‹ Nouveaux élémens d'anatomie descriptiveChapitre 58 sur 88 · DIXIÈME PAIRE · texte numérisé non relu

DIXIÈME PAIRE

Nerf vaille,

( Pïieunio-gastrique. Chaüss.)

Le nerf pneumo- gastrif|ue , seconde branche de la liuiticine paire ^ Willis , naît des parties latérales du corps restilbrme par une série de filets divergens vers la moelle , et confondus , de ce côté , avec ceux du nerf glosso-pharjngien. Ou ne peut pas le suivie bien loin dans 1 épaisseur du bulbe ; cependant il paraît se diriger en arrière, vers le calamus scriptorius. Sœmiiiering assure qu’il va jusqu’à la paroi antérieure du quatrième ventricule.

Le nerf pneumo-gastrique présente un trajet très long et très compliqué ; il étend, en effet , ses ramifications au col, à la poitrine et à l’abdomen.

Dans le crâne, il se dirige en dehors et un peu en avant, rassemble ses filets , s isole du nerf glosso-jiharyngien , se met en rapport avec un lobule du cervelet qu’ou a appelé , pour cette raison , lobule du nerf 'vaguc^ se rapproche du nerf spinal, s’engage au-devant de lui dans le trou déchiré postérieur, et traverse le meme conduit de la dure-mère, en arrière du nerf glosso-pharyngien , en avant du golfe de la veine jugulaire interne.

Au-dessous du trou déchiré postérieur, il repose sur la colonne vertébrale, sur le muscle grand droit antérieur de la tête,

(i) C’est le filet pharyngien du pneumo gastrique qui est musculaire pour cette partie, comme on le verra plus loin.

placé entre Fartèie carotide interne , les nerfs grands sympathique et glosso-pharyngien qui sont en avant , la veine jugulaire interne , les nerfs spinal et grand hypoglosse, qui sont en arrière.

Au col , il occupe l’espace carotidien, entouré d un tissu cellulaire lamelleux très lâche , et est en rapport , m arrière ^ avec la colonne vertébrale et les muscles grand droit antérieur de la tête et long du col, en dehors, avec la veine jugulaire interne et le grand sympathique , en dedans , avec les artères carotides interne et primitive ; tandis qu’il est caché, en aidant , par le rapprochement des vaisseaux carotidiens et jugulaiie.

Le nerf pneumo-gastrique pénètre dans la poitrine par 1 ouverture de cette cavité , et offre en ce point des rapports différens à droite et à gauche : à droite , il repoôe entre la veine et l’artère sous-clavières : à gauche , il reste appliqué contre la carotide primitive, placé entre elle et la sous-clavière, en

arrière de la veine du même nom.

Dans la poitrine, il occupe le médiastin et glisse , à droite , derrière la veine cave supérieure et sur la veine azygos, dgawche, sur la crosse de l’ao.rte. Ensuite, il vient se placei au-dessous de la plèvre à la partie postérieure de la racine du poumon , se divise en trois ou quatre branches , se recompose plus bas , s’accole à l’œsophage , le gauche en avant , le droit en arrière de ce conduit, traverse ainsi placé l’hiatus œsophagien du diaphragme , et se termine sur l’estomac.

Dans son trajet , le nerf pneumo-gastrique fournit une foule de branches cjui varient beaucoup sous le rapport du volume. Leur nombre est surtout très considérable; de sorte qu’il est nécessaire , pour être méthodique , de les décrire très rigoureusement dans l’ordre de leur origine, en les rapportant aux disœrses portions de ce nerf.

lO Dans le crâne, avant de pénétrer dans le trou déchiré postérieur , te nerf pneumo-gastrique communique par quelques filets ténus avec les nerfs glosso-pharyngien et spinal.

