterai dans ce coin d'armoire, ou à la porte d'un salon d'une anti-chambre !

— Vraiment, vous me jugez mal, bon père l'Abri ; je croyais que vous aimiæ le foyer domestique, et, comme je vous voyais rôvant cette nuit, e Pensais Que vous préfériez rêver le jour aussi.

—Moi rêver ! réver en plein jour ?

Jamais, jamais, gentillet mon am, c'est trop misible… Les rôves sont des mensonges, et moi Parapluie, autrement dit M. de Bon Abri, je songe aux réalités de lu vie, je suis essentiellementpratique et positif.

—A quoi “ongiez-vous, M. de Bon Abri, el quelle réalité vous préoccupe vncore ?

M. de BON ABRI.—A Quoi je son- Keais ? A quoi je songe chaque jour ?

Eh bien ! Puisque vous désirez le savoir, vous le saurez, gentil Parasol. Je vais vous ouvrir mon cœur, cœur de Parapluie !… (Il s'ouvre tout grand.)

M. PARASOL.—Ouvreg-vous, mon ami Car vous en mourrez d'encela vous soulagera. De plus, Pas droit à votre confiance, ne

suis-je pus vot fidèle ami, sinon le jour, au moins là nuit... ?

—Eh bien! gentillet mon ami de nuit, Cur durant les beaux jours vous me fuvez, sans plus tarder, dites-moi, je vous prie, et tâchez de m'expliquer pourquoi, toutes les fois qu'il faut me mettre en route hors du logis, j'ai le désagrément, Pour ne pas dire le déchirement, d'avoir remarqué un air boudeur et fort Peu gracieux chez quelques grandes et petites de-

Eh ! bonjour, cher petit Parasol

fringuant.

moiselles ; et pourtant, ne suis-je pus rempli de dévouement pour elles ?

—Bah ! M. de Bon Abri, sont les rhumatismes, les névrailgies, les gustralgies, et tous les Soucis, qui sont Cause suns doute de ces airs tristes et moroses qui changent les plus jolis minois en vrais repoussoirs...

M. de BON ABRI —Nenni, gentillet Mon ami, Car j'ai fait lu r'ema rGue certaine que lorsque Mile Rose vous brend, toujours elle Sourit. Si votre emploi vous donne uelque peine, le mien, vous l’avouerez, est bien pius latiguant. On me fait lu grimace, est-ce de la justice ? Moi qui mets chacun à l'abri du vent, de la neige, de la grèle, de la pluie ! moi qui empêche de prendre le rhume de cœrveau, douleurs et névralgies ‘moi qui, par tous les temps, qu'il gréle, qu'il tonne, qu'il vente, me dévoue tout entier !.… Me faire 1x grimuce est une noire ingratitude qui me blesse, ui me Chagrine.. Et dire que je m'use pour défendre et prolonger la vie de ces maussades demoiselles !.. Ah!

geñtillet mon ami, c'en est trop pour un parapluie ! et pour tant de dé- OT Jamais Je ne reçois un merci 1.

M. PARASOL, — Mais, père Abri, vous m'étonnez, vous me Prenez, vous, gi expérimenté :

Pas n'est besoin de Leaucoup de lice pour voir d'où viennent cédés qui paraissent si Quand Mie

Bon sur- Car nu ces problessants.

Rose où Mile Blanche, Mile Palmyre ou Perpétue, vont re Quérir votre office, le ciel est sombre et noir, et les pensées de ces demoiselles sont teintées de Mélancolie !

Tout se tient cn ce monde, et les personnes et les choses !.… Mais si c'est 4 son ombrelle, couleur de rose, que la petite où lu Siunde demoiselle à recours, le ciel est Pur et leau, le s0— leil brillant, l'air est embaumé du parfum de fleurs odoruntes, et le beau temps amène sur ss lèvres un sourire,

M. BON ABRI. — Votre réplique, à Parasol, respire la sagesse, Le le reconnais trop tard ! Hélas ! trop souvent

L'accueil qu'à son Prochain l'on fait,

aVant tout de l'humeur (dont om est,

Se ressent

Mais, quoi qu'il en soit, c'est contre la justice, gentillet mon emi : et Si j'étais Roi, Gonverneur, Pr ou Procuret:, au seu d o suis, un respectable Parapluie, rais aux grands de cœur, aux gens d'esprit, à Chica- £o Comme à Montréal : Qu'il pleuve

je diaux petits, aux gens

qu'il v

le, se

Partout, sans jamais faire ln moue à

qui

contrarie,

tourent M

ente, qu'il tonne ou qu'il sit * toujours d'humeur égale et ne. Louez Dieu en toui, en tout, M

et

Le.

ment de M

sachez dire sement :

5e COUPLET

Ah! s'il en est ainsi, O docte Parapluie, Je serai votre ami A la mort, à ln vie !..

La rifln, fla, fla (ter.)

enfants s'avancent

l'urasol

chantant avec entrain :

6e COUPLET

Vive le Bon Abri !

Le Parasol aussi !

Car nous avons compris Læurs très sages uvis….

La rifla, fla, fla (ter.)

fe COUPLET

Chassons avec vigueur

Les petits airs Loudeurs :

Disons avec bonheur :

Vive la bonne humeur !.

La rifla, fla, fla (ter.)

8e COUPLI

Bénissons en tous lieux Le soleil du bon Dieu ! Surtout, soyons joyeux

De la rosée des cieux !…

La rifla, fla, fla (ter.)

alors, et son ami

F > + merci Voire méme à votre purapluie !

