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Nouveaux élémens d'anatomie descriptive

On peut définir le système nerveux : V ensemble des organes intënears des sensations et des voûtions. C’est le système nerveux qui met le moi en relation avec les diverses parties de notre corps, c’est paf lui qu’il reçoit les inipi'essions qui lui viennent de ces parties, qu’en retour il les avertit des déterminations qu’il a prises et qu’il leur dicte ses voîonîe's.

Le système nerveux s'e'tend à toute, ou à presque toute Torganisation. llest formé de renjlemens., centres^ ou ganglions^ et de cordons.^ prolongeviens y o\\ nerfs ^

Bien que le s^^stème nerveux soit réellement unique, géne'ralement on le divise en deux systèmes secondaires, distincts sous le rapport de la structure et sous celui de raction , mais continus l'un avec l’autre. L’un constitue le système nerveux de ^ la vie animale y l’autre est système nerveux de la vie orga-^

nique. Le premier appartient spécialement aux organes qui servent à établir nos relations avec le monde extérieur, organes qui n’appartiennent qu’aux animaux ; le second est plutôt destiné aux organes nutritifs , que nous partageons avec tous les êtres doués de rorganisation.

Je ne décrirai en ce moment que les centres du système nerveux de la vie animale; les nerfs de ce système et surtout ceux du système de la vie organique ne peuvent trouver leur place dans un ouvrage éle'mentaire qu’après rbistoiredesvaisseaux(i).

(i) Le.s nerfs de la vie organique sont tellement unis aux artères, ils les accompagnent si exactement, que la connaissance de ces vaisseaux est indispensable à celui qui étudie cette partie de la névi’ologie. Du reste, on concevra faciiement la raison qui m’engage à placer ici la description

PREMIER GENRE

Des centres nerveux de la vie animale.

Les centres nerveux de la vie animale , axe cérébro-spinal , ganglions céphalo-rachidiens ^ occupent la cavité céphalo-rachidienne J ils sont prote'gés^ en outre , à l’intérieur de cette cavité, par trois membranes spéciales, la dure-mère.^ V arachnoïde , et la pie-mère, et , à l’extérieur , par des parties molles plus ou moins nombreuses.

L’axe cérébro-spinal est essentiellement formé de substance nerveuse, substance pulpeuse, blanchâtre, d’une odeur spermatique, d’une saveur fade, douce au toucher, soluble dans les liquides alcalins, susceptible d’être durcie par l’alcool et par les acides,s et dans laquelle , entre autres élémens , on trouve du phosphore à l’état de corps simple (i).

La substance des centres nerveux est composée de deux substances secondaires: Ymhq grise, appelée aussi cor/ica/e, quoiqu’elle ne se rencontre pas toujours à l’extérieur ; l’autre blanche, appelée également médullaire , bien qu’elle ne forme pas toujours le centre des parties qu’elle occupe. La substance grise est dépourvue de fibres; la substance blanche offre, au contraire , constamment cette disposition. ’

Les centres nerveux de la vie animale se développent les uns après les autres, en procédant de l’extrémité inférieure du tronc vers la supérieure.

Du reste on divise ces centres en deux portions: l’une spinale, l’autre crânienne ou encéphalique. Je- décrirai d’abord la portion spinale, parce qu’elle est d’une disposition plus simple que l’autre, parce qu’elle se développe la première, et que la portion encéphalique semble en procéder comme par épanouissement.

des centres nerveux de la vie animale: ces centres sont pourvus de vaisseaux dont on ne pourrait apprécier la disposition, si je renvoyais la description des premiers à la névrologie.

(i) Cette circonstance imprime un caractère particulier fort remarquable à la dissolution putride de la matière nerveuse ; elle est acccornpagnèe de production de gaz hydrogène perphosphoré , gaz qui s’enflamme avec le contact de l’air. Les leux loih’îs qu’on observe dans les cimetières ont

souvent celte origlni^.

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