Dans le trou déchiré postérieur , il prend une teinte grisâtre sranplionaire très prononcée, souvent même il se renfle en un

véritable ganglion , comme Arnold l’a représenté, disposition dont il conserve encore quelque chose à la partie supérieure du col. Quoi qu’il en soit, dans le même point , il s’anastomose i

avèc le spinal et donne naissance au rameau auriculaire d* Arnold,

Anastomose aç>ec le spinal. Cette anastomose a lieu de deux manières : d’abord , dans le trou déchiré postérieur , le pneumo-gastrique envoie un filet grêle vers le spinal qui lui est accolé ; ensuite il en reçoit un peu plus bas deux filets volumi* neux , qui forment un cordon long-temps distinct du reste du nerf, et que Ton reconnaît à sa teinte blanche différente de la couleur grisâtre et ganglionaire de celui-ci. Ce cordon , aureste , est seulement accolé au nerf pneumo-gastrique, comme Biscbofï' l’a fort bien montré; il s’en sépare plus tard pour former surtout les rameaux pharyngien et récurrent attribués à ce nerf ( i) . Du reste , c’est lui seul , comme l’a vu M. Cruveilhier, qui s’anastomose au-dessous du crâne avec le nerf grand hypoglosse.

Rameau auriculaire d’Arnold. Ce rameau se glisse en arrière, entre le golfe de la veine jugulaire interne et la fosse de ce nom, reçoit un filet du ganglion d’Andersh, en envoie un ou deux autres vers le facial, dans la partie inférieure de l’aquéduc de Fallope , s^'unit près du trou stylo-mastoïdien avec le rameau auriculaire postérieur de ce nerf, traverse le cartilage de i’auricule, et va se terminer dans la peau qui tapisse la conc|ue et l’orifice externe du conduit auriculaire.

5° Dans la région cervicale^ le nerf pneumo-gastrique conserve long-temps l’apparence ganglionaire qu’il a prise, dans le trou déchiré postérieur ; ou plutôt , comme on l’a vu , supérieurement il est formé de deux cordons bien distincts, quoique réunis ensemble par quelques filets , l’un ganglionaire plus gros, l’autre non ganglionaire pms petit, celui-ci évidemment formé par les filets de l’anastomose du nerf spinal. Cette disposition ne s’efface guère qu’à un pouce ou dix-huit lignes au-dessous du trou déchiré postérieur. Quoi qu’il en soit, au col , le pneumo-gastrique s’anastomose avec les nerfs grand sympathique et grand hypoglosse^ et fournit les rameaux pharyngien , laryngé supérieur et cardiaques.

Anastomose avec les nerfs grand sympathique et grand hypo-

(i) BischnCf s’est trompé en attribuant cette origine aux deux nerfs laryngés; elle n’appartient qu’au rameau pharyngien et au récurrent. Le laryngé supérieur procède du cordon ganglionaire du nerf pneumo-gastrique; ce qui est d’ailleurs parfaitement en rapport avec ce que j’ai publié depuis long-tems sur sa distribution.

glosse. Ces anastomoses ont lieu à la partie supérieure du col et à la même hauteur à peu-pvès. La première appartient au cordon ganglionaire et la seconde, comme je Tai déjà dit, au cordon non ganglionaire du nerf pneumo-gastrique {\). Toutes les deux ont lieu à l’aide de plusieurs fdets. Celle du grand sj^mpatlîique offre de nombreuses variétés : quelquefois elle resuite d’un accolemeht et d’une sorte de fusion des deux nerfs dans une grande étendue.

Rameau pharyngien. Ce rameau se sépare très haut , à neuf lignes environ au*dessous du crâne j du cordon non ganglio naire fourni au pneumo-gastrique par le nerf spinal (2). Arnold croit qu’il est double et en "distingue un supérieur et un inférieur ; cette disposition est rare et constitue une véritable

anomalie.

Quoi qu’il en soit, ce rameau se dirige en bas, en dedans et un peu en avant, passe derrière la carotide interne, envoie quelques filets dans le plexus carotidien, atteint les parties latérales du pharynx et se résout en un grand nombre de fdets qui s écartent en divergeant, et se perdent uans la couche chainue de cette partie, en s’anastomosant dans le plexus pharyngien avec les nombreuses ramifications des nerfs grand sympathique et glosso-pharyngien qui y concourent.