Parasol, s'approchant aimable-

Parapluie, chante joyeu-

enen

‘3e COUPLET Mère, me redit sans cesse :

Souriquette, &ure au chat !

Crois-en ma Vicille Sugesse :

Tout chat est un avocat.

te COUPLET Entre nous, cette Minette Au iminois culin, Léat, À lu voix douce et fluette, Serait-elle un avocat ?

BLANCHETTE ET SOURIQUETTE 5e COUPLET

1cr COUPLET De plus près voyons la chose, Un jour, au fond d'une armoire, Vérifions son état : Blanche minette aperçut Vit-on jamais neæ plus rose ? Une souriquette noire ; Ce n'est pas un avocat. D'un bond Blanchette accourut. 6e COUPLET

REFRAIN OR x

Gone ouie! coule! faisait Minette, Souriquette, la pauvrette, Approche, va, crains rien : En aurait dit bien plus long : Couic, couic, couic! sœur Souriquette Mais la griffe de Blanchette Approche, je l'aime bien. S'abattit comme du Plomb.

2e COUPLET REFRAIN FINAL

Souriquette, sans mulice, Couic! couic! couic! fait Souriquette

norumt ce qu'est d'un chat Entre les griffes du chat : Et la griffe et l'artifice, Quelle terribte Minette ! S'écrie : Est-ce un avocat ? Couic ! eouie ! c'est un avocat.

Allegretto.

Couic 1 couic 1 couic 1 fai - sait Mi. net. te,

sou - ri- quet - te, AP-pro-che, je t'i. me bien!

Ps Phniseisis de Bu J

Marcia,

S'é-tuiont four - ré duns leurs

de mus- sa

* cror

tous les loups,

plan

NOTE Les reprises dent

Chaque mn faites pur amusante

ler COUPLET lrente chasseurs en goguettes, Grands chasseurs de loups-garous, S étaient fourré duns leurs tôtes De massacres tous les loups, REFRAIN Kataplan gare re pure, taplun gare De devant !

2e COUPLET S'étaient fourré duns leurs têtes De massacrer tous les loups, Les loups et surtout les louve Comme aussi les louveuteuux %e COUPLET Les loups et surtout les louves Cotume aussi les louve aux, ls partent en criant gare, Plus chargés que des chamenux.

lé COUPLET ls partent en criant gare, Plus chargés que des chameaux :

Leur attirail formidable Fait le bonheur des tudauds.

ateirail formidable Fait le bonheur des badauds ; Leur aspect inénarrable urvuche nos moineaux 6e COUPLET Leur aspect inénarrable Effarouche nos moineaux Les lièvres,—chose in ovable, — De peur tombent par morcenux

gicre pire gu-re, Ru-ta- plan gu-re de de vunt!

vunt!

tif dot étre chanté d'abord pur une seule voix toutes les voix,

rendront la chanson excessive

7e COUPLET Les lièvres,—chose incroyable De péur tombent par morceaux Les Vieux loups s'en vont au diable Au diable les louvetenux Se COUPLET Les Vieux loups s'en Vout au diable Au dinble les louvetenux Les louves inconsolubles Décanpent sur les coteaux, %e COUPLET les lonves inconsolables Décampent sur le oteaux ; Les chasseurs, troupe implacable, Vont se rue l'assaut 10e COUPLET Les chasseurs, troupe implacante Vout se ruer à l'assaut ; Un hurlement effroyable Retentit sous les bouleaux lle COUPLET Un hurlenent effroyabte Retentit sous les bouleaux :

Chair de poule inévitable Des chasseurs pointe les peaux 12e COUPLET Chair de poule inévitable Des chasseurs Pointe les peaux Lâchant fusils, couteaux, cable Ils beuglent en vrais taureaux, 13e COUPLET Lâchant fusils, couteaux, cables, Ils beuglent en vrais tau Les loups! Les loups filent tels des levr

14e COUPLET

Et filent tels

N'étant point

Les loups des 1 ‘ette blague est dans les journaux

insécrables !!!

reuux ; Véritable,

ou

Le “ Bégayeux ”

Paroles ot musique de AUGUSTE CHARBONNIER

— À "0 = Ÿ = PL Pi ra * gue s'a- cro -cro -cro + cro + ch —N 4

DE RL R PRE ESS sE—)

EI — —— cer Qus - qua - qua-quatre mots sans bébé . gay . or. nid

Or je pus, pus, pus à ine D'u-d'uno seule halei. ei-lei-lei Quand j'étais Pe-De-petit enfant Pro-pro: prononcer Pa-papa, maman, IT VI

Comme tout, tout, tout le monde À son tour la, la, la + Brune”

lus, plus tard, j'eus ma, ma, lus, ma M'envoie dans la, la, la, la lune,

Mais n'ai pu la ma-marier [‘‘ blonde”, S'écriant : Point d'épou-pou- UseUrS, Sa-sa-sachant trop bien bé-bégayer, Beau, beau, beau garçon, maisbé-bégayonx.

Lui dis: je vous, Vous, vous aime

Bien, bien blus que moi-moi-moi-moi. rebô-bô-b4-belle, [même, Pro-pro-promener

Voudrais bien vous épou-pou-pouser Lé-l6-lestement, sans bé-bégayer.

Au, au, au plus tôt sans bé-bégayer.

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