ORDRE QUATRIÈME
Portion abdominale du grand sympathique.
Dans l’abdomen, comme dans le thorax, le grand sympathique est composé de ganglions et de plexus médians, destinés aux grands viscères de la cavité, et de parties lateralej| qui sont en rapport immédiat avec les nerfs vertébro-sacrés.
PREMIER GENRE
Ganglions et plexus médians de la portion abdominale du grand
sympathique.
Les ganglions et les plexus médians de la portion abdominale du grand sympathique offrent ce remarquable caractère, qu’ils n’ont avec les parties latérales du même système nerveux que des connexions secondaires, et qu’ds puisent leur véritable origine dans les j^anglions thoraciques, au moyen des nerfs splanchniques. Ces ganglions et ces plexus sont destinés
( i) I es deux nerfs splflnchniqaes sont aux viscères de l’abdomen, ce que sont les nerfs cardiaques aux viscères de la poitrine. C’est une chose, digne de remarque que de voir le.s nerfs de ces viscères procéder d’une région du grandsympathique, ‘supérieure à celle qu’ilsoccupenteux-mèmes. Par là, sans doute, comme je l’ai fait remarquer plus l)aut , la nature a voulu isoler davantage ces organes du système cérébro-spinal, en saturant leurs nerfs de substance grise dans le long trajet qu’ils parcourent.
DES €ORDOjNS NERVEUX. 70;
aux principaux viscères de Uabdomen, à restoniac^ aux intestins, au foie, à la rate, au pancréas, aux reins et aux capsules surrénales.
Du reste, cette importante partie du grand sympathique se compose de deux gros ganglions appelés semi-lunaires^ ganglions desquels procèdent, comme d’un centre, une innombrable quantité de nerfs qui forment le plexus solaire.
Ganglion semi-lunaire.
(Grand surrénal Chaoss.)
Les ganglions semi-lunaires, au nombre de deux, l’un à droite, l’autre à gauche, sont placés à la partie supérieure de l’abdomen, au-devant des piliers du diaphragme et de l’artère diaphragmatique inférieure, sur le cintre de l’ouverture aortique du muscle précédent, au niveau du tronc cœliaque, et au*dessu des capsules surrénales. Ils ont la forme semi-lunaire que leur nom indique, et sont un peu aplatis d’avant en arrière. Leur volume est variable, et supérieur a celui des autres ganglions. Leur coneavité regarde en haut et en dehors, leur convexité en bas et en dedans. Une de leurs extrémités est interne et supérieure, l’autre est externe et inférieure.
Par leur concavité, les ganglions semi-lunaires sont tournés vers le diaphragme.
Leur convexité donne naissance à une foule de rameaux de toutes les grosseurs, qui s’écartent en rayonnant et constituent le plexus solaire.
Par leur extrémité supérieure et interne, les deux ganglions semi-lunaires sont réunis, tantôt à l’aide d’un prolongement de leur substance, et tantôt au moyen de deux ou trois gros filets qui embrassent la partie supérieure du tronc cœliaque.
Leur extrémité inférieure et externe reçoit le nerf grand splanchnique et quelques rameaux du petit.
Le ganglion semi-lunaire droit est placé derrière le foie et la veine cave inférieure, et reçoit par son extrémité interne et supérieure la fin du nerf pneumo-gastrique droit, qui s’y rend en décrivant une courbe, de laquelle résulte Vanse mémorable de Wrisberg. Celui du côté gauche est recouvert par la queue II. 47
du pancréas. Tous les deux sont entourés de vaisseaux et de ganglions lymphatiques fort nombreux.
Les ganglions semi-lunaires varient beaucoup sous le rapport delà forme et du volume. Souvent ils sont décomposés en un grand nombre de ganglions plus petits, réunis ensemble par des rameaux fort courts, qui forment ainsi des aréoles remplies par du tissu cellulaire et par des vaisseaux.
Plexus solaire.
(Plexus médian de l’abdomen. Chaoss, )
Le plexus solaire est formé par l’ensemble des rameaux qui procèdent de la circonférence, et surtout des parties interne et inférieure des ganglions semi-lunaires. Tous ses rameaux sont divergens depuis leur origine jusc^u’à leur extrémité terminale; de sorte que le plexus solaire a bien réellement la forme rayonnante qui lui a mérité son nom.
Ce plexus occupe la ligne médiane et la partie supérieure de l’abdomen, et se prolonge particulièrement sur l’aorte descendante, au-devant des piliers du diaphragme, en arrière du pancréas, de l’arrière cavité des épiploons et de l’estomac, entre les capsules surrénales et les reins. Il entoure de toutes parts l’origine du tronc cœliaque et de l’artère mésentérique supérieure. En haut, il envoie à travers l’hiatus aortique du diaprhagme quelques rameaux, qui vont se réunir dans le thorax avec des filets des ganglions de cette région.
Le plexus solaire se subdivise promptement en un grand nombre de plexus secondaires, dont les rameaux,exactement satellites des artères de la cavité abdominale , se portent avec elles vers les organes de cette cavité dans lesquels ils se terminent. De la sorte , il donne naissance aux plexus diaphragmatiques inférieurs , cœliaque , mésentérique supérieur , capsulaires^ rénaux , spermatiques et mésentérique inférieur.
Le plexus solaire présente une importance fonctionnelle très remarquable : il tient sous sa dépendance la plus immédiate les organes digestifs et urinaires. Sous le nom de centre épigastrique , les physiologistes lui ont fait jouer un très grand rôle dans la production des actions instinctives. C’est à lui que doivent être rapportés ces tiraillemens , cette gêne , cette cons-
ÔÊS CORDONS NERVEUX. 7^9
triction que Ton éprouve à l’épigastre dans les alFections profondes des viscères abdominaux.
Plexus diaphragmatique inférieur. Qe plexus est formé par deux ou trois gros rameaux qui émanent directement de la partie supérieure du ganglion semi-lunaire. Ces rameaux se renflent quelquefois en ganglions, se subdivisent promptement , entourent l’artère diaphragmatique inférieure, et l’accompagnent dans tout son trajet, en s’anastomosant avec les divisions du nerf phrénique. Quelques-uns de ses filets se portent vers la capsule surrénale, en suivant les petites artères capsulaires supérieures.
Plexus cœliaque {opisto- gastrique Chauss. ). Ce plexus est la division la plus élevée et la plus importante du plexus solaire. Il entoure de toutes parts l’artère cœliaque. Il est formé, supérieurement, par les rameaux de communication des ganglions semi-lunaires, et inférieurement par ceux qui émanent de ces ganglions eux-mêmes. Les rameaux qui entrent dans sa composition sont si gros et si serrés, qu’ils forment une gaine comi plète à l’artère cœliaque. Il est fort court, et se divise promptement en trois plexus plus petits , les plexus hépatique , coro~ naire stomachique et splénique.
Plexus hépatique. Ce plexus est le plus remarquable et le plus considérable de tous ceux qui résultent de la division du plexus solaire. Il est formé par de très-gros rameaux qui émanent spécialement de l’extrémité interne et supérieure du ganglion semi-lunaire droit, rameaux auxquels se joint un filet assez important de l’anse du pneumo-gastrique du même côté. Les rameaux de ce plexus se divisent et s’anastomosent un grand nombre de fois ensemble, embrassent à peu près également l’artère hépatique et la veine porte, parviennent à la scissure transverse du foie , y pénètrent , et se séparent en deux parties qui suivent les branches de ces vaisseaux jusqu’aux lobes droit et gauche de Torgane, et les accompagnent dans tout leur trajet, enveloppés par la capsule de Glisson.
Des divisions secondaires de ce plexus suivent les artères pylorique , gastro-épiploïque droite et cystique , et constituent les petits plexus du même nom, dont les rameaux appartiennent aux deux courbures , à l’extrémité droite de l’estomac et à la vésicule du fiel.
Plexus coronaire stomachique. ÇiQ plexus placé, comme son nom
74o anatomie
l’indiquC; autour de Fartère coronaire stomacliic|ue,est une émanation de la partie moyenne du plexus cœliaque. Ses rameaux beaucoup moins gros, mais aussi fréquemment entrelacés que ceux du plexus hépatique, émanent de l’extrémité interne des ganglions semi-lunaires, et particulièrement de celui du côté droit. Il est croisé dans son trajet par l’anse du nerf pneumogastrique droit et en reçoit quelques filets. Il suit l’artère coronaire stomachique dans tout son trajet , et va se terminer sur Festomac et sur Fextrémite' inférieure de l’œsophage.
Plexus splénique. Ote plexus est la division la plus postérieure du plexus cœliaque. Ses rameaux,plus gros que ceux du précédent, mais beaucoup moins développés que ceux du plexus hépatique, procèdent spécialement de l’extrémité supérieure et interne du ganglion semi-lunaire gauche , et se distribuent au pancréas et à la rate.
Le plexus gasiro-épiploique gauche et ceux des vaisseaux courts qui se répandent sur l’extrémité gauche de Festomac, sont des divisions de celui-ci.
Plexus mésentérique supérieur. Ce plexus se détache de la partie moyenne du plexus solaire. Il est formé par une innombrable quantité de rameaux, en général assez petits, fournis à peu près également par la partie inférieure des deux ganglions semi -lunaires, et pressés les uns contre les autres, de ïnanière à constituer une gaine très serrée à Fartère qu’ils accompagnent. Il suit cette artère à travers le mésentère, et se sépare, comme elle, en autant de plexus secondaires qu’elle offre de branches ; ainsi un certain nombre de rameaux s’étendent à la moitié latérale droite du gros intestin, en formant les plexus coliques droits ^ tandis que d’autres se portent vers l’intestin grêle en suivant les artères iléo-jéjunales.
Le plexus mésentérique supérieur ne laisse que fort peu de filets dans le mésentère et dans les mésocolons ; il est presque entièrement destiné à l’intestin.
Plexus capsulaire ou surrénal. Très petit et peu important, ce plexus accompagne 1 artere capsulaire moyenne, communique en haut avec le plexus diaphragmatique inférieur, en bas avec le rénal, et va se terminer dans la capsule surrénale et dans le tissu cellulo-graisseux qui l’entoure.
Plexus rénal. Ce plexus est une division de la partie infé'"
DES CORDONS NERVEUX. ;4i
rieure et latérale du plexus solaire. Ses rameaux émanent surtout de l’extre'mité inférieure et externe du ganglion semi-lunaire ^ le petit sympathique vient en partie s’y rendre. Deux autres rameaux satellites du nerf précédent , et que j’ai confondus avec lui dans la même description {nerfs rénaux postérieurs de Walther), s’y jettent également. Enfin on y rencontre encore quelques filets des premiers ganglions lombaires.
Quoi qu’il en soit, le plexus rénal communique supérieurement avec le plexus capsulaire, suit l’artère rénale, et se distribue au bassinet et à la substance du rein.
Le plexus rénal droit donne naissance au plexus spermatique du même côté.
Plexus spermatique. Le plexus spermatique, testiculaire chez l’homme , ovarien, chez la femme, procède de la partie inférieure du plexus solaire à gauche, du plexus rénal à droite. Il accompagne l’artère spermatique dans tout son trajet^ et se distribue au testicule ou à Tovaire.
Plexus mésentérique inférieur. Beaucoup moins serré que le plexus mésentérique supérieur, celui-ci est formé à la fois par la fin du plexus solaire et par des filets émanés des ganglions lombaires. Ses rameaux, séparés en plusieurs faisceaux satellites des artères coliques gauches et hémorrhoïdales supérieures, étendent leurs ramifications à toute la moitié gauche du gros intestin, et se terminent dans le rectum, en se réunissant avec les branches du plexus hypogastrique qui s’y rendent d’autre part.
SECOND GENRE
Cordons latéraux de la portion abdominale du grand
sympathique.
Latéralement, la portion abdominale^ du grand sympathique se compose de deux cordons symétriquement placés sur les côtés de la colonne vertébrale lombaire et en avant du sacrum ; de sorte qu’on le subdivise en deux cordons secondaires, le premier lombaire.f le second sacré. *
SECTION PREMIÈRE
Cordon lombaire du grand sympathique.
Le cordon lombaire du grand sympathique ressemble beaucoup à celui du thorax. Il est place' plus antérieurement que ce dernier, sur les parties latérales et un peu antérieure des vertèbres lombaires, au-devant des attaches du psoas, en dehors du pilier du diaphragme , de l’aorte à gauche , de la veine cave à droite, et à la racine du mésentère. Il se réunit au dernier ganglion dorsal par un cordon grêle, qui passe obliquement d’arrière en avant entre le diaphragme et le corps de la douzième vertèbre du dos, et se continue au-devant de la base du sacrum avec le cordon sacré du même nerf.
Il n’existe pas toujours cinq ganglions lombaires; le plus ordinairement on n’en rencontre que quatre ou même trois ; mais dans ce dernier cas, le douzième ganglion dorsal et le premier sacré, placés au niveau des fibro-cartilages inter-vertébraux qui séparent le dos et les lombes d’une part, les lombes et le sacrum de l’autre, peuvent, avec quelque apparence de raison, être considérés comme communs à ces trois régions, ainsi qu’on a vu le dernier ganglion cervical et le premier thoracique réunis en un seul, appartenir à la fois au col et à la poitrine.
Les ganglions lombaires sont alongés, fusiformes et de volume très analogue à celui des ganglions thoraciques. Souvent ils sont réunis par des cordons gris volumineux, qui peuvent être considérés comme le ganglion lui-même prolongé vers les voisins. D’autres fois leurs rameaux de communication sont longs et fort grêles.
Leurs rameaux externes, ou plutôt leurs racines, ne vont pas aussi exactement et aussi simplement que dans la région dorsale vers le nerf rachidien correspondant ; ils s’étendent parfois à deux ou trois de 4es nerfs. Du reste, ces rameaux se dirigent plus ou moins obliquement vers les branches antérieures des nerfs lombaires, et s’y réunissent en se bifurquant ordinairement, de manière à communiquer avec elles en deux points diüérens. Certains nerfs lombaires ne reçoivent du grand sympathique que ces deux filets réunis auparavant en un tronc unique. D’autres ont deux rameaux isolés dans toute leur étendue.
Ceux-ci en ont trois. Ceux-là en présentent quatre, quelquefois même cinq plus ou moins isolés les uns des antres.
Les rameaux de communication des ganglions du grand sym-» pathique et des nerfs lombaires se glissent entre les vertèbres et les attaches du psoas ; mais les uns passent avec les vaisseaux lombaires dans de petits canaux osséo-fibreux formés, comme il a été dit précédemment , par les vertèbres et le psoas tandis que les autres s’insinuent simplement entre les fibres du muscle. Souvent on rencontre des ganglions sur leur trajet.
En dedans et en avant, les ganglions lombaires et leurs cordons de communication fournissent des rameaux plus longs et plus nombreux que les précédens. Ces rameaux se portent obliquement en bas et en avant, gagnent la partie antérieure de l’aorte, ceux du côté gauche directement, ceux du côté droit en passant en arrière de la veine cave inférieure, et après avoir laissé quelques filets dans les parois de ce vaisseau. Tous se ramifient et s’anastomosent sur l’aorte, de manière à y continuer le plexus solaire, et à former plus particulièrement le plexus appelé Zom&oaortique. Quelques-uns, des plus élevés, se jettent directement dans le plexus solaire ou dans celui de l’artère rénale \ tandis que quelques autres, moyens, concourent à la formation du •plexus mésentérique inférieur.
Le plexus lomho- aortique , constitué par les rameaux précédens, est très serré. Il s’étend jusqu’à la partie inférieure de l’aorte abdominale , et envoie quelques rameaux sur les artères iliaques primitives ; puis il abandonne l’aorte au niveau de sa bifurcation, descend au-devant de la base du sacrum , et se bifurque pour s’étendre à droite et à gauche vers les plexus hypogastriques, à la formation desquels ses rameaux ont la plus grande part (i).
SECTION DEUXIÈME
Cordon sacré ou pelvien du grand sympathique.
Cette partie du grand sympathique diminue de plus en plus d’importance et de développement à mesure qu’elle descend. Le cordon qu’elle forme est placé sur la face antérieure du sacrum, en dedans et un peu au-devant des trous sacrés anté
(i) Voyez plus loin*
rieurs. Il se compose de cinq ou six ganglions alongés, fusiformes, réunis ensemble par des rameaux fort grêles, quelquefois doubles. Il est en rapport, en avant, avec le péritoine, le rectum, les vaisseaux sacrés late'raux et hypogastriques. En arrière il est couché sur les branches antérieures des nerfs sacrés, à leur sortie des trous du même nom.
Les ganglions sacrés, assez développés supérieurement, deviennent extrêmement grêles et presque imperceptibles inférieurement. En dehors, ils communiquent avec les branches antérieures des nerfs sacrés par deux racines, une externe, plus longue, l’autre interne, plus petite. En dedans, ils donnent naissance à des rameaux très grêles, qui glissent au-devant du corps des vertèbres sacrées, tantôt transversalement, tantôt obliquement, suivent les branches de l’artère sacrée latérale, se jettent sur la sacrée moyenne, et se perdent dans les parois de cette artère, dans le sacrum et dans le tissu cellulaire voisin, en s’unissant à ceux du côté opposé. Un d’eux, le plus inférieur, se porte vers un petit ganglion médian placé au-devant de la première pièce coccygienne, ganglion dans lequel se confondent ainsi inférieurement les deux grands sympathiques, et qui fournit c[uelques filets grêles à la partie inférieure du rectum.
En avant, les ganglions sacrés produisent des filets peu nombreux, qui concourent avec ceux du plexus lombo-aortique du grand sympathique, et avec les rameaux antérieurs du plexus sacré du système cérébro-spinal, à iormev \e plexus hypo g as^ trique.
Le plexus hypogastrique occupe le fond et les parties postérieure et latérale du bassin. Placé en arrière et sur les côtés du rectum, il résulte de 1 entrelacement des rameaux antérieurs des ganglions saci es, des rameaux anterieurs des nerfs vertébrosacrés et de ceux qui terminent inférieurement le plexus lomboaortique. Semblable aux plexus cardiaque et solaire, il est formé par un mélange de nerfs cérébro-spinaux et sympathiques. Il fournit à tous les organes pelviens des rameaux distingués en 'Vésicaux, hémorrhoïdaux et prostatiques chez l’homme, utérins et vaginaux chez la femme.
Les 7 ameaux vésicaux sont ascendans , transverses, et des— cendans. Ils se distribuent à la vessie, à l’e.ytrémité inférieure
de l’uretère, et envoient des rameaux à la prostate et dans les ve'sicules spermatiques chez l’homme.
Les rameaux hémorrhoïdaux sont fort nombreux; ils se distribuent au rectum, et s’anastomosent du côté de l’anus avec les nerfs qui sont directement fournis à cette partie par le plexus sacré.
Les rameaux 'vaginaux et utérins émanent du même point du plexus sacré. Les premiers se portent en bas et en dedans, dans l’épaisseur du ligament large, vers le vagin; les seconds remontent vers l’utérus.
L’existence des nerfs utérins a été le sujet de graves contestations: Waltber, Hunter et Tiedemann les ont décrits et représentés ; mais Lobstein soutient qu’ils n’existent pas. La vérité est qu’ils sont peu développés, et qu’on ne les distingue très bien que sur l’utérus d’une femme récemment accouchée. Du reste , ils ne viennent pas seulement du plexus hypogastrique ; ils émanent aussi de celui qui entoure l’artère ovarique.