Nerf laryngé supérieur. Le nerf laryngé supérieur s’isole manifestement du cordon ganglionaire du pneumo-gastrique, et nullement du cordon anastomotique du spinal , comme Bischofî l’avait cru. H se porte aussitôt en bas , en dedans et un peu en avant, parallèlement au précédent dont l’origine est supérieure à la sienne, passe derrière la carotide interne, et se divise promptement en deux rameaux , l’un externe l’autre interne.

Le rameau laryngé externe se poiae un peu moins en dedans que l’interne. ïl s’anastomose à l’aide de plusieurs filets, avec le ganglion cervical supérieur ou le nerf cardiaque qui en émane , et avec le plexus carotidien; puis, continuant son trajet, il fournil au muscle constricteur inférieur du pharynx, au corps tby-

(1) Cette union du nerf moteur de îa langue avec le cordon du pneumogastrique qui fournit les nerfs moteurs de rorgane de la voix , est un laitf qu’on n’a pas assez remarqué, et dont l’imporlance est très grande.

(2) Jamais je n’ini trouvé de variétés à cet égard.

roide, passe au-dessous du muscle slerno-thyroïdien , et va se terminer dans le petit muscle crico -thyroïdien.

Le rameau larj^ngé interne s’engage entre le muscle thyrohyodien et la membrane du même nom , traverse une ouverture de cette dernière , parvient au repli muqueux aryténoépiglotlique, sur les côtés de l’ouverture supérieure du larynx, et se divise en une foule de filets divergens : les uns, ascendans, se portent en haut et en avant vers les bords de répiglotte, passent au-devant de cette partie, traversent les trous dont elle est percée, et se répandent dans la membrane muqueuse , dans ses follicules et dans la prétendue glande épiglottique , ou bien se relèvent vers la base de la langue et s’y distribuent ; d’autres^ horizontaux^ très nombreux et très beaux, se terminent dans la muqueuse et les glandules du repli aryténoépiglottique ; les derniers , , gagnent la face posté-»

rieure du muscle aryténoïdien , se distribuent à la membrane muqueuse qui le recouvre , à celle du pharynx , à la glande aryténoïdienne, ou traversent le muscle sans y laisser de filets, pour aller se terminer en avant de lui, dans la membrane muqueuse laryngée. Un d’eux , plus long que les autres, se glisse en dehors , entre le cartilage thyroïde et le muscle thvro-arvténoïdien, et s’anastomose avec le nerf récurrent ou laryngé inférieur.

En déSnitive , comme je l’ai montré depuis long-temps (i) , le nerf laryngé supérieur ne se distribue qu’à la membrane muqueuse et aux glandules du larynx (2) ; son rameau externe envoie seul au muscle constricteur inférieur et au crico-thyroidien.

Le nerf laryngé supérieur est essentiellement sensitif, contrairement à l’opinion deBischoff, comme on pourrait l’induire, au reste, de son origine au cordon ganglionaire du pneumogastrique. Son filet musculaire lui vient de l’anastomose des deux cordons de ce nerf l’un avec l’autre.

(1) Voyez ma thèse inaugurale iSaS, voyez aussi les deux éditions de mon Analomie iop.

(2) Avant mon travail on croyait que ce nerf appartenait à peu près également aux muscles et à la membrane muqueuse de la glotte. M. Magendie en particulier avait avancé qu’il se distribue à tous les muscles constricteurs de cette ouverture.

Hameaux cardiaques. Ces rameaux sont plus ou moins nombreux. Souvent on n’en rencontra qu’un seul qui se détache du pneumo-gasîrique près de ia poitrine , se place en avant de la carotide primitive , se glisse , à droite au-devant du tronc brachio-céplialique, à gauche en avant de la crosse aortique, et se réunit au grand nerf cardiaque. Quand il en existe plusieurs , ceux c|ui naissent au-dessus du précédent se réunissent avec les nerfs cardiaques.

4^ Dans la poitrine , le pneumO“gastric|ue fournit le nerf récurrent ou laryngé inférieur et les rameaux pulmonaires et œsophagiens .

Nerf récurrent ou laryngé inférieur. Ce nerf , remarquable par son trajet rétrograde , qui lui a mérité le nom particulier par lequel on le désigne ^ s’isole du pneumo-gastrique à une hauteur dilférente à droite et à gauche, à droite , au-devant de de l’artère sous-clavière, à gauche., au devant et en bas de la crosse de l’aorte. Son volume est considérable. Aussitôt après son origine il se réfléchit en haut, en embrassant dans son anse ou dans sa courbure les parties inférieure et postérieure de l’artère sous-clavière à droite , de la crosse aortique à gauche. Ensuite il remonte vers le col, le long de rœsopliage , entre ia trachée et le muscle long du col à droite , en avant de l’œsophage (i), et dans le silloniqui sépare ce conduit de la trachée à gauche , s’engage sous le bord inférieur du muscle constricteur inférieur du pharynx, se place en arrière du larynx dans le sillon qui sépare les cartilages thyroïde et cricoïde , passe derrière l’articulation crico-thyroïdieime entre les muscles cricoaryténoïdien postérieur et crico - aryténoïdien latéral , et se termine comme je le dirai plus loin.

A son origine et de la convexité de son anse de réflexion, le nerf récurrent donne plusieurs rameaux cardiaques qui se réunissent avec ceux du grand sympathique, et qui vont se jeter dans les plexus du cœur. Plus loin, il fournit de nombreux rameaux à i’œsopliage, à la trachée et au muscle constricteur inférieur du pharynx.

Derrière je larynx , il produit d’abord un ou plusieurs filets,

(i) Quand on fait rœsophagotomie, on doit se rappeler ce rapport im» -i portant.

qui se perdent dans le muscle crico-aryténoïdien postérieur. Ensuite il donne à l’aryténoïdien un filet important , que i'ai décrit le premier. Ce filet, que l’on attribuait autrefois au muscle crico-aryténoïdien postérieur , se porte obliquement en haut et en arrière, entre ce muscle et le cartilage cri coïde, passe derrière l’articulation crico-aryténoïdienne , et se distribue dans le muscle aryténoidien.

Plus loin enfin , le nerf récurrent donne quelques filets au muscle crico-aryténoïdien latéral, et va se terminer dans le tbyro-aryténoïdien , après s’être anastomosé sur sa face externe avec le nerf laryngé supérieur.

Rameaux pulmonaires . Derrière la racine du poumon, le nerf pneumo-gastrique se décompose, comme je l’ai dit, en plusieurs branches qui offrent une disposition plexiforme , et dont les nombreux rameaux, réunis avec d’autres venus des ganglions thoraciques , forment le plexus pulmonaire .

Placé à la partie postérieure de la bronche correspondante, entre elle et la plèvre, le plexus pulmonaire est très serré; les divisions du nerf pneumo-gastrique semblent s’y renfler, et prendre la couleur grisâtre des nerfs ganglionaires. En avant, les deux plexus pulmonaires communiquent avec les nerfs cardiaques et récurrens, tandis qu’en dedans ils se réunissentde droite à gauche. Chacun d’eu:: embrasse non seulement la partie postérieure , mais encore la partie antérieure des bronches , de manière à former deux plexus secondaires , que Scarpa distingue en plexus pulmonaire antérieur et en plexus pulmonaire postérieur^ celui-ci beaucoup plus considérable que celui-là. Leurs ratneaux s’étendent principalement aux bronches et aux poumons ; mais quelques-uns appartiennent aussi au tissu cellulo-graisseux du médiastin, à l’œsophage , aux ganglions lymphatiques voisins, à l’artère pulmonaire et même à l’aorte.

Rameaux œsophagiens. Au delà de la racine du poumon , comme on l’a vu plus haut , le nerf pneumo-gastrique considérablement diminué de volume , se reforme en un seul tronc, s’accole à l’œsophage, le droit en arrière, le gauche en avant de ce conduit , et prend le nom de cordon œsophagien. Chemin faisant , les deux nerfs fournissent de fréquentes ramifications à l’œsophage, et communiquent ensemble à droite et

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à gauche , à l’aide de rameaux obliques qui entourent ce conduit (i).

Dans labdoraen, le nerf pneurno-gastrique se termine d’une manière un peu différente à droite et à gauche.

Le nerf pnetuno-gastrique droite placé d’abord derrière le cardia, se glisse le long de la petite courbure de l’estomac, entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique , se dirige à droite et un peu en arrière, et se jette dans le plexus solaire , en décrivant une courbure à concavité postérieure , qui constitue Vanse anastomotique mémorable de Wrisberg. Mais auparavant il donne un certain nombre de filets au cardia, à la face postérieure et à la petite courbure de l’estomac.

Le nerf pneurno-gastrique gauche passe au-devant du cardia, et se résout aussitôt en un très grand nombre de filets, qui se portent en divergeant sur le grand cul-de-sac , sur la face antérieure et sur la petite courbure de Festomac. Quelques-uns de ces derniers gagnent le sillon de la veine porte , entre les deux lames de l’épiploon gaslro-liépalique, et se réunissent au plexus nerveux du foie.

Dans le Uou déchiré postérieur et à la partie supérieure du col , le nerf pneurno-gastrique a quelqu’analogie de structure avec le grand synipatliic[ue: il coînmuuique largement avec lui , et lui est quelquefois intimement accolé. Il concourt avec ce nerf compliqué à la formation de c|uatre plexus importans : le pharyngien , le earcliaque , le pulmonaire et le solaire , et par ses relations avec une foule d’organes, il justifie parfaitement ta dénomination de moyen sympathique qui lui a été donnée. Au reste, ce nerf est développé chez les animaux en raison inverse du grand sympathique : il est très gros chez ceux qui ont le grand sjmpatlïic|ue peu coitsidérable ; et réciproquement , il est petit chez ceux dont le grand sympathique est remarquable par son importance.

Action, lligoureusemeiit parlant le nerf pneurno-gastrique est à la fois sensitif et moteur , car il fournit aux muscles du pharynx, du larynx , comme à la membrane muqueuse des voies

(i) On a jiislcmenfc invoqué ces rameaux obliques et les anastomoses qu’ils établissent entre les deux nerls pneumo-gastriques autour de l’œsophage, pour expliquer lu scnsalion douloureuse qu’on éprouve spécialement à la partie inférieure de ce conduit , dans la déglutition d’un bol ali-j mentaire trop volamineux.

DES CORDONS NERVEUX. m

aeriennes , etc. Mais cette double fonction lui appartient- elle originellement? je ne le crois pas; je pense, en effet, avec Bischoff , qu’il est essentiellement sensitif, et qu’il emprunte au spinal les filamens moteurs qu’il fournit dans son trajet. Mes recherches particulières sont conformes , sous ce rapport , à celles de cet habile anatomiste, qui ne s’est trompé , comme on l’a vu, qu à l’égard de l’origine qu’il assigne au nerf laryngé supérieur. Réunis, en effet, dans un même canal de la dure-mère, les nerfs pneunio-gastrique et spinal s’envoient réciproquement des filets, ainsi que je l’ai montré, ils se confondent jusqu à un certain point , et représentent assez bien ensemble un des nerfs rachidiens : le nerf pneumo-gastrique en est la racine sensitive, et le spinal la racine motrice.

Le nerf pneumo-gastrique anime les muscles du pharynx, du larynx et defœsophage, par ses rameaux pharyngien, récurrenty par quelques filets du laryngé supérieur et par son cordon œsophagien, qui ont tous des relations avec les rameaux qu’il reçoit du spinal. Tandis que d’autre part , il préside à la sensibilité et à la sécrétion de la membrane muqueuse des voies aériennes, de 1 œsophage et de l’estomac par ses autres rameaux.

Dans le larynx , le nerf laryngé supérieur , comme je l’ai établi depuis long-temps contrairement aux idées reçues, est uniquement destiné à la muqueuse ; tandis que le récurrent n appai tient qu aux muscles de la glotte. Les filets du laryngé supérieur qui paraissent se perdre dans le muscle aryté— noidien , ne font que le traverser pour aller à la membrane muqueuse qui revêt sa face antérieure. On comprend, du reste, combien cette distribution du laryngé supérieur à la seule membrane muqueuse laryngée, est peu en harmonie avec l’oligine que Bischoff lui a faussement attribuée au cordon du nerf spinal , et combien , au contraire , elle est conforme à son origine réelle au cordon ganglionaire du pneumo-gastrique.

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