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autres. On en compte trois principaux, indépendamment des franges épiploïques cpie Von rencontre sur différens points, sur ]e gros intestin en particulier : le grand épiploon^ V épiploon gastro-hépatique et le gastro-splénique .
Le grand épiploon {épiploon gastro-colique^ Chauss.) occupe la partie antérieure de la masse intestinale. Il est très mince et irrégulièrement quadrilatère. Son bord supérieur est fixé à la fois sur la grande courbure de l’estomac et sur la partie inférieure de l’arc du colon. Son bord inférieur, plus ou moins irrégulier, ordinairement plus long à gauche c[u’à droite (1), descend plus ou moins bas, suivant les sujets. Ses deux bords latéraux n’offrent rien de particulier ; le droit, reçu dans l’angle de réunion du colon ascendant et du colon transverse , forme )i épiploon colique des auteurs, épiploon qui n’a aucune existence isolée •, le gauche se continue avec l’épiploon gastrosplénique.
. Une portion de l’arrière-cavité des épiploons s’étend dans la partie supérieure du grand épiploon, et divise celui-ci en deux lames , chacune formée de deux feuillets. Sa lame antérieure est constituée par le péritoine , qui descend des deux faces de l’estomac; tandis que sa lame postérieure résulte à son tour de la réflexion des deux feuillets précédens , qui se séparent bientôt pour embrasser l’arc du coion et former son mésentère particulier.
Le grand épiploon n’existe pas chez l’embryon ; il se développe chez le foetus seulement, et va croissant pendant le reste de la vie. Chez le fœtus et chez l’enfant , il ne contient pas de graisse; on ne voit apparaître celle-ci qu’après la puberte, surtout vers l’âge de quarante à cinquante ans ; c[uelquefois elle s’y accumule en quantité considérable. Dans l’origine, le grand épiploon paraît végéter en quelque sorte de l’estomac et du colon ; ses deux lames ne sont pas réunies inférieurement et la cavité des épiploons est ouverte de ce côté.
épiploon gastro-hépatique est placé entre le foie et la petite courbure de l’estomac. Sa forme est à peu près semi-lunaire. Son bord hépatique est droit et fixé sur les deux côtés du sillon transverse du foie. Son bord gastrique est convexe et em-
(i ) Circonstance qui explique pourquoi les hernies épiploïques sont plus fréquentes de ce côté.
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brassé pai la petite courbure de l’estomac. Une de ses faces, antérieure et supérieure, est en rapport avec la face inférieure du foie; l’autre, inférieure et postérieure, est cachée dans i’arrière cavité des épiploons. Il s’étend à gauclie jusqu’au cardia, à droite, jusqu’à l’hiatus de Winslow. Il renferme dans son épaisseur la première portion du duodénum et tous les vaisseaux et nerfs qui pénètrent par la scissure transverse du foie, ou qui en sortent. Il est formé seulement de deux feuillets, celui de la face antérieure et celui de la face postérieure de l’estomac , ce dernier appartenant à l’arrière cavité des épiploons.
\J épiploon gastro-splénique est intermédiaire à la rate et à la grosse tubérosité de l’estomac. Il est beaucoup plus court que les deux autres. D’un côté, il tient aux deux bords de la scissure delà rate, et sépare en deux portions la face interne de cet organe, De l’autre , il se fixe sur l’estomac , en se continuant avec le côté gauche du grand épiploon. L’-arrière cavité des épiploons envoyé un prolongement dans son intérieur, et le sépare en deux lames , une antérieure , l’autre postérieure. Sa lame antérieure est formée de deux feuillets qui embrassent les {^aisseaux courts. Sa lame postérieure est également constituée par deux feuillets, dans fintervalle desquels se rencontrent les vaisseaux spléniques.
De petites rates surnuméraires sont souvent plaéées dans l’épaisseur de cet épiploon.
Mésentères (i). On désigne ainsi les replis péritonéaux qui retiennent les intestins contre les parois abdominales. Il en existe de plusieurs espèces : le mésentère proprement dit, le mésocæcum, les mésocolons et le mésorectwn.
Le mésentère proprement dit est le repli c|ui fixe l’intestin grêle à la paroi postérieure de l’abdomen. Il s’étend de la partie inférieure de l’hypochondre gauche à la région iliaque droite , dirigé obliquement en bas et à droite. Il n’appartient qu’à l’intestin grêle proprement dit , et point au duodénum. Sa longueur égale celle de cet intestin ; toutefois , elle est bien loin d’être la même en avant, et en arrière : dans le premier point , elle est représentée par la distance qui sépare l’hypochondre gauche de la fosse iliaque droite ; dans le second , au con-
(i) Méaos milieu , èvrc/jov intestin.
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traire, elle est mesurée par rintestin lui-même; double circonstance qui l’a fait comparer à une peau de chamois qu’on aurait fortement’tiraillée et étendue vers un de ses bords.
Quoi qu’il en soit, le mésentère offre deux faces et deux hords. Une de ses faces regarde ordinairement en avant et à gauche , l’autre , en arrière et à droite. Son bord antérieur , le plus long des deux, est dirigé à droite et fixé sur la partie postérieure de Fintestin. Son bord postérieur répond obliquement à la colonne vertébrale et aux vaisseaux qui la recouvrent.
Le mésentère est formé par deux lames péritonéales très rapprochées l’une de l’autre en avant , écartées , au contraire, de toute l’épaisseur des vertèbres en arrière ; lames , qui se séparent pour embrasser l’intestin grêle , et qui renferment dans leur intervalle les artères, les veines , les vaisseaux lymphatiques de cet intestin , une grande quantité de ganglions lymphatiques et du tissu cellulo-graiss-eux.
Le mésocœcum est le repli péritonéal qui fixe le cæcum à la fosse iliaque droite ; il manque quelquefois , et le cæcum appuie immédiatement en arrière sur l’aponévrose fasciailiaca (i). Généralement peu prolongé, il se continue supérieurement avec le mésocolon ascendant. Il est formé de deux lames péritonéales appliquées sur les vaisseaux et nerfs du cæcum.
L’appendice cœcal offre lui-même un petit mésentère particulier qui le fixe sur le cæcum.
Les mésocolons sont les replis du péritoine qui retiennent les diverses parties du colon. On en distingue quatre : le lombaire droit le transf^erse, le lombaire gauche et V iliaque.
1° Le mésocolon lombaire droit, ou ascendant, fixe dans le flanc le colon correspondant. Très peu prolongé , il manque quelquefois , et se continue , en bas , avec le mésocæcum , en haut, avec le mésocolon transverse. Il est formé par un repli péritonéal à double feuillet, qui contient les vaisseaux et nerfs du colon ascendant.
2 Le mésocolon transverse retient le colon correspondant au-devant de la colonne vertébrale. Placé sur les limites des
(i) Alors le cæcum peut faire hernie au-dehors sans être enreloppé de péritoine, s’il présente sa partie postérieure.
régions épigastrique et mésogastrique, il représente comme une cloison qui les sépare. Il est très grand. A droite et à gauche, il se continue avec les deux mésocolons lombaires. En avant , il s’insère sur la partie postérieure et supérieure du colon transverse. En arrière, il tient à la partie antérieure de la colonne vertébrale. Sa face supérieure et antérieure est cachée
dans l’arrière cavité des épiploons , et en rapport avec 1 estomac. Sa face inférieure et postérieure est appuyée sur la masse de l’intestin grêle.
Deux feuillets du péritoine forment le mésocolon transverse ; ce sont ceux de la lame postérieure du grand épiploon qui se séparent pour embrasser l’arc du colon, et se prolongent ensuite en arrière et au-dessus de lui; l’un appartient à l’arrière cavité des épiploons, l’autre fait partie de la grande cavité péritonéale. Ce mésocolon renferme dans son bord postérieur , ou à sa base , la troisième portion du duodénum. Partout ailleurs on trouve dans son épaisseur les vaisseaux , les nerfs du colon transverse et du tissu cellulo-graisseux.
3° Le mésocolon lombaire gauche , ou descendant, est tout à fait semblable au mésocolon lombaire droit.
4® Le mésocolon iliaque est le repli péritonéal qui fixe rS du colon à la partie antérieure de la fosse iliaque gauche. Il est généralement assez lâche. Il se continue, en haut, avec le mésocolon lombaire gauche , en bas , avec le mésorectum, et tient à l’intestin en avant, et à l’aponévrose facia iliaca en arrière. Il est formé par deux feuillets du péritoine qui interceptent entre eux les vaisseaux et nerfs du colon iliaque gauche. .
Le mèsorectum est le repli péritonéal qui retient la partie supérieure du rectum au-devant de la symphyse sacro-iliaque gauche. Il va successivement en diminuant de laxité en descendant et cesse dans le fond du bassin. En haut , il se continue avec le mésocolon iliaque. Il renferme entre ses deux feuillets, les vaisseaux, les nerfs du rectum et un tissu cellulo-graisseux
lamellé et fort lâche.
Ligamens péritonéaux. On a donné ce nom à des replis du péritoine qui ressemblent beaucoup aux précédens , qui n’en diffèrent même que par leur moindre importance. Il en existe un grand nombre , ainsi :
Autour du foie, les ligamens coronaire triangulaires Gisus^ penseur.
Autour de l’ombilic , en haut, le ligament falcîforme de la 'veine ombilicale , qui se dirige en haut et à droite , vers la partie antérieure du sillon antéro-postérieur du foie , et se continue avec le ligament suspenseur de cet organe ; en bas , les trois replis de Vouraque et des artères ombilicales replis descendans et divergens vers la vessie.
En arrière de de la vessie , les ligamens postérieurs de cet organe , ligamens formés par le péritoine cjui passe de sa face postérieure sur le rectum chez l’homme , sur l’utérus chez la femme.
Enfin, sur les côtés de l’utérus , les ligamens larges qui ont été précédemment décrits.