‹ Nouveaux élémens d'histoire générale, rédigés sur un plan méthodique et entièrement neufChapitre 201 sur 277 · RÉUNION DES ROYAUMES DE CASTÏÏ.Î.E ET D'ARA · texte numérisé non relu

RÉUNION DES ROYAUMES DE CASTÏÏ.Î.E ET D'ARA

gon par le mariage de Ferdinand-le-Catholique, héritier d'Ara-

gon, avec Isabelle de Castille. Henri IV, roi d'Aragon, étant mort, on plaça sa sœur Isabelle sur le trône, et la même année, Jean Ier, roi de Navarre et d'Aragon, mourut et laissa ses Etats à Ferdinand, de sorte qu'ils se virent maîtres d'une grande partie de l'Espagne ; ils gouvernèrent néanmoins séparément leurs Etats. Ce fut quelque temps auparavant, dans les factions provoquées par la faiblesse d'Henri IV, que prirent naissance les saintes hermandades , compagnies levées par les villes contre les brigands qui infestaient alors la Castille. Sous Isabelle et Ferdinand elles furent un des plus puissans instrumens du pouvoir royal dans ses luttes avec la noblesse et le clergé.

L'inquisition en Espagne , établie par Ferdinand-Ie- Catholique. — L'Inquisition avait pour but la recherche des personnes suspectes d'hérésie : si elles en étaient convaincues, elles étaient punies d'une manière cruelle. L'érection de ce tribunal fut conGrmée par une bulle du pape Sixte IV, qui donna aux rois de Castille la nomination des inquisiteurs. C'est à Séville que ces redoutables juges commencèrent leurs fonctions, et le dominicain Torquemada, qui avait persuadé à Ferdinand et à Isabelle d'établir ce tribunal dans leurs Etats, fut mis à leur tête. Il est bon de remarquer que l'Inquisition, en commençant, était plutôt politique que religieuse, destinée à maintenir l'ordre plutôt qu'à défendre la foi, et que Ferdinand s'en servit comme d'un instrument du pouvoir absolu. Pendant quatorze ans, il fit le procès à plus de quatre-vingt mille hommes, et en fit brûler quatre à cinq mille, avec l'appareil des plus augustes fêtes.

expulsion des maures. — - Les Maures ne possédaient plus que le royaume de Grenade ; leur faiblesse était évidente, et leurs divisions intestines l'augmentaient encore. Ferdinand et Isabelle assiégèrent Grenade; le siège dura neuf mois; au bout de ce temps , les Maures épuisés se rendirent (1492). On leur dicta des conditions rigoureuses; ils furent contraints de changer de religion ou de passer en Afrique. Quelques-uns, retirés dans les montagnes des AIpuxares, massacrèrent les prêtres qu'on leur avait envoyés. Forcés de céder, ils achetèrent au poids de l'or la permission de se retirer ; cette spéculation enrichit beaucoup pour le moment le trésor du roi d'Espagne.

Ce fut pendant le siège de Grenade que le camp chrétien ayant été incendié, la reine Isabelle fit bâtir à sa place une ville, qui prit le nom de Santa-Fé. Ce fut aussi à la conquête de Grenade que commença à briller l'illustre Gonzalve de Cordoue.

ÏTALÏE.

maison des médigis a plorEnce.— Après l'expulsion de Gauthier de Brienne, duc d'Athènes, qui avait été nommé capitaine du peuple, Florence resta long-temps dans une déplorable anarchie. C'est alors que s'éleva la famille des Médicis, issue du

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sang plébéien, enrichie par le commerce, et qui avait su se concilier la faveur populaire. Jean de Médicis, alors chef de la famille, sans aucune fonction politique, sut exercer une haute influence, et devint le fondateur de la puissance de sa maison. Cosme de Médicis, son fils, donna desencouragemcns aux savans et aux artistes, et mérita le titre de Père de la Patrie.

Tableau des Médicis. — Généalogies de l'auteur. (Voyez le 16e siècle pour les détails sur cette famille.)

maison des sforce a milan. — Philippe, fils de Jean Galéas, étant mort, la famille des Visconti fut éteinte. Les Milanais rétablirent le gouvernement républicain ; mais, ayant donné quelque pouvoir à François Sforce , gendre du dernier roi, ce prince s'empara du duché, et commença une nouvelledynastie.